Les sept députés démissionnaires du Bloc québécois formeront un nouveau parti politique qui s’appellera Québec debout. J’imagine la réaction de Martine Ouellet : «Ils ne veulent plus parler de l’indépendance du Québec? On va les appeler "Québec à genoux"».

Mes clins d’oeil de la semaine

Les amis de Martine

Ainsi donc, les sept députés démissionnaires du Bloc québécois formeront un nouveau parti politique qui s’appellera Québec debout. Ce n’est pas la trouvaille du siècle. Comment parlera-t-on de ses députés et de ses membres? Les bloquistes, c’était facile. Ça se glissait bien dans un texte. Mais les deboutistes, ça fait bizarre et ça attire les quolibets du genre, c’est «au boutte» ou c’est «le boutte du boutte». Et comment les anglos sur la colline parlementaire vont-ils traduire ça? «Quebec up, comme dans Seven up»?

Seven up pour les sept démissionnaires… tiens donc.

Un collègue me signale que Québec debout, ça se prête mieux à la désignation d’une émission matinale. C’est bien vrai. Et il y a Martine Ouellet dans tout ça. J’imagine sa réaction : «Ils ne veulent plus parler de l’indépendance du Québec? On va les appeler "Québec à genoux"».

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Justin Trudeau, lors d'une entrevue spéciale accordée à l'Agence France-Presse (AFP).

Si c’était à refaire…

Pas sûr que Justin Trudeau expulserait à nouveau les sénateurs libéraux de son caucus pour en faire des indépendants, si c’était à refaire... Le chef libéral était bien fier de son coup, en 2014, lorsqu’il a pris cette décision. Deux ans plus tard, il était tout aussi fier en faisant la nomination de sept sénateurs indépendants : «Les nominations au Sénat que j’ai annoncées aujourd’hui aideront à atteindre l’objectif important de transformer le Sénat en une institution moins partisane et plus indépendante», avait-t-il déclaré à cette occasion. 

L’ancien éditorialiste de La Presse André Pratte était du nombre. Mais voilà que ces sénateurs affirment leur indépendance et posent des conditions à la légalisation de la marijuana, projet cher au premier ministre. Je ne suis pas sûr qu’il trouve ça bien drôle notre Justin national. Ah, si c’était à refaire… 

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Les ministres Hussen, Goodale et Garneau ont fait le point sur l’avancement du dossier des demandeurs d’asile au Québec le 7 mai dernier.

Les nouvelles en continu

Permettez que je me défoule : RDI et LCN, nos deux réseaux francophones d’information en continu, ont la très mauvaise habitude de couper court aux conférences de presse en direct lorsque les journalistes commencent à poser des questions. Pourtant, c’est à cette étape qu’on va dans le détail des annonces… L’exemple le plus récent est survenu lundi matin, lorsque trois ministres du gouvernement fédéral ont annoncé de nouvelles mesures pour contrer l’entrée d’immigrants irréguliers au pays. C’est une situation qui intéresse tout particulièrement le Québec, parce que ces entrées se font sur notre territoire, par le chemin Roxham. Or il m’a fallu aller sur CBC News pour entendre les questions des journalistes et les réponses des ministres. RDI et LCN ont de bons journalistes qui posent de bonnes questions. Pourquoi en priver les téléspectateurs et diffuser à la place un résumé de la conférence de presse qu’on vient tout juste d’entendre?

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Charles Taylor et Gérard Bouchard étaient tous deux présidents de la Commission Bouchard-Taylor.

Bouchard-Taylor?

Dix ans après le dépôt du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, le document continue d’alimenter le débat politique. Et certains politiciens continuent de s’appuyer sur les «recommandations de Bouchard-Taylor», notamment celles portant sur le port de signes religieux pour les personnes en autorité.

Question : comment peut-on encore parler des recommandations de Bouchard-Taylor puisque Charles Taylor s’est dissocié depuis longtemps de ce rapport en disant qu’il avait changé d’idée?