La nouvelle Passe-Carreau, Gabrielle Fontaine, est la fille de Martin Fontaine qui tient le rôle d’Elvis Presley depuis plus de vingt ans.

Passe-Carreau, l’idole d’Elvis

CHRONIQUE / Gabrielle Fontaine a tout juste le temps de retirer son manteau que la gérante du restaurant se présente à notre table, ravie de lui faire savoir qu’elle est la nouvelle idole de sa fille.

«Je l’ai rarement vue en aussi grande interaction avec un personnage télé. Elle répond à toutes vos questions et chante avec vous toutes vos chansons!»

Pamela a 42 ans. Sa petite, 4 ans. L’une est de la première génération Passe-Partout, l’autre, de la deuxième mouture.

Martin Fontaine me jure en riant que la scène n’est pas arrangée avec le gars des vues tout en repoussant délicatement une mèche de cheveux devant les yeux de sa rouquine.

Tout sourire, Gabrielle continue d’écouter la femme lui raconter à quel point Passe-Carreau et sa bande occupent déjà une place importante dans le cœur de son enfant.

Aux premières loges de cet échange fort sympathique avec une mère reconnaissante, l’homme se tourne vers moi, la fierté à son comble.

«L’autre jour, j’ai dit à Gab: tu es en mission pour les tout-petits. Tu as la responsabilité de les divertir, de les guider et de les éduquer en même temps. Tu ne joues pas seulement un rôle, tu laisses une trace.»

Rien de moins.

Depuis que la jeune comédienne de 25 ans a les deux pieds plongés dans l’univers de Passe-Partout, elle mesure toute l’ampleur de cette émission jeunesse dans le paysage télévisuel et, par la force des choses, dans sa propre vie.

«C’est quelque chose! Je le vois quand les gens m’en parlent. Ils ont les yeux pétillants, qui brillent comme des étoiles.»

Martin Fontaine a posé avant tout le monde un regard émerveillé sur l’attachante Passe-Carreau, version 2019.

Gabrielle Fontaine est la fille de celui qui s’est notamment fait connaître pour son interprétation d’Elvis Presley sur différentes scènes dont celle du Capitole, à Québec.

Plus récemment, le Lavallois de 54 ans s’est installé au Memphis cabaret, à Trois-Rivières, où il apprend à conjuguer son talent d’artiste à ses qualités d’entrepreneur. Martin Fontaine chante et fait monter d’autres artistes sur scène.

«Je vends des billets, des soupers, des émotions.»

Ce nouveau défi l’emballe, d’autant plus que l’aînée de ses deux filles pourrait prendre la relève le moment venu.

«Je me suis créé une job pour lui léguer un jour.»

Gabrielle ne dit pas non, bien au contraire.

«Ça m’intéresse! Mon père se donne corps et âme pour le Memphis. C’est son bébé!»

La jeune femme évolue depuis suffisamment longtemps dans le milieu pour savoir qu’il est fait en montagnes russes. Elle a compris que tant qu’à monter à bord de l’autobus du show-business, aussi bien savoir tenir le volant.

Gabrielle Fontaine est née avec la fibre artistique.

Quand l’aventure Elvis Story a débuté, en 1995, elle avait un an et demi et sa petite sœur, Camille-Rose, à peine 4 mois.

Gabrielle a grandi dans les coulisses de cette méga production en imitant sa mère, Marie-Claude Lapointe, choriste aux côtés de son père.

La fillette – qui aimait regarder les vieilles cassettes VHS de Passe-Partout - a vécu la vie de tournée en France, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

«Quand on partait plusieurs mois, ma mère nous faisait l’école, à ma sœur et moi.»

Gabrielle Fontaine avait 15 ans lorsque sa famille a quitté Québec pour revenir à Laval. C’est également à cet âge que l’adolescente a décidé d’amorcer sa carrière professionnelle. Depuis, elle a joué à la télé (Subito texto, Med, Tactik, L’heure bleue…), dans des comédies musicales (Grease, Fame…) et au théâtre.

