Photo prise lors de la visite sur le plateau de tournage de l'émission Conseil de famille.

Le rituel interrompu

CHRONIQUE / L’an dernier, puis l’automne dernier, nous avions une espèce de petite tradition familiale après le souper en semaine qui consistait à se réunir sur le divan familial pour que l’on puisse regarder ensemble Conseil de famille.

C’était très cool, parce que tout le monde y trouvait son compte. Charlot aime bien les péripéties du jeune Clovis ainsi que son identité « cachée » de YouTubeur ; ma bonde rigole souvent devant les délires de Diane et Suzanne tandis que moi, j’adore le personnage d’Yves ainsi que les personnages secondaires comme Simon le sage-femme, interprété par l’irrésistible Dominic Paquet.

Il faut savoir que de trouver une émission de télévision qui convient et qui plaît à toute une famille, dont l’enfant est âgé de sept ans, ça peut être tout un défi. 

Si une émission est trop orientée vers le jeune public, les parents finissent par vouloir s’arracher les cheveux de la tête ; dans le cas contraire, c’est votre gamin qui va finir par faire la couleuvre sur le divan parce qu’il finira par s’ennuyer.

En d’autres mots, la parfaite émission familiale est donc le résultat d’un dosage et d’un équilibre dont très peu de gens semblent avoir le secret et disons-le, la bande qui produit Conseil de famille a visiblement mis le doigt sur la recette parfaite.

Alors voilà, l’automne dernier, c’était comme si on nous avait placés devant un gros buffet en nous offrant quelque chose comme trois nouveaux épisodes par semaine au lieu du traditionnel nouvel épisode hebdomadaire.

Mais comme rien ne se perd et rien ne se crée, on a alors compris ensuite que les deux saisons régulières (automne-hiver) auxquelles nous nous attendions s’étaient donc transformées en une grosse saison de nouveaux épisodes, puis en une deuxième saison de reprises.

Qu’arrivera-t-il avec le nouveau petit couple de Clovis ? Le cousin Victor lui fera-t-il encore un nouveau coup de cochon ? Bref, bien des questions demeurent en suspens et il faudra attendre l’automne 2018 pour la suite. 

Mais entre vous et moi, mon malheur dans tout ça n’est pas d’attendre impatiemment de découvrir ce qui se produira, mais de ne plus pouvoir compter sur ce rendez-vous télévisuel qui avait pris malgré nous des airs de petit rituel hebdomadaire.

D’ailleurs, je vous raconte ça et je réalise que les émissions destinées aux familles, c’est là un créneau qui pourrait gagner à être davantage occupé. Ici, qu’on se comprenne, il ne faudrait pas virer fou non plus avec ça, mais ça ne ferait pas de tort d’avoir un peu plus d’offres.

Certes, je sais que certaines familles aiment bien se rassembler devant La Voix Junior ou autres trucs du genre où on nous présente des gamins doués, mais moi, je vous parle de trucs de fiction ou même pédagogiques, où on vous présente des enfants et des parents à l’image de ceux qu’on croise dans la vraie vie de tous les jours.

Car même si les enfants d’aujourd’hui délaissent la télé pour YouTube ou d’autres services de vidéos en ligne, du moment qu’on leur présente un enfant dans lequel ils peuvent se reconnaître au petit écran, ça les captive chaque fois.

Et j’en sais quelque chose, parce que je faisais exactement la même chose lorsque j’avais la vie devant moi. Je me souviens que chaque semaine, je devenais complètement fou lorsque c’était le soir de Jamais deux sans toi. Parce que oui, je capotais de suivre les aventures du personnage incarné par Olivier Loubry qui dansait la claquette. Je trouvais ça complètement fou qu’un personnage qui avait alors pratiquement mon âge se retrouve mêlé aux vies et aux péripéties de tous ces adultes.

Mais bon, peut-être aussi que je ne zappe pas aux bonnes places. D’ailleurs, si vous avez de bonnes recommandations en ce sens, je les prendrai volontiers. Mais en attendant, disons-le et soulignons-le, Télé-Québec fait vraiment un beau boulot en ce sens.

Ça, c’est de la vraie télé publique et pendant que j’y pense, joyeux anniversaire Télé-Québec !