De Bombardier à Madame Lulu

CHRONIQUE / J'aime pas trop revenir sur ce que j'ai écrit précédemment, mais bon, des fois, il faut le faire.
Alors hop, tout d'abord, il y a quelques semaines, alors que je n'étais probablement pas de très bonne humeur, j'ai critiqué le passage à Tout le monde en parle de la ministre Dominique Anglade en avançant que d'investir sur des avions de Bombardier n'était pas ce que je considérais comme étant de l'innovation technologique.
Et puis voilà que, quelques jours plus tard, je me rendais compte qu'une attachée de presse de la ministre m'avait écrit afin de m'informer de quelques précisions à ce sujet. Parce que oui, ces gens-là, ils me lisent aussi et ça ne me rentre jamais dans la tête. Mais là, n'allez pas croire qu'on m'appelle au milieu de la nuit comme dans les films pour me faire part d'infos exclusives, du genre comme... dans les films. En fait, c'est bien le premier courriel du gouvernement qu'on m'envoyait depuis un sacré bail.
Donc, grosso modo, ce que ça disait, c'est que le gouvernement a investi plus de fric qu'on ne pourrait le penser dans les projets de modernisation d'entreprises manufacturières et que des centaines de millions de dollars ont été investis dans la recherche et l'innovation (830 millions $ pour les 5 prochaines années). Et enfin, on m'a même fait savoir qu'une centaine de millions de dollars avait été investie dans l'intelligence artificielle. En d'autres mots, ce n'est pas parce qu'on jette notre argent par les fenêtres de Bombardier que ça nous empêche d'investir dans des trucs vraiment brillants.
J'appelle ça une pas si mauvaise nouvelle que ça, finalement.
Maison Jean-Eudes Bergeron
Sinon, il y a deux semaines peut-être, j'écrivais à propos de la Maison Jean-Eudes Bergeron à Alma, qui risquait de devoir fermer, forçant ainsi sa communauté de bénéficiaires à être relocalisée. Eh, ben !  Le combat est encore loin d'être terminé, mais il y a présentement une pétition qui circule à ce sujet. J'imagine que ça ne ferait pas de tort si tout un chacun allait la signer.
Du même coup, le député Alexandre Cloutier a effectué une sortie afin de manifester son appui aux bénéficiaires et il semble bien décidé à faire tout ce qui est en son possible afin que la Maison Jean-Eudes Bergeron ne ferme pas ses portes.
Je ne sais pas pour vous, mais je trouve déjà ça un peu plus encourageant.
Coupe de cheveux
Dans un tout autre registre, les lecteurs et lectrices qui lisent souvent cette chronique s'en rappelleront peut-être, mais je m'étais fait massacrer la tête par une coiffeuse qui m'avait un peu trop fait confiance et ainsi, je l'avais dirigée vers ce qui a peut-être été sa pire coupe de cheveux en carrière. 
Eh , ben ! J'ai enfin trouvé une coiffeuse qui fait un excellent boulot et elle m'a appris que dans les cours de coiffure, on vérifie lors des examens pratiques si vous êtes capable de tenir une conversation avec votre client tout en lui coupant les cheveux. 
Ça semblait vrai son truc et depuis, je n'arrête plus de penser à ça.
J'imagine que si c'est une farce, une attachée de la ministre de la Coiffure me le fera savoir dans les prochains jours.
Madame Lulu va bien
Quant au dernier point de cet ordre du jour, je voulais vous donner des nouvelles de Madame Lulu. Vous savez, cette sympathique dame qui habitait devant chez moi depuis six ans et qui a dû déménager.
Elle va plutôt bien, je crois. 
La première fois où je suis passé la voir avec Charlot, elle m'a parlé de la chronique que j'avais écrite à son sujet en me disant : « Tu m'as presque envoyée en haut avec ce que tu as écrit. » Je lui ai alors répondu que non et que ça ne serait certainement pas la dernière fois que j'allais écrire à son sujet.
Toujours dans la même logique, on peut donc dire de cette chronique que ça ne sera toujours pas la dernière fois que je vous parlerai de Madame Lulu. En tout cas, j'ai bien hâte d'écrire sur son centième anniversaire d'ici quelques années.