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Joël Martel

Les clubs vidéo virtuels

Joël Martel, que vous avez l’habitude de suivre à titre de chroniqueur du dimanche, vous propose une chronique sur les jeux vidéo, un univers qui le fascine. C’est un nouveau rendez-vous à ne pas manquer !

CHRONIQUE / Lorsque j’étais enfant, l’un de mes plus grands plaisirs du samedi matin était de me rendre au club vidéo pour aller me louer un jeu de Nintendo. Toute la semaine, je faisais des opérations de repérage en faisant le tour de tous les clubs vidéo et de tous les dépanneurs où on pouvait y louer des jeux et le samedi matin était en quelque sorte la concrétisation de cette quête du meilleur nouveau jeu à essayer.

Au cours des dernières années, de nombreux facteurs ont fait en sorte que la location de jeux vidéo a perdu de sa popularité, notamment en raison des jeux qui sont de plus en plus longs et de la dématérialisation des jeux, mais plus particulièrement, parce que les clubs vidéo sont devenus une espèce en voie de disparition.

Joël Martel

Des jeux «made in» Québec

CHRONIQUE / J’aurais certainement besoin de 20 journaux complets pour vous partager tous les hauts et les bas de ma vie de « gamer », mais bon, faisons cela bien simplement : je collectionne les jeux vidéos comme d’autres personnes peuvent remplir leur garde-robe de nouvelles paires de chaussures.

Pour cette toute première chronique dédiée aux jeux vidéos, j’ai l’intention de vous parler de deux jeux qui ont été produits ici au Québec et comme vous le constaterez, nous avons de très bonnes raisons d’être fiers de ce que nos concepteurs de la province ont à proposer aux joueurs du monde entier.

Chroniques

La vie sous une cloche de verre

CHRONIQUES / Ça s’est passé dans un autre monde. Je vous parle de celui où on se serrait la main et où on s’entassait comme des sardines dans un petit restaurant sans même se poser de questions.

D’habitude, je suis très mauvais avec les dates, mais dans ce cas-ci, je peux précisément vous dire que ça s’est déroulé le 30 janvier dernier.

Chroniques

La dernière sortie

CHRONIQUE / C’était il y a une dizaine de jours et pourtant, quand j’y repense, j’ai cette curieuse impression de me souvenir d’une autre vie qui me semble déjà si lointaine.

Ce soir-là, ma blonde avait prévu une sortie avec une de ses amies et comme j’allais être en mode monoparental, j’avais convenu avec mon fils que nous irions manger tous les deux au restaurant. Charlot, il capote sur Saint-Hubert et vous devinerez donc qu’il a bondi de joie quand je lui ai annoncé que c’était là qu’on allait.

Chroniques

Hommage aux déneigeurs

CHRONIQUE / Aujourd’hui, j’aimerais rendre hommage à des héros.

Je tiens à leur rendre hommage, car même s’ils nous facilitent la vie pendant tout l’hiver, j’ai la curieuse impression que les seules fois où on prend le temps de parler de leur travail, c’est pour les critiquer.

Chroniques

Charlot est accro au Kraft Dinner

CHRONIQUE / Si vous vous demandez pourquoi le Kraft Dinner existe toujours, c’est notamment grâce à mon fils Charlot.

Je dois quand même vous avouer que les premières fois, c’était plutôt pratique comme solution afin de concocter rapidement un dîner, mais là, on a probablement atteint un point de non-retour. En fait, au rythme où vont les choses, j’ai bien peur que d’ici la fin de l’année, mon gars aura désormais la peau orange et que ses cheveux finiront par imiter la forme des nouilles du Kraft Dinner.

CHRONIQUES

Le coût réel d’une quarantaine

CHRONIQUE / Si on vous demandait de vous isoler en quarantaine à votre domicile pendant deux semaines, en auriez-vous les moyens ?

Vous l’aurez certainement deviné, mais si je vous pose cette question, c’est évidemment en réaction aux mesures préventives afin de limiter la propagation du coronavirus.

Chroniques

Utiliser la poubelle d’un voisin

CHRONIQUE / Depuis que Billy le chien est dans ma vie, une question revient me hanter très fréquemment : « Est-ce que c’est moralement acceptable de jeter un petit déchet dans la poubelle d’un inconnu sur le bord de la rue ? »

La question peut sembler vraiment absurde, mais croyez-moi, quand vous avez encore une quinzaine de minutes à marcher jusqu’à la maison tout en trimballant un sac contenant les derniers cadeaux nauséabonds de votre meilleur ami, ça peut devenir une question de priorité nationale.