Heureux de pouvoir faire cette entrevue en compagnie de celle qui a un agenda particulièrement rempli – Gabrielle est également de la nouvelle émission 14 mille millions de choses à savoir - Martin Fontaine ne s’est pas fait prier pour parler de sa relation avec sa fille qui se lance la première.

«Je suis une show girl. Il est un show man. On aime ce métier-là avec passion. On est intense tous les deux. Côté personnalité, je suis clairement mon père.»

«À la puissance 1000!», précise celui qui aime raconter: «Depuis que Gab est toute petite, je dis que je veux être comme ma fille quand je serai grand. Elle est mon idole!»

La jeune femme sourit d’attendrissement en regardant son paternel pâmé d’admiration.

«Il est quétaine!», me glisse-t-elle pendant que l’homme poursuit sur son élan: «Gabrielle est curieuse et a une énergie sans fin. Elle est capable d’abattre beaucoup de boulot, d’être partout en même temps, d’apprendre des textes comme ça», ajoute-t-il en claquant des doigts.

«Gabrielle fait quatre fois ma vie!»

Martin Fontaine s’en réjouit même s’il profite de ce rare moment qu’ils ont ensemble ces jours-ci pour lui donner ce conseil: «Fais attention pour ne pas que ton élastique casse.» Parfois, lui rappelle-t-il encore avec expérience, il faut savoir dire non.

«Oui, mais j’aime tout ce que je fais! Je veux tout faire», le rassure-t-elle en pigeant une frite dans l’assiette de son père.

Lui, c’est le «gros papa lion», illustre le chanteur et metteur en scène. Une fois qu’il a tout donné en spectacle, il aime retrouver la quiétude de son chez-soi, recharger ses batteries loin des projecteurs.

«Je suis un gars lent. Je ne suis pas un multitâches. Je me concentre sur une chose à la fois.»

Depuis qu’il a pris les commandes du Memphis, Martin Fontaine se découvre cependant une Gabrielle infatigable et insatiable en lui.

«Tu n’as pas le choix de foncer!», le félicite sa fille qui rigole, en me faisant remarquer: «Je trouvais que j’avais de la jasette en entrevue. Je vois de qui ça vient!»

Martin et Gabrielle Fontaine parlent sans arrêt durant la rencontre où les blancs sont inexistants. Leur complicité est franchement belle à voir et à entendre.

Elle a longtemps été présentée comme «la fille de Martin Fontaine». Aujourd’hui, ce dernier se fait un honneur de se présenter lui-même comme «le père de Gabrielle Fontaine».

Martin Fontaine n’a pas été le seul à se glisser dans la peau d’Elvis comme sa fille n’est pas la première à camper le personnage de Passe-Carreau.

On a déjà dit à Martin Fontaine: «Tout a déjà été fait, mais pas par toi».

Chaque artiste est unique, se distingue par son nom et son talent.

À son tour de partager cette réflexion à sa fille dont la Passe-Carreau fait le bonheur de milliers de poussinots et d’un Elvis dans l’âme.

«Peu importe le rôle que tu vas jouer dans ta carrière, il y a juste Gabrielle Fontaine qui peut l’interpréter comme Gabrielle Fontaine.»

Isabelle Légaré

La métamorphose de Mathieu

CHRONIQUE / Mathieu Blais n’a pas attendu de subir une reconstruction faciale pour aimer l’image que son miroir lui renvoie. Cette métamorphose s’est accomplie au fil des années et plus précisément le jour où le jeune homme a accepté son visage tel qu’il est.

Le 19 août dernier, le jeune homme de 24 ans était néanmoins attendu à l’hôpital pour sa vingtième et vraisemblablement dernière opération.

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Le 6e sens de Diane et Carmen

CHRONIQUE / Diane Gendron était au beau milieu d’une partie de scrabble lorsqu’un ami lui a parlé d’un restaurant qui s’apprêtait à ouvrir ses portes à Québec. Les clients y seraient plongés dans le noir le plus complet et devraient deviner les plats. La cerise sur le gâteau, on comptait faire appel à des personnes non voyantes pour assurer le service.

«Es-tu fou?», s’est exclamée la femme qui refusait de s’imaginer en train de circuler dans une salle à manger les bras chargés d’assiettes.

