Joël Martel

L’École antirouille

CHRONIQUE / Je ne sais pas trop comment les spécialistes parviennent à déterminer cela, mais bon, il semblerait que les prochaines élections provinciales traiteront notamment des enjeux concernant l’éducation.

Entre vous et moi, ça serait une sacrée bonne nouvelle, car j’ai justement un début d’idée de projet à proposer à nos futurs élus.

Chroniques

Retour de vacances

CHRONIQUE / Tout d’abord, j’aimerais saluer chaleureusement mon collègue Julien Renaud qui a pris la relève de ma chronique du dimanche lors de mes deux semaines de vacances. Je tiens à le souligner, car j’ai toujours pensé que le gars était un vrai pro et pour vous dire vrai, en lisant ses chroniques, je me disais qu’à côté de lui, j’avais l’air du gars qu’on paie au noir pour faire des rénovations.

D’ailleurs, en revenant de vacances, j’ai réalisé que j’avais induit en erreur mes patrons en leur annonçant que je partais une semaine au lieu de deux. Comme j’avais profité de ces vacances pour bien me déconnecter de tout, mes boss cherchaient un fantôme et puis hop, quand j’ai pris connaissance de ma bourde, je me suis dit qu’au lieu de leur écrire un long courriel d’excuses, je ferais d’une pierre deux coups en intégrant cette histoire improbable dans ma prochaine chronique. En toute honnêteté, ç’a mis un peu de suspense dans ma fin de vacances et au moment de vous écrire ces lignes, j’ignore toujours si j’ai encore un boulot de chroniqueur ou si j’en ai filé un à Julien.

Joël Martel

Billy: poèmes chiens

CHRONIQUE / Je me doutais bien que l’arrivée de Billy le chien dans notre famille changerait quelques trucs ici et là, mais pour être bien honnête avec vous, ma célèbre candeur m’a joué une fois de plus un sacré tour.

Du jour au lendemain, vous vous retrouvez avec cette bête qui ne souhaite qu’une chose: devenir votre meilleur pote. Évidemment, sur papier, ça peut sonner plutôt intéressant, mais en pratique, c’est beaucoup moins simple que ça en a l’air.

Chroniques

Ces xénophobes repentis

CHRONIQUE / Il y a quelques années de cela, de bons amis à moi avaient produit une espèce de documentaire web qui rassemblait diverses vidéos xénophobes de Québécois en beau maudit. Vous savez, ces vidéos où un type part dans une envolée aux arguments trop souvent bancals alors qu’il se filme avec son téléphone sur le siège avant de sa voiture?

Le court documentaire intitulé Le visage de la peur, qui est d’ailleurs toujours disponible sur la défunte, mais ô combien légendaire plateforme trouble.voir.ca, mettait donc en lumière cette montée des discours haineux (et généralement très confus) à l’égard de la communauté musulmane, et ce, en réaction à la controverse de 2015 entourant le vote voilé. Oui oui, je sais, j’ai pensé la même chose que vous: on tourne décidément en rond.

Chroniques

Ces journaux existent encore

CHRONIQUE / On ne les cachait peut-être pas, mais ils n’étaient jamais rangés en évidence. Du moins, ils ne se trouvaient jamais dans la pile avec les autres journaux.

En fait, chaque fois que j’en vois un, la première chose qui me revient en tête, c’est le chalet de mon oncle Raynald aux Passes. J’ai souvenir qu’ils étaient dans une boîte et ça me fascinait de voir toutes ces tronches pas fréquentables qui faisaient chaque semaine la une. Quant à mes cousins un peu plus vieux que moi, c’était davantage la section du centre qui les fascinait et disons que j’ai fini par comprendre pourquoi, une fois arrivé à l’adolescence.

Joël Martel

Mes petites et ridicules crises de panique

CHRONIQUE / Ce soir-là, il faisait très chaud et quand le type au bout du fil s’est présenté, je l’ai tout de suite imaginé dans son bureau en train de me parler et fouillez-moi pourquoi, mais dans ma visualisation, le gars n’avait pas l’air conditionné, et ça m’a rendu plutôt sympathique à sa cause.

Le truc, c’est que le gars m’appelait au nom de mon institution financière pour m’informer qu’on me faisait cadeau d’une couverture d’assurance gratuite de six mois. En temps normal, je l’aurais poliment remercié. Or, comme ça m’était déjà arrivé de refuser cette offre, je savais très bien à travers quelle montagne russe d’émotions je passerais dans les prochaines heures en refusant, et c’est pourquoi j’ai décidé de le laisser parler et d’accepter sa proposition.

Chroniques

Le tricycle de Bertrand

CHRONIQUE / Il s’appelait Bertrand et à peu près tout le monde le connaissait. Il faut dire qu’il n’était pas très difficile à manquer avec son gros tricycle.

Je vous mentirais si je vous disais que je l’ai bien connu, car en ce qui me concerne, ma relation avec Bertrand se limitait pas mal à de joyeuses salutations chaque fois qu’on se croisait dans la rue, mais bon, à tous les coups, son grand sourire me procurait une bonne dose de bonne humeur.

Joël Martel

Rendez-vous chez le ramancheur

CHRONIQUE / Ç’a commencé un matin après que je sois sorti du lit. Je venais de passer en bobettes devant le miroir de la chambre à coucher quand j’ai décidé de pivoter sur le côté afin de m’assurer que je n’avais pas trop pris de bedaine dans les derniers jours. C’est à ce moment que j’ai remarqué que j’allais probablement passer les prochains jours avec une espèce de torticolis.

JOËL MARTEL

Le songe d’un travail d’été

CHRONIQUE / Quand je pense à l’été, je revois la banquette arrière de la Dodge Omni de ma maman. Je me souviens qu’il faisait chaud. Nous roulions sur le rang Mélançon vers le chalet de la Dam-en-Terre et j’étais là à tenter de compter les montagnes de pitounes à côté de l’usine Price. À la radio, il y avait cette chanson qui jouait sur le AM et une autre journée d’été remplie d’aventures m’attendait.

J’ai aussi souvenir de ces soirées chaudes où je m’aventurais sur le petit balcon de notre appartement. Au loin, je pouvais entendre la télé qui diffusait Beau et Chaud et il y avait tous ces gens qui déambulaient joyeusement vers les deux dépanneurs du coin pour aller s’acheter des clopes et des bières.

Joël Martel

Le sous-sol de la médiocrité

CHRONIQUE / C’est comme un flash qui est resté là. Juste devant, il y a toute cette montagne de souvenirs trop lointains pour que je puisse les identifier, mais ça, je le vois. Pas complètement, mais j’arrive quand même à distinguer de quoi il s’agit.

Ce souvenir, c’est moi, à 3 ou 4 ans. Je suis là au milieu d’un stationnement et je me suis accroché à un des blocs jaunes en ciment qui servent à tenir des panneaux de signalisation. C’est un matin de semaine et il y a toutes ces voitures qui passent à côté de moi et je suis là à pleurer désespérément.