Le sergent Jean-Philippe Tremblay, qui est également instructeur de tirs, m’a enseigné comment tenir mon arme.

Envoyée au front

CHRONIQUE / Je n’avais jamais touché à une arme à feu de ma vie. Et j’ai eu droit à tout un baptême, jeudi matin, lorsque j’ai été invitée à essayer le simulateur de tirs des Forces armées canadiennes. J’ai donc pu tirer et tenir le C7A2, la principale arme utilisée par les soldats canadiens sur les champs de bataille.

Lorsque mon chef de nouvelles m’a envoyée à la couverture du simulateur d’armes légères de la Foire de l’emploi militaire, qui commence aujourd’hui à Place du Royaume, je m’attendais à essayer une petite arme pas trop lourde. Il faut préciser immédiatement que je suis loin d’être une experte en armes à feu et que je ne m’y intéresse pas plus qu’il ne le faut. J’ai donc été surprise en arrivant sur place, puisque l’arme utilisée pesait tout de même 10 livres et que je n’ai pas les plus gros biceps du monde. 

« Tu vas commencer par tirer sans que je t’enseigne comment faire. On va voir comment tu t’en sors avant de connaître les techniques de tir », m’a expliqué le sergent Jean-Philippe Tremblay, un fantassin qui s’est enrôlé dans les Forces il y a 14 ans. Le militaire, qui est également instructeur de tir, m’a donc envoyée au « front » sans me donner plus d’indications.

Je devais tirer cinq balles dans la cible virtuelle. Je ne voyais rien, puisque je m’étais collé l’oeil directement sur la lunette de visée, chose qu’on ne m’avait pas encore dit de ne pas faire... Sans grande surprise, je n’ai pas battu de records lors de ces cinq premiers tirs, enregistrant un score de 57,8 centimètres de diamètre sur ma surface de tir. 

Armée d’un C7A2, je devais viser dans les cibles virtuelles. Le simulateur sera ouvert à la population vendredi et samedi, sur le stationnement de Place du Royaume.

« Ce n’est quand même pas si mal, étant donné que tu n’as jamais tiré de ta vie. J’ai déjà vu bien pire ! », m’a lancé le sergent Jean-Philippe Tremblay. « Maintenant, je vais te montrer comment tenir ton arme, comment respirer entre chaque tir et comment te tenir. Il faut que l’arme fasse partie de toi. Il faut que tu sois à l’aise », a ajouté le sergent. 

J’ai donc rapidement appris que je ne devais pas regarder directement dans le viseur et que je devais me relaxer un peu, tout en respirant profondément. Mes techniques de yoga m’ont donc été d’une aide précieuse. Enfin, je voyais quelque chose dans la mire. Je ne tirais plus à l’aveuglette. 

Mon second score a été nettement meilleur, enregistré à 11,1 centimètres de diamètre. La note de passage est de 10 centimètres. Plus la surface de tirs est petite, plus la cible est atteinte. 

« C’est excellent ! », m’a félicité l’instructeur. « C’est certain que si tu tirais plusieurs fois, tu atteindrais la note de passage facilement », a ajouté Jean-Philippe Tremblay. J’aimerais d’ailleurs souligner que j’ai battu mon collègue photographe Rocket Lavoie, qui a pourtant l’habitude de regarder dans un viseur... Il a toutefois eu une bonne note de 13 centimètres. Mon chef de nouvelles, lui, a atteint une note de 6 centimètres dès sa première séance de tir. Bravo, cher Normand. 

Rocket et moi avons ensuite pu mettre nos « talents » à l’oeuvre, en participant à une simulation terrain, où les ennemis apparaissaient sur l’écran. Nous avons fait un véritable carnage, en abattant les soldats ennemis qui se dressaient devant nous. Mais bon, je crois que nous aurions également été atteints par balles si nous avions été sur un vrai champ de bataille...

Le capitaine Pierre Pelletier.

Le simulateur de tir d’armes légères de l’armée sera ouvert à la population vendredi et samedi, dans le cadre de la Foire de l’emploi militaire, qui aura lieu à Place du Royaume. La caravane du simulateur sera installée sur le stationnement du côté du Best Buy et monsieur et madame Tout-le-Monde pourront tester leurs habiletés de tirs. « La population pourra en apprendre davantage sur les façons de faire des militaires et sur les armes qu’ils utilisent. Le simulateur est réaliste et les gens pourront se soumettre à l’épreuve », a expliqué le capitaine Pierre Pelletier, commandant du centre de recrutement de Chicoutimi. 

Quant à la Foire de l’emploi militaire, qui a lieu une fois par année, elle sera organisée à proximité du Winners de Place du Royaume. Les visiteurs pourront ainsi en apprendre davantage sur les 100 métiers offerts au sein de Forces.