Chroniques

Comme autour d’un pâté chinois

CHRONIQUE / Je me demande souvent qui a été la première personne de toute l’Histoire à avoir décidé que dans sa maison, on ne parlerait jamais de politique à la table. On rit bien, mais il y avait quelque chose de plutôt révolutionnaire à prendre une telle décision.

J’imagine qu’il s’agissait d’un père ou d’une mère qui n’en pouvait plus d’entendre les membres de sa famille s’entredéchirer sur les sujets chauds de la semaine et qu’au fond, tout ce que cette personne souhaitait était de manger un bon repas en paix. Or, au-delà de ce désir de tranquillité, cette décision était peut-être aussi motivée par une autre évidence à laquelle on échappe difficilement : on ne refera pas le monde autour d’un pâté chinois alors que tout le monde est claqué par sa journée de travail.

Chroniques

Le temps de la photo d’école

CHRONIQUE / On ne le dit pas assez souvent, mais les photos d’école, c’est quand même « pas pire » stressant pour les parents.

Un soir, vous êtes là en train de souper en famille, puis tandis que vous vous êtes partagé les bons et les moins bons moments de votre journée, voilà que votre enfant vous lance comme si de rien n’était que « demain, c’est la journée des photos ».

Chroniques

Le grille-pain de mes rêves

CHRONIQUE / Ça fait peut-être une douzaine d’années de ça, mais en années de grille-pain, ça fait une éternité.

Je me souviens qu’à l’époque, on vivait encore à Chicoutimi, Julie et moi, et par un bel après-midi, alors que nous faisions le tour des commerces, j’avais aperçu ce grille-pain.

Chroniques

Deux films boudés aux Oscars

CHRONIQUE / Je capote sur le cinéma depuis ma tendre enfance.

D’ailleurs, si ma mémoire ne me joue pas de vilains tours, je crois que ç’a débuté le soir où mes parents m’avaient amené voir E.T., l’extra-terrestre au ciné-parc. Dans ce qui est fort probablement l’un de mes plus vieux souvenirs, je me revois encore à l’arrière de la voiture en train d’annoncer à mes parents que lorsque je serai grand, je deviendrai réalisateur de cinéma.

CHRONIQUES

Billy et les maths

CHRONIQUE / Ça va sûrement vous sembler absurde, mais j’ai récemment commencé à croire que Billy le chien est capable de compter. Du moins, jusqu’à deux.

Chaque jour, je pars faire le tour du quartier avec lui au début de l’après-midi, puis peu après le souper, je remets mon gros manteau et mes grosses bottes pour partir à nouveau avec lui dans une autre aventure autour du quartier. Je bosse ensuite pendant une partie de la soirée sur des trucs que je dois terminer, puis je repars marcher en solo pendant une bonne heure, tandis que Billy fait mine de me souhaiter une bonne randonnée alors qu’il est étendu de tout son long sur le divan.

Chroniques

Écrivons notre propre histoire

CHRONIQUE / Ce que je trouve le plus insultant dans le mouvement Je crois en ma région, c’est son nom.

J’espère que vous saurez me pardonner d’oser m’aventurer sur un terrain si glissant, mais c’est un peu comme si McDonald’s lançait une campagne intitulée « Je suis contre le cancer » afin de mousser une toute nouvelle gamme de burgers.

Chroniques

Le journal de Chen

CHRONIQUE / Pour être bien franc avec vous, toute la saga entourant la grippe A (H1N1) m’avait un peu donné la chienne en 2009. Je me souviens notamment de cette fois où je regardais les dernières actualités sur le Web et que j’avais vu passer un article expliquant que le Canada avait commandé des milliers de sacs mortuaires et, ce soir-là, j’avais eu beaucoup de difficulté à trouver le sommeil.

Ainsi, lorsqu’on a commencé à parler du nouveau coronavirus, j’ai aussitôt repensé à cet épisode survenu il y a déjà plus de 10 ans et je m’étais donc promis de ne pas me laisser gagner par la panique cette fois-ci.

Joël Martel

Par un samedi tranquille

CHRONIQUE / Ça faisait depuis Noël qu’on avait toujours quelque chose de prévu la fin de semaine et il y avait donc quelque chose de très jouissif à l’idée de se dire que pour une fois, on pourrait enfin en profiter pour relaxer.