Isabelle Légaré

Linda, l’autoexclue

CHRONIQUE / Linda a stationné son véhicule, est montée dans l’ascenseur, a poussé la porte s’ouvrant sur le tintamarre des appareils de loterie vidéo, mais n’a jamais eu le temps de les atteindre. Un agent de sécurité s’est approché pour lui demander poliment: «Madame Lafrenière, vous savez que vous n’avez pas le droit d’être ici?»

Évidemment que la femme était parfaitement au courant. Un an plus tôt, le 20 mai 2016, c’est elle qui avait pris la décision de s’inscrire au programme d’autoexclusion de Loto-Québec. Dès lors, et pour une période d’au moins cinq ans, la joueuse endettée jusqu’au cou s’engageait à ne plus remettre les pieds dans les casinos et salons de jeu de la province.

Isabelle Légaré

Étudier au cégep avec fiston

CHRONIQUE / Quand Dominick, alors âgé de 17 ans, leur a annoncé qu’il souhaitait amorcer des études collégiales en techniques de l’informatique, ses parents ont trouvé que c’était tellement une bonne idée qu’ils ont décidé de s’inscrire... avec lui.

Jamais trop tard pour oser se lancer dans le vide.

Isabelle Légaré

Handicapé à lunettes cherche superhéros

CHRONIQUE / Jean-Sébastien Proulx est un handicapé à lunettes en quête de superhéros. Pas de gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Des personnes dont la mission consiste à l’épauler dans son quotidien. La perte d’autonomie de l’homme de 35 ans n’est pas de la fiction.

Le hic, c’est que ça ne court pas les rues, des supermans de cette nature. Rareté de main-d’œuvre ici aussi.

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Le tatouage de grand-maman Paulette

CHRONIQUE / Anny, 21 ans, et Anne-Julie, 24 ans, n’en sont pas à leur première idée loufoque. Cette fois-ci par contre, les deux cousines ont poussé l’audace un peu plus loin en demandant à Paulette de se joindre à elles.

«Hé! grand-maman, viens-tu te faire tatouer avec nous?»

Isabelle Légaré

De la tire sur la neige... en juillet

CHRONIQUE / Se régaler de tire d’érable sur la neige quand il fait 30 degrés Celsius sous un soleil de plomb, oui c’est possible. Tout comme manger des oreilles de crisse avec des gougounes aux pieds.

Qui a dit qu’on devait bouder notre plaisir en juillet?

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Perdre ses cheveux avant même d’être ado

CHRONIQUE / Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. On pose des questions, on cherche des débuts de réponse. En vain. Stacy Nadeau est rendue à cette étape où elle doit se résigner à accepter cette situation hors de son contrôle.

Tous ses cheveux qui sont tombés et qui continuent de se détacher de sa tête ne repousseront probablement pas. Il ne faut jamais dire jamais, mais la jeune fille de Trois-Rivières réalise en ce moment que la meilleure attitude à adopter dans les circonstances, c’est d’apprendre à surmonter cette épreuve.

Isabelle Légaré

Une voix pour les enfants victimes du pire

CHRONIQUE / Catherine Roberge a déjà voulu tout lâcher. C’était au retour de son congé de maternité. Le dossier déposé sur son bureau était celui d’un enfant qui avait pratiquement l’âge de sa fille. Un mois de différence. Le bambin avait été sévèrement battu.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales s’est présentée devant son patron: «C’est terminé. Mets-moi ailleurs. Je ne suis plus capable.»

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Des seringues aux pinceaux

CHRONIQUE / Il n’est jamais trop tard pour réaliser que ce n’est pas ce qu’on pensait, que le premier choix n’était pas le bon. Vraiment pas.

Milène Leblanc était persuadée d’avoir réalisé son rêve de petite fille en devenant infirmière auxiliaire. Elle a rapidement eu l’impression de tomber en plein cauchemar. Avant de ne plus être capable de stopper sa chute, la jeune femme de 26 ans a rangé ses seringues puis a saisi un pinceau comme une opportunité qui se présente.

