Quand le député fédéral Jean-Robert Gauthier se choquait, les choses bougeaient. Lorsqu’il se levait, les autres s’assoyaient.

Le «Eaton Centre»

CHRONIQUE / Radio-Canada Ottawa-Gatineau est revenue sur un 45e anniversaire dans son « Téléjournal » de dimanche dernier. Le 1er mars 1974, il y a 45 ans, le gouvernement fédéral proposait de transformer le centre-ville d’Ottawa et d’y construire un imposant complexe commercial.

Neuf ans plus tard, le Centre Rideau ouvrait officiellement ses portes.

Personnellement, je crois qu’on a anéanti l’âme de la rue Rideau en construisant ce centre. On a remplacé des commerces centenaires, démoli des édifices patrimoniaux, repoussé des boutiques achalandées et fermé des bars courus et populaires pour faire place à ce gros centre commercial. Puis, on a appelé ça : le progrès. J’aurais plutôt choisi le mot : désastre.

Mas bon. Encore l’éternel nostalgique en moi qui se manifeste. S’cusez-le.

Ce reportage de Radio-Canada m’a rappelé une lutte de la communauté franco-ontarienne. Une lutte que j’avais oubliée. Une de ces petites luttes qu’on livre, qui durent quelques semaines, quelques mois, et qu’on gagne en fin de compte.

C’était au début des années 1980, alors que la construction du Centre Rideau tirait à sa fin. Un jour, sans avertissement, les entrepreneurs ont annoncé que ce futur centre commercial ne porterait pas le nom de « Centre Rideau » tel que prévu, mais bien le « Eaton Centre ». Soit le même nom qu’un autre imposant centre commercial du centre-ville de Toronto. (Le magasin Eaton allait être l’un des principaux occupants de ce nouveau centre commercial d’Ottawa.)

On ne parlait même pas du Centre Eaton. L’endroit allait simplement s’appeler le « Eaton Centre », en anglais, point à la ligne.

Un Franco s’est levé. Un député fédéral d’Ottawa-Vanier du nom de Jean-Robert Gauthier. Et lorsque Jean-Robert se choquait, les choses bougeaient. Lorsqu’il se levait, les autres s’assoyaient.

Les francophones d’Ottawa se sont rangés derrière leur député et, quelques semaines plus tard, les entrepreneurs abdiquaient. Ce nouveau centre commercial allait bel et bien s’appeler le Centre Rideau.

Autre victoire pour Jean-Robert. Autre victoire pour les Francos. Autre beau chapitre d’écrit dans le grand livre des luttes franco-ontariennes…

Assez de l’hiver ?

On change de sujet…

Vous en avez assez de l’hiver ? Assez d’entendre parler du déneigement ou du manque de déneigement ? Assez d’entendre parler des nids-de-poule, du facteur vent, des avertissements apocalyptiques de MétéoMédia et des bancs de neige hauts comme les tours Brigil ? Oui ? Moi aussi.

Alors voici un rappel qui vous encouragera et qui, je le souhaite, vous décrochera un petit sourire en ce froid matin de la dernière journée de février : on avance l’heure dans 10 dodos.

Et lorsqu’il fait encore jour à 19 h, on sait que le printemps est à nos portes et qu’il s’apprête à entrer.

Donc dix courts dodos et tout ira déjà mieux.

Et la planète ?

Petite observation environnementale en terminant…

Les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) n’offrent plus de sacs à leurs clients depuis de nombreuses années. Pas de plastique, ni de papier. Apportez votre propre sac et faites votre petite part pour sauver la planète. Et c’est bien ainsi.

Or… Dans quoi la nouvelle Société québécoise du cannabis (SQDC) vend-elle ses produits ? Réponse : dans des contenants faits de… plastique. De plastique rigide. Cherchez l’erreur.

Voilà. C’était ma petite observation environnementale de l’année. De rien, planète.

Ah puis tenez, voici en boni une deuxième observation, du champ droit celle-ci :

Lorsque j’arrête à une station-service pour faire le plein d’essence et que j’effectue un paiement préautorisé à la pompe, suis-je le seul à avoir la curieuse impression qu’il n’y a plus d’essence qui coule dans le réservoir durant les derniers 50 cents ?

On jase, là.