Alors quand cette fin de semaine « sans rien de prévu » est enfin arrivée, je peux vous assurer que le vendredi soir, c’était la joie. Mon amoureuse et Charlot m’avaient annoncé qu’ils avaient planifié d’aller faire du patin samedi en après-midi et en apprenant cela, je m’étais donc dit que je profiterais de ce moment pour m’installer bien confortablement dans ma chaise de lecture pour enfin terminer Fin de ronde, le troisième et dernier tome de cette trilogie de Stephen King qui avait été initiée par Mr. Mercedes.

Chroniques

L’effroi du figurant

CHRONIQUE / On entend souvent des sirènes, là où je vis.

Comme notre maison est située à proximité du pont d’Isle-Maligne, on peut souvent entendre les sirènes des ambulances ou celles des camions de pompier qui se rendent d’urgence dans le coin de Delisle et chaque fois, on finit évidemment par se demander quel genre de drame peut bien se tramer de l’autre côté de la rivière.

Chroniques

Rouler sans permis

CHRONIQUE / Ça devait bien faire une quinzaine de minutes que je roulais et je venais d’arriver à Saint-Bruno. Puis, je ne sais pas trop pourquoi ça m’a frappé à ce moment-là, mais j’ai soudainement réalisé que j’avais oublié de payer mes frais de renouvellement pour mon permis de conduire.

J’ai donc repéré la première sortie sur mon chemin qui me permettrait de me garer et alors que je m’y rendais, je revoyais dans ma tête tout ce qu’on m’avait dit dans les dernières semaines.

Joël Martel

Au milieu du film

CHRONIQUE / Je vais franchir la barre des 40 ans dans moins d’un mois et pour vous dire vrai, ça me donne un peu la même impression que lorsqu’on est au cinéma et que le film est commencé depuis une heure.

Je suis donc là, à repenser à l’heure qui vient de passer et je me dis que ça aurait été quand même pratique de jeter un coup d’oeil sur Internet avant de me pointer au cinéma, juste question de savoir combien de temps le film allait durer et en quoi ça consisterait au juste.

Chronique

Ma journée de congé

OPINION / Ce que j’aime des lundis, c’est que c’est la journée où rien ne peut arriver.

Chaque semaine, je bosse quelques heures supplémentaires les soirs afin d’avoir mes fins de semaine de trois jours et devinez quoi ? Il s’est toujours passé un truc les lundis.

Joël Martel

Chiens en cavale

CHRONIQUE / Cet après-midi-là, ça ne me tentait vraiment pas d’aller m’aventurer dans les rues du quartier, puisque la température à l’extérieur était glaciale, mais l’insistance de Billy le Chien a fini par avoir raison de moi.

J’ai donc trouvé la force d’enfiler un manteau chaud et des bottes et puis on est parti à l’aventure, empruntant le même itinéraire que nous suivons ensemble chaque jour.

Chroniques

Savourer les beaux moments

CHRONIQUE / Dans la vie, je suis beaucoup plus chialeux que dans mes chroniques.

Pour vous donner un petit exemple, je suis ce gars lourd qui, lorsqu’il regarde les nouvelles à la télé, a toujours son petit commentaire cynique à rajouter alors que je peux vous assurer que personne à la maison ne m’en a jamais fait la demande. En fait, même lorsque je suis seul et que j’écoute les nouvelles à la radio, je fais des commentaires à voix haute, sans même m’en rendre compte.

Chroniqueur du samedi

Le labyrinthe des renouvellements automatiques

CHRONIQUE / Chaque fois, c’est pratiquement la même histoire qui se répète.

Ça commence par un courriel vous informant qu’on vous facturera bientôt un truc dont vous n’avez plus besoin et là, après avoir vérifié combien ça vous coûterait, vous vous dites que lorsque vous annulerez cette transaction du futur, vous aurez facilement épargné quelques dollars.

Chroniques

La métaphore des ampoules

CHRONIQUE / Un soir de l’été dernier, je suis allé me laver les mains à la salle de bains, puis c’est alors que j’ai remarqué que c’était plus sombre que d’habitude. J’ai donc rapidement inspecté les lieux pour me rendre compte qu’une des ampoules du miroir a décidé de déclarer forfait.

Quelques instants plus tard, je suis allé voir dans notre grosse armoire bleue afin de vérifier si nous avions des globes en réserve, mais en vain. Je me suis donc promis d’aller en acheter dans les plus brefs délais, mais bon, l’opération a nécessité plus de temps que prévu.

