Santé publique Ottawa a annoncé dimanche qu’elle enquêtait sur un deuxième cas de rougeole dans la capitale.

À faire rougir de peur

CHRONIQUE / C’est ce qu’on appelle «avaler son café de travers».

Je lisais mon Droit lundi matin, comme tous les matins. Les yeux encore à moitié fermés, la tête encore un peu embrouillée, le corps encore un peu ankylosé. Pas drôle, vieillir. Mais un peu de café et tout rentrera dans l’ordre.

Seigneur ! La page 4 est déprimante ce matin. Présumé matricide dans le secteur Vanier, peut-on y lire. Le drame serait survenu dans un logement de la rue Joliette. Mais c’est à moins d’un kilomètre de chez moi, ça. Plutôt inquiétant.

Deux hommes poignardés, un à Gatineau, l’autre à Ottawa, apprend-on dans le texte en bas de page. Et pour ajouter aux mauvaises nouvelles, on nous annonce qu’un motocycliste s’est tué à Ottawa samedi après-midi.

Triste week-end, c’est le moins quoi puisse dire. Passons vite à la page 5.

« Deuxième cas de rougeole à Ottawa », titre-t-on dans cette page. Tiens, tiens. De quel coin d’Ottawa s’agit-il cette fois-ci ? Je lis : « Les personnes présentes aux endroits et aux moments suivants étaient potentiellement exposées au virus de la rougeole lié au deuxième cas : le 29 mars, 14 h – 18 h 30, Loblaws, 100 avenue McArthur… »

Et c’est juste là, juste à ce moment-là, à la lecture de ces derniers mots, que le café est passé de travers pour faire des sauts périlleux dans ma gorge.

Mais… j’étais à ce Loblaws de l’avenue McArthur le vendredi 29 mars entre 14 h et 18 h 30 ! Ai-je attrapé la rougeole ? Suis-je malade sans le savoir ? Vais-je mourir ?

Et en voilà une façon d’apprendre qu’on est peut-être atteint d’une grave maladie : dans le journal !

Lundi matin, on tente de « redémarrer la machine » pour une autre semaine de travail, et, en lisant paisiblement son journal pendant que le jour se lève, on apprend qu’on est peut-être atteint de la rougeole. Docteur !

Disons que j’ai mis Le Droit momentanément de côté pour vite aller visiter le site de Santé publique Ottawa. Et quel soulagement d’y lire les mots suivants : « …les personnes nées au Canada en 1970 ou avant sont protégées contre la rougeole ». Ouf !

Je suis retourné à mon Droit et à mon café en me disant que de vieillir n’est parfois pas si pire que ça…

La popote a besoin d’aide

La Popote roulante de Hull a besoin de bénévoles. Elle manque de gens pour faire la distribution des repas du midi à ses bénéficiaires du secteur Hull.

Ça vous dirait de donner quelques heures par jour pour une bonne cause ? Parce que croyez-moi, c’est une très bonne cause.

J’ai accompagné deux livreurs de la Popote roulante pendant une distribution du midi, il y a deux ans. Voici ce que l’un d’entre eux, un prénommé Martin, m’a raconté entre deux livraisons : « On ne parle jamais de ces pauvres gens, a-t-il dit en parlant des bénéficiaires. Ces gens vivent dans l’ombre, sans déranger. Ils veulent être autonomes et rester chez eux le plus longtemps possible. Et si notre petite contribution comme bénévole peut les aider à rester dans leur domicile un peu plus longtemps, c’est bien tant mieux. Ils n’engorgent pas le système. Et on aide aussi leur famille, leurs proches, qui peuvent aller travailler ou vaquer à leurs affaires en toute quiétude en sachant qu’un repas chaud sera livré à leur proche. Et si le bénéficiaire est malade ou ne se sent pas bien, on le signale immédiatement. On aide beaucoup de gens, finalement. »

C’est tout ça, être bénévole à la Popote.

Pour devenir bénévole : 819-778-2900 ou popote@benevoles-outaouais.org

Soirée en hommage à Conrad

Quoi, Salomon ? Que me dis-tu, mon vieil ordi ? Que j’ai reçu un courriel du greffier du village de Casselman ? Mais que me veut cet employé de Conradville ? Allons voir.

« Cher M. Gratton,

« Dans le but de célébrer les nombreuses années de monsieur Conrad Lamadeleine en tant que maire du village de Casselman, vous êtes cordialement invité au Banquet de reconnaissance du samedi 27 avril 2019. »

Vraiment ? On m’invite à une soirée en l’honneur de ma muse, le seul et unique Conrad Lamadeleine ? Celui qui a « coloré » plusieurs de mes chroniques au fil des ans ?

Eh bien. Merci beaucoup. C’est gentil de penser à moi. Mais juste une petite question comme ça en terminant.

En a-t-on parlé à M. Lamadeleine avant de me faire parvenir cette invitation ?