Podcast sur des échecs

CHRONIQUE / J’entretiens un curieux rapport amour-haine à l’égard des échecs, et là, je ne vous parle pas du jeu d’échecs, mais bien du fait de se péter la gueule.

Un échec, personne ne veut en vivre un, mais bordel qu’on meurt d’envie de tout savoir quand on apprend que quelqu’un d’autre en a vécu un.

Parfois, c’est parce qu’il y a quelque chose de satisfaisant à savoir qu’une personne qu’on croyait « meilleure » que nous s’est plantée. D’autres fois, c’est tout simplement parce qu’on n’arrive pas à croire comment un projet qui semblait voué au plus grand des succès s’est finalement effondré. Mais bon, peu importe nos motivations, c’est toujours difficile de résister à la tentation de vouloir en savoir plus.

Maintenant, pour le plus grand bonheur des passionnés d’échecs, voilà que j’ai deux suggestions pour vous qui sauront pleinement vous satisfaire.

Tout d’abord, je vous invite fortement à télécharger sans tarder le premier épisode d’une tout nouveau balado produit par un sacré numéro qui est originaire de Jonquière. Le gars en question s’appelle Marc-André Roy et il est enseignant dans le coin de Montréal depuis quelques années déjà.

L’une des obsessions de Marc-André, c’est le tristement célèbre film Les Dangereux, qui mettait notamment en vedette Véronique Cloutier et Stéphane Rousseau.

Depuis plusieurs années déjà, Marc-André collectionne donc tout ce qu’il peut trouver en lien avec ce film qui avait été un des plus cuisants échecs de l’histoire du cinéma québécois. Et là, quand je vous dis qu’il collectionne tout, ce n’est vraiment pas peu dire. Par exemple, le gars possède des versions traduites dans de nombreuses langues alors que les comédiens qui ont joué dans ce film ignoraient complètement leur existence.

Voilà donc que plusieurs mois après avoir annoncé qu’il avait l’intention de créer un podcast dédié à ce film, Marc-André présentait la semaine dernière son tout premier épisode qui met en vedette nulle autre que la légendaire Véronique Cloutier.

Disons-le, c’est un vrai petit tour de force d’être parvenu à mettre le grappin sur une telle pointure, en considérant que c’était dans le but de lui faire subir la douloureuse expérience de revenir en long et en large sur un échec magistral.

J’aimerais bien vous en raconter davantage, mais comme je ne veux surtout pas vous gâcher le plaisir de découvrir la position de Véronique Cloutier par rapport à cet échec, je préfère vous suggérer très fortement de vous abonner sur le champ à La Balado des Dangereux.

D’ailleurs, alors que j’écrivais ces lignes, Marc-André Roy m’informait qu’un deuxième épisode venait d’être publié et semble-t-il qu’il y aura beaucoup d’action !

Dans l’histoire du cinéma québécois, il n’y a pas que Les Dangereux qui a eu droit à un triste destin et si jamais vous en doutez, parlez-en donc à l’humoriste, comédien et réalisateur Michel Courtemanche.

En effet, peut-être l’aviez-vous oublié, mais alors que Courtemanche était « au top », il s’était retrouvé au cœur d’un projet de film qui avait tout pour réussir. Du moins sur papier.

Le film en question devait mettre en valeur le côté très « cartoonesque » de Courtemanche, mais au fil du temps, le scénario original, qui avait été notamment signé par l’ex-membre du Groupe Sanguin et aujourd’hui célèbre réalisateur Émile Gaudreault, avait subi tellement de modifications qu’il n’était pratiquement plus reconnaissable.

Ajoutez à cela un tournage chaotique en France avec des acteurs établis qui voyaient d’un très mauvais œil le fait de partager l’écran avec un jeune humoriste ainsi qu’un réalisateur débutant qui n’avait aucun sens de l’humour et vous obtiendrez probablement une catastrophe cinématographique à la hauteur de La ballade de Titus. Parce que oui, c’est le nom diablement accrocheur qu’on avait donné à ce film.

Je vous invite donc à écouter l’épisode du 27 du podcast Les Films dans le Cabanon qui met justement en vedette Michel Courtemanche, qui a bien voulu revenir en long et en large sur ce désastre du septième art.

Avec tout ça, vous devriez avoir votre dose d’échecs pour la semaine !