Denis Gratton
Qu’attend le commissaire de la LNH Gary Bettman pour tracer une croix sur la saison 2019-2020 ?
Qu’attend le commissaire de la LNH Gary Bettman pour tracer une croix sur la saison 2019-2020 ?

La partie est finie, Gary

CHRONIQUE / Qu’attend le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH) Gary Bettman pour tracer une croix sur la saison 2019-2020 ? Un miracle ? Un vaccin magique sorti de nulle part ? Une période de temps supplémentaire ?

C’est fini, Gary. Laisse tomber, lâche le morceau. Car même si la saison régulière et les séries éliminatoires reprenaient en juillet, en août ou en septembre, la grande majorité des amateurs n’y seraient pas. Ni dans les arénas ni devant la télé.

Ce n’est pas moi qui le dis. L’Institut Angus Reid a effectué un sondage auprès de 6 500 Canadiens du 1er au 6 avril dernier.

La question: Une fois cette pandémie vaincue, quel geste attendez-vous avec impatience de poser ? Les répondants avaient droit à deux réponses.

Aux 8e et 9e rangs d’un palmarès de neuf réponses, donc en queue de peloton, on retrouve les réponses: «regarder les sports en direct à la télé» (7 % des répondants), et «assister à un match de hockey, football, à un concert, spectacle, etc.» (6 %).

La LNH peut bien tenter de compléter sa saison à l’été si elle le désire, mais pratiquement personne ne sera dans les gradins. Ni devant la télé. Et personnellement, une fois cette crise derrière nous, je pense que je m’en ficherais pas mal d’une série pour la coupe Stanley en plein été entre (insérez vos équipes préférées ici). Passons à la prochaine saison, bref.

Les résultats de ce sondage ne me surprennent pas. Qui voudrait aller s’entasser dans un stade une fois cette pandémie vaincue ? Il y aura méfiance. Il y aura des craintes et elles persisteront pendant un certain temps. Chat échaudé craint l’eau froide, dit-on. C’est tout à fait naturel, c’est normal et, dans ce cas-ci, le gros bon sens le dicte.

«It’s over Gary». Tire la plug. On se reverra en octobre si le virus nous le permet. (Et en espérant qu’Alexis Lafrenière sera repêché par les Sénateurs d’Ottawa d’ici là…).

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Alors, ce sondage ? Quel est le geste que les Canadiennes ont hâte de poser ?

Étreindre très fort un être cher, un parent, un ami. C’est ce que près de la moitié (45 %) des Canadiens ont répondu. C’est touchant.

«Reprendre contact avec les gens» vient en deuxième position avec 34 % des réponses. Mais pas nécessairement reprendre contact avec nos collègues de travail puisque seulement 16 % des Canadiens ont répondu que «retourner au travail» est le geste qu’ils attendent avec impatience de poser. C’est à se demander si le télétravail deviendra la norme. Et pourquoi pas ? Les gens semblent y prendre goût, si on se fie à ce sondage.

Bonne nouvelle pour les restaurateurs et propriétaires de bar et de café: 31 % des répondants ont offert cette réponse, c’est-à-dire que presqu’un Canadien sur trois a hâte de vous revoir et de retourner dans vos établissements.

Moins bonne nouvelle pour l’industrie du tourisme d’ici et d’ailleurs: seulement 16 % des Canadiens ont indiqué que de «partir en vacances» sera leur priorité une fois cette pandémie derrière nous. La situation changera sûrement une fois l’économie rétablie. Mais la patience sera de mise, il va sans dire…

Enfin, 11 % des répondants ont hâte d’aller magasiner. (Souhaitons qu’ils magasinent «local»). Et 9 % des gens attendent avec impatience de retourner au gymnase et/ou à leurs classes de conditionnement physique.

Et vous, amis lecteurs ?

Et vous, chères lectrices, chers lecteurs ? Quel geste attendez-vous avec impatience de poser une fois que ce satané virus sera enfin disparu ? Sous-question: selon vous, qu’est-ce qui ne sera jamais plus comme avant une fois cette crise passée ?

Je vous rappelle mon adresse courriel: dgratton@ledroit.com. Je suis aussi sur Facebook (en privé s’il vous plaît).

Vous répondez à l’une de ces questions - et pourquoi pas aux deux - et je vous reviens dans une prochaine chronique avec un résumé des réponses reçues.

D’ici là, prenez soin de vous. Paraît que ça va bien aller.