Isabelle Légaré

Avec la même enseignante pendant 35 ans

CHRONIQUE / Normalement, cette semaine, Suzanne Trudel aurait souhaité bonnes vacances à ses élèves avant de les serrer à tour de rôle dans ses bras. Reconnaissante pour cette autre belle année qui vient de se terminer, elle aurait ensuite lancé à tout le monde: «On se revoit en septembre!»

Pas cette fois. L’enseignante ne sera pas de retour à la prochaine rentrée scolaire.

Isabelle Légaré

Une fille, son père et le boccia

CHRONIQUE / Ça s’écrit boccia, mais il faut prononcer «bocchia». Mot italien qui signifie balle ou boule. Dans le dictionnaire de Josée Lamothe, ça veut dire tellement plus que ça, quelque chose qui pourrait se traduire par le sentiment de se réapproprier sa vie.

Qui dit Josée, dit André Lamothe. Son univers tourne également autour de six balles et d’un cochonnet, mais par-dessus tout, du souhait combien paternel de vouloir le bonheur de son enfant, quitte à s’y consacrer à temps plein.

Isabelle Légaré

De l’obésité à la vie d’athlète

CHRONIQUE / Il y a à peine deux ans, Martin Alarie-Rivard pesait 400 livres et n’en menait pas large. Dimanche prochain, 23 juin, le triathlète qu’il est devenu amorcera le demi-Ironman de Mont-Tremblant avec 135 livres en moins, une volonté de fer, des mollets d’acier et le désir de servir d’exemple.

Martin s’est lancé un défi comme on s’offre un cadeau à soi-même, pour se gâter. Le sien vient cependant au prix d’efforts considérables.

Isabelle Légaré

La miraculée et son bienfaiteur

CHRONIQUE / «Bonjour! Peut-être vous souvenez-vous de moi? La miraculée de la pelle mécanique! Ça fait trois ans. J’ai une histoire merveilleuse à vous raconter.»

Je l’ai rappelée. Évidemment que je me souvenais d’elle. Difficile d’oublier Diane Héon et ce qui lui est arrivé, le 3 juin 2016. J’en avais fait le récit, quelques mois plus tard, dans une chronique intitulée «Plus forte qu’une pelle mécanique».

Isabelle Légaré

Madame Pauline, 109 ans

CHRONIQUE / C’était il y a neuf ans, dans une résidence pour personnes âgées, en plein après-midi. Pauline Bergeron, qui venait d’avoir 100 ans, a croisé une voisine d’étage, 103 ans.

«Viens chez nous! Il faut fêter ça», a proposé l’aînée à la plus jeune qui a accepté l’invitation avec joie.

Isabelle Légaré

À la mémoire de Michel

CHRONIQUE / Michel Favreault n’aura pas eu la mort qu’il espérait avoir, celle pour qui il n’hésitait jamais à prendre la plume et la parole, sans tabou et sans détour.

Michel est décédé le vendredi 24 mai avant d’avoir eu le temps de décider lui-même de sa propre fin de vie qu’il souhaitait sereine et dans la dignité.

Isabelle Légaré

La millionnaire du Tupperware

CHRONIQUE / Quand je fouille dans les armoires de cuisine de ma mère, je m’étonne chaque fois d’y trouver quelques vestiges de mon enfance: des contenants Tupperware.

Nous sommes dans les années 70. J’ai autour de 8 ans. Je reviens dîner à la maison avant de retourner à l’école. Ma mère m’attend. Elle a sorti deux plats – un rond et un rectangulaire - du réfrigérateur couleur beige avec des poignées en imitation de bois.

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À Harvard, comme un poisson dans l’eau

CHRONIQUE / Elsa Goerig m’accueille dans une belle maison d’autrefois avant d’actionner la machine à café et de s’asseoir à l’îlot de cuisine entouré de bancs, d’une chaise haute et de jouets sur le plancher.

Ses quatre enfants âgés de 13 ans à 10 mois y prenaient leur petit déjeuner quelques instants plus tôt, avant mon arrivée et leur départ pour l’école et la garderie.

Isabelle Légaré

Code blanc

CHRONIQUE / Un usager qui perd son calme et se montre agressif, ça arrive. Pas tous les jours, mais le risque d’être victime de la violence verbale ou physique est réel pour les gens qui travaillent dans le milieu de la santé.

