«Kim Jong-Un de Corée du Nord, clairement un fou qui ne craint pas d'affamer et de tuer son peuple, va être mis à l'épreuve comme jamais!» a lancé M. Trump dans un tweet particulièrement matinal.

Si j'étais président des États-Unis...

CHRONIQUE / Ça ne se fera pas, mais entre vous et moi, si j'étais président des États-Unis, c'est ce que je ferais.
Remarquez que c'est certainement une bonne chose que je ne sois pas président des États-Unis, mais sur ce coup-là, on ne pourrait pas dire de ma personne que j'aurais manqué d'audace.
Alors c'est quoi ce truc qui ne se fera pas ?
Eh ben ! , voilà que le Business Insider révélait il y a quelques jours qu'un ancien soldat américain avait publié sur Twitter une solution plutôt efficace pour mettre fin à la tension entre la Corée du Nord et les États-Unis, ainsi que leurs alliés.
Sa solution ? Bombarder la Corée du Nord ? Oh non. Envahir la Corée du Nord ? Non plus. Assassiner Kim Jong-un ? Ben voyons, il n'y a que des idées violentes qui vous viennent à la tête ou quoi ?
En fait, l'idée lancée par ce soldat nommé Jocko Willink est à la fois surréaliste, mais pourtant si logique. Donc en résumé, ce que Willink propose, ce serait de lâcher 25 millions d'iPhone sur la Corée du Nord qu'on aurait préalablement équipés d'une connexion satellite qui permettrait d'accéder au web.
Maintenant, vous me demanderez en quoi cela ferait refroidir le climat politique mondial ? C'est qu'en permettant aux citoyens de la Corée du Nord d'avoir enfin une fenêtre sur le reste du monde, ceux-ci n'auraient pas d'autres choix que de réaliser tout ce qu'ils manquent en étant sous le régime dictatorial de Kim Jong-un et ainsi, si la population décidait soudainement de se soulever contre leur chef, ce dernier se trouverait rapidement en position de vulnérabilité extrême.
Évidemment, je vous imagine en train de rigoler en buvant votre café et j'ose même croire que vous êtes quelques-uns à vous dire : « Décidément, Martel ne cessera jamais de repousser les limites de l'idéalisme. »
Il reste que derrière cette proposition d'apparence farfelue, Jocko Willink souligne un point très important qu'on néglige trop souvent. En effet, existe-t-il une menace plus inquiétante que de garder volontairement un peuple ou un groupe de citoyens dans l'ignorance ?
À une époque où même des fous arrivent à mettre la main sur des armements nucléaires, on a souvent tendance à tourner les coins ronds et à sauter immédiatement sur les solutions extrêmes afin de mettre fin à un conflit et pourtant, il y a tant de munitions et de bombes qui pourraient être remplacées par le savoir.
D'ailleurs, c'est la seule solution qui me vient à l'esprit quand je songe à la montée de certains mouvements racistes. À mon humble avis, la meilleure façon de faire disparaître le racisme, c'est de transmettre un peu plus d'humanité par le savoir.
Mais bon, je devrais vraiment m'arrêter là, car je ne voudrais pas nuire à quelque cause que ce soit. Je viens quand même de vous dire que si j'étais président des États-Unis, je lancerais 25 millions d'iPhone sur la Corée du Nord.
Montréal la blanche
Ce que j'aime de Super Écran, c'est que parfois, en zappant au hasard, je tombe sur un film auquel je n'aurais jamais porté attention. Puis après quelques minutes, je me dis : « Hey, faut que je le regarde. »
Ça m'est justement arrivé récemment avec le film québécois Montréal la blanche de Bachir Bensaddek. Maintenant, je ne tenterai même pas de vous allécher avec un synopsis, car grosso modo, ça ressemblerait à « c'est l'histoire d'un type qui conduit un taxi pendant la veille de Noël et il aide une ancienne chanteuse à retrouver le père de sa fille ». Pas très sexy, j'en conviens.
Toutefois, il suffit de se laisser porter par le jeu des comédiens principaux, le sublime Rabah Aït Ouyahia et la mystérieuse Karina Aktouf, et je peux vous garantir que vous serez immédiatement plongés dans leur bulle fascinante.
On rit, on pleure, on s'inquiète, mais surtout, on se glisse dans des vies qui sont bizarrement si loin de la nôtre, et en même temps, si identiques.
Voilà donc une oeuvre d'art comme je les aime. Une oeuvre qui traite de cette humanité qu'on perd trop souvent de vue au profit de choses futiles et passagères.
Merci à Bachir Bensaddek pour ce bon moment.