François Legault et son candidat dans Taillon, le Dr Lionel Carmant

Mes clins d’œil de la semaine

Gaspillage de talent

Peu importe les résultats des élections au Québec, la santé sera encore l’un des chantiers les plus difficiles pour le prochain gouvernement. Il est dommage, dans ce contexte, de voir des partis présenter leurs candidats respectifs les plus versés en ce domaine dans la même circonscription. C’est le cas du directeur du service de neurologie du CHU Sainte-Justine, à Montréal, Lionel Carmant. Il sera candidat dans Taillon, sur la Rive Sud de Montréal, un comté détenu actuellement par la péquiste Diane Lamarre. Ancienne présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Mme Lamarre a été la critique du PQ en matière de santé depuis 2014, et elle connaît bien ses dossiers. Même si sa circonscription appartient au PQ depuis 40 ans, sa majorité n’a été que de 1372 voix aux dernières élections. Dans un monde idéal, le docteur Carmant et Mme Lamarre devraient tous deux se retrouver au Salon bleu au lendemain des élections, offrant ainsi un haut niveau d’expertise. Mais comme ils sont candidats dans le même comté, l’un des deux sera battu. J’appelle ça du gaspillage.

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Marceau et Leitão 

Parlant de talent, je salue la décision du député péquiste Nicolas Marceau, d’être à nouveau candidat aux prochaines élections. Il aurait été tellement plus confortable pour lui de retourner dans son monde universitaire… Mais son départ aurait créé un vide au sein de l’équipe péquiste qui aura grandement besoin de son expertise en matière de finances publiques. Après une longue période de réflexion, Marceau reste donc à bord du navire péquiste, même si le bateau prend l’eau depuis que la CAQ lui a volé beaucoup de passagers. Député de Rousseau depuis 2009, Nicolas Marceau est un politicien courtois et aimé de tous les parlementaires à l’Assemblée nationale. Tout comme Carlos Leitão d’ailleurs, le ministre des Finances, qui sera lui aussi candidat aux élections. Les deux hommes font partie de cette catégorie de politiciens qui incarnent bien ce qu’on appelle communément le service public.

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Question d’argent

Les néo-démocrates ont la réputation d’être dépensiers par rapport à des partis politiques comme les conservateurs. Mais pour dépenser, encore faut-il de l’argent. Or les reportages en provenance d’Ottawa font valoir que le parti de Jagmeet Singh est pauvre comme Job et qu’il ne parvient pas à remplir sa cagnotte électorale. À 15 mois des élections de 2019, c’est une très mauvaise nouvelle pour le NPD qui n’a obtenu que 9 % des voix à l’élection partielle de lundi dans Chicoutimi-Le Fjord. Selon le Globe and Mail, une campagne électorale décente coûte environ 40 millions $. Le NPD devra donc emprunter pour garnir sa caisse électorale, mais le risque fera que les taux d’intérêt demandés seront beaucoup plus élevés.

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La peinture est maintenant refaite aux passages pour piétons près de l'Assemblée nationale...

Un coup de pinceau signé Régis

Dans ma chronique de dimanche dernier, j’avais signalé qu’à deux pas de l’Assemblée nationale, la peinture des passages pour piétons n’avait pas été refaite et était à peine visible. Le nouveau Code de la sécurité routière commande aux automobilistes d’y donner la priorité aux piétons, mais encore faut-il que ces passages soient bien identifiés. Bonne nouvelle, Régis Labeaume a fait donner un coup de peinture aux dits passages.