Nul n’est à l’abri d’une insulte, d’être solidement agrippé par le bras, d’un crachat, d’une morsure, d’une chaise lancée comme un projectile, d’être bousculé, d’une claque au visage…

Isabelle Légaré

Travailleuse de rang

CHRONIQUE / Laurence Lemire ne veut surtout pas déranger l’agriculteur qui l’accueille, un brin suspicieux. Ce n’est pas pour être impoli, mais l’homme a beaucoup de travail devant lui. Il n’a pas vraiment le temps de répondre au «Comment ça va?» de cette inconnue qui vient lui rendre visite.

D’ailleurs, pourquoi cette question? Comment peut-elle savoir que ça pourrait aller mieux?

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Roxanne, l’ange de Simone

CHRONIQUE / «C’est spécial comme elle est spéciale cette enfant-là.»

Simone Beaudoin avait bien raison en faisant référence à Roxanne Hébert. «Elle a l’air d’un ange...», disait-elle aussi.

Isabelle Légaré

Une vie à sauver au 17e kilomètre

CHRONIQUE / Christian Hart et Robert Bergeron ont terminé la course vingt minutes plus tard que prévu, mais il n’y a pas un chrono qui peut égaler ni même surpasser leur satisfaction au fil d’arrivée.

Leur intervention rapide a permis de sauver une vie, celle d’un homme qui, entre deux foulées, s’est effondré devant leurs yeux.

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Le sang rare de l’exceptionnelle Marie-Josée

CHRONIQUE / Marie-Josée Lepage est l’amie de Rémi-Pierre Paquin. En fait, Marie-Josée est la mère de Vincent, un ami du comédien qui considère celle-ci comme son amie.

Rémi-Pierre n’est pas différent de tous ceux et celles qui croisent cette femme, ne serait-ce qu’une seule fois. Tout le monde aime et veut aider Marie-Josée qui me dit d’emblée: «Je suis vraiment très choyée. Depuis le jour 1, j’ai une armée derrière moi.»

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Le piano au suivant

CHRONIQUE / André Lacombe avait au bout du fil une dame attristée de devoir se séparer de son piano. C’était en juin 2018.

«Vous ne pouvez pas comprendre ce que cet instrument représente pour moi...»

Isabelle Légaré

Le choix de Geneviève

CHRONIQUE / «Tu sais que je t’ai fait des affaires quand t’étais p’tite.»

Seule au bout du quai, Geneviève s’était éloignée pendant quelques instants du party de famille qui se déroulait derrière elle. La jeune femme dans la vingtaine était à observer tranquillement les étoiles lorsque son oncle éméché est venu prendre place à ses côtés pour faire remonter à la surface des souvenirs enfouis en elle.

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Un rôle méconnu et indispensable

CHRONIQUE / C’était il y a cinq ou six ans. Un 24 décembre. En soirée. L’agent François Gosselin est arrivé à l’hôpital, muni d’une glacière rouge renfermant son précieux contenu.

Les portes de l’ascenseur se sont ouvertes. Une femme s’y trouvait déjà, entourée de membres de sa famille. Cette patiente montait au même étage que lui. Ça ne pouvait être qu’elle.

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Son fils, ce héros

CHRONIQUE / Michaël s’était déjà exprimé sur la question à l’occasion d’un souper de famille. De fil en aiguille, la conversation avait bifurqué sur les volontés de chacun après le décès.

Et toi, qu’est-ce que tu veux?

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Le don de Tyler, le chemin d’Anouk

CHRONIQUE / Avant d’aborder avec Anouk Bélanger cette délicate, mais essentielle question du don d’organes, afin de mieux comprendre ce qui la pousse en ce moment à marcher sur le chemin de Compostelle, il faut revenir en arrière et parler de Tyler.

Le plus jeune de ses deux fils était impatient d’avoir 4 ans. Il attendait ce jour depuis des mois. En adoration devant les personnages de la Pat’Patrouille, le petit garçon rêvait d’une fête ayant pour thème leurs aventures.