Chroniques

Sans culture

CHRONIQUE / En juillet 2018, une prof de piano de Brooklyn nommée Denise Ivanoff avait publié sur Facebook un statut dans lequel elle invitait les gens à imaginer à quoi pourraient ressembler 30 journées consécutives sans culture. Cette drôle de proposition était en réaction aux gens qui répondent de façon systématique aux artistes ayant des problèmes d’argent que ceux-ci auraient dû étudier dans quelque chose de plus concret comme la technologie.

Le but d’Ivanoff était plutôt simple : faire comprendre à ces gens que nous avons autant besoin des artistes dans nos vies que de docteurs ou d’avocats. D’ailleurs, il faut croire que le message de la prof de piano était essentiel, car la publication originale a été partagée à plus de 22 000 reprises et ça, c’est sans compter les nombreux comptes de réseaux sociaux qui l’ont relayée à leur tour à leurs milliers d’abonnés.

CHRONIQUES

Le retour des Ski-Doo

CHRONIQUE / Une journée d’hiver où le froid a décidé de « caller » malade et que le vent a mis ses combines.

Je suis là à regarder les tas de neige qui se sont accumulés sur les branches d’arbres et qui restent en place en défiant la brise chaude. Billy le Chien, lui, a son gros nez enfoncé dans la neige et j’ai beau essayer de lui couper son fun en lui répétant qu’il ne trouvera rien parce qu’il n’a rien trouvé hier ni la semaine d’avant, il continue de respirer à plein museau en éternuant violemment trois ou quatre fois.

Chroniques

N’ajustez pas votre sécheuse

CHRONIQUE / Ce soir-là, je venais de commencer à jouer à Battle Breakers sur mon ordinateur et un peu à l’image de ces joueurs compulsifs qui sont complètement en fusion avec leur machine de vidéoloterie, le jeu m’avait tellement absorbé que j’en étais devenu presque impassible.

Le projet initial de la soirée était de prendre une douche, or, au moment d’actionner l’eau du robinet, je me suis rendu compte qu’il ne restait plus aucune serviette sèche pour m’essuyer. Alors hop, je me suis lancé dans une série de parties en attendant que la brassée de lavage soit terminée.

Chroniques

Manque d’ambition

CHRONIQUE / La semaine dernière, alors que je vous faisais part de l’expérience menée par François Privé, qui avait tenté de commander un repas « sans déchet » dans un McDonald’s, un lecteur m’a écrit pour m’informer que sa fille travaillait dans une succursale d’une très populaire chaîne de restauration rapide et qu’à la fin de chaque journée, on jetait le contenu des bacs de récupération au même endroit qu’on y déposait les déchets.

Vous devinerez que si je garde le secret à propos de la chaîne en question, c’est que je ne suis pas en mesure d’aller vérifier directement à la source, étant donné que le restaurant en question serait situé dans le secteur de Sherbrooke. Cela dit, ce n’est malheureusement pas la première fois que je vois passer des rumeurs du genre concernant plusieurs établissements de plusieurs grandes chaînes.

Chroniques

L’habit ne fait pas (toujours) le moine

CHRONIQUE / Quand j’ai découvert le rock en sixième année, ça m’a rendu complètement fou.

Je me souviens que chaque midi pendant l’heure du dîner, je m’enfermais dans ma chambre et j’écoutais religieusement ma cassette des Doors en me prenant pour Jim Morrison devant mon miroir. Je tiens d’ailleurs à remercier le destin que le Web ne soit arrivé dans ma vie qu’à la fin de mon adolescence, car je devrais constamment vivre avec la crainte qu’une vieille vidéo YouTube très gênante et humiliante d’un de mes lipsyncs de l’époque ne ressurgisse un jour ou l’autre. Mais bon, on aura amplement le temps de rejaser de ça d’ici dix ans avec la génération Tik-Tok.

Chroniques

Une expérience qui en dit long

CHRONIQUE / La semaine dernière, le professeur de philosophie et activiste écologique François Privé menait une expérience dont vous avez peut-être entendu parler. Le père de famille s’est présenté avec ses enfants et un ami dans un restaurant McDonald’s en tentant de commander un repas qui ne produirait aucun déchet.

Vite comme ça, on serait presque tenté de se dire que c’est simple comme bonjour en tant que défi, mais les apparences sont parfois trompeuses. Dans une vidéo qu’il a filmée lors de cette expérience, on peut tout d’abord entendre François qui s’adresse de façon très courtoise à une employée en lui expliquant sa situation particulière, puis elle lui réfère un supérieur à qui il s’adresse toujours de façon très amicale.