Joël Martel
Le Quotidien
Joël Martel
Dicey Dungeons
Dicey Dungeons

À grandes ou à petites bouchées

CHRONIQUE / J’aime bien les jeux qu’on peut quitter pendant plusieurs semaines tout en sachant qu’on ne sera pas complètement dépaysé lorsqu’on y reviendra. Disons que pour plusieurs types de jeux, notamment ceux de rôle, comme Dragon Quest ou Final Fantasy, il suffit parfois de passer quelques jours sans y rejouer pour être totalement dérouté au moment de s’y replonger. Les jeux dont je vous parlerai dans cette chronique font partie de ces titres qu’on peut laisser dormir plusieurs semaines afin d’y revenir en toute quiétude.

Dicey DungeonS Développeur et éditeur : Terry Cavanagh

Après avoir fait beaucoup de bruit en 2010 avec son jeu indépendant très particulier intitulé VVVVVV, le développeur Terry Cavanagh nous proposait en août 2019 le jeu Dicey Dungeons. C’est par pur hasard que je suis tombé dessus au tout début de l’année et je devrais sérieusement remercier ma bonne étoile de gamer pour cela !

Comme son nom l’indique, Dicey Dungeons est un jeu de dés, mais la formule qu’il propose est tout simplement inédite. On vous propose donc d’incarner divers personnages, lesquels prennent la forme de dés. Ainsi, vous pourrez vivre les aventures du dé voleur, du dé magicien, en plus de nombreux autres personnages. Tous ont droit à six donjons.

Chaque personnage a aussi son propre mode de jeu et juste pour compliquer encore un peu plus les choses, chaque donjon modifie le mode de jeu.

Pour chaque donjon, le but demeure toutefois le même : il faut se rendre à la sortie, avec un nombre très limité de points de vie, en enchaînant les combats avec une galerie de personnages loufoques. Et comme le hasard est parfois très cruel, chaque aventure peut soudainement prendre une tournure tragique, et ce, même si vous êtes le plus fin des stratèges.

J’ignore combien d’heures il faut investir avant d’avoir fait le tour de Dicey Dungeons, mais je peux vous dire qu’après des dizaines et des dizaines d’heures en jeu, il me reste encore de nombreux donjons à explorer. Je m’attends déjà à perdre plusieurs fois juste avant d’atteindre la ligne d’arrivée. Croyez-moi, on finit par s’y habituer en jouant à ce jeu diabolique !

Swords & Souls

Swords & Souls : Neverseen (SSN) Développeur : SoulGame Studio Éditeur : Armor Games Studios

Ce qui frappe en premier lorsqu’on joue à Swords & Souls : Neverseen (SSN), c’est sa facture visuelle, laquelle rappelle curieusement certains jeux en Flash. Or, ne vous laissez surtout pas berner par cette première impression, car SSN est bien loin d’être un de ces jeux anecdotiques qui nous dévoilent tout ce qu’ils ont dans le ventre en quelques minutes seulement.

Au tout début, votre aventure dans SSN se limitera principalement à deux objectifs : entraîner votre personnage afin qu’il soit le mieux outillé pour se battre et l’amener sur différents champs de bataille afin qu’il affronte divers ennemis.

Dès le départ, on a bien du plaisir, mais alors que les joueurs plus expérimentés commenceront à se méfier en se disant que les lunes de miel sont souvent très courtes avec ce type de jeu, ceux-ci constateront assez rapidement que SSN leur a réservé de nombreuses surprises afin de bonifier considérablement leur expérience.

À titre d’exemple, comme les combats se font de façon automatique, on se dit au départ que ça finira rapidement par être lassant de devoir se contenter d’être un simple spectateur, mais vous serez rapidement appelé à intervenir en ordonnant diverses commandes et avant même que vous n’ayez eu le temps de vous en rendre compte, vous serez devenu le principal acteur de ces combats.

Il y a aussi de nombreux arbres de compétences qui vous tiendront occupés et vous aurez même la chance de pouvoir adopter des animaux, que vous devrez entraîner afin qu’ils puissent se battre à vos côtés.

Qu’on se comprenne bien, SSN n’est peut-être pas le premier jeu qu’on recommandera à ses amis, mais il n’a vraiment rien à envier à plusieurs titres AAA vendus à plein prix et dont le contenu se résume à quelques heures de plaisir seulement.

Enfin, on peut le quitter quelques semaines pour y revenir sans se sentir complètement perdu, et des jeux comme ça, ce n’est jamais une mauvaise idée d’en avoir un ou deux sous la main pour ces fois où on a que quelques minutes à investir dans un jeu.