L’auteure de cette chronique, Hélène Girard, est directrice du Centre historique des Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil.

125 ans d’histoire de femmes à partager

CHRONIQUE / La Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars de chaque année dans tous les pays du monde. Célébrer cette journée, c’est prendre le temps de souligner leurs réalisations, mais c’est aussi se mobiliser pour que toutes les femmes accèdent à l’égalité, qu’elles aient droit à des emplois bien rémunérés et à de meilleures conditions. Les femmes se retrouvent encore très vulnérables à la pauvreté. Elles sont encore trop souvent victimes de violence physique, verbale et sexuelle.

Ne pouvant demeurer insensibles à tout cela, nous comprenons pourquoi il est important de souligner cette journée internationale. Tant et aussi longtemps qu’une seule femme ne sera pas justement respectée dans sa dignité humaine, et que l’égalité entre les femmes et les hommes ne sera pas une réalité, il faudra continuer de nous entraider, tout en invitant les hommes à prendre conscience de tous ces faits.

125 ans de présence ici et ailleurs

Cette année, pour célébrer cette journée, le comité de la condition des femmes et du partenariat du diocèse de Chicoutimi s’est joint au Centre historique des Soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil pour souligner le 125e anniversaire de cette congrégation. Une belle occasion de se rappeler l’implication et la présence de ces femmes dans notre région, ailleurs au Québec et dans certains pays du monde.

La Congrégation des Soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Chicoutimi a été fondée le 4 novembre 1894 par Monseigneur Michel-Thomas Labrecque et Françoise Simard.

Depuis les origines de la communauté, ces femmes religieuses se sont consacrées à l’éducation des enfants dans la majorité des écoles paroissiales du diocèse, qui, à l’époque, allait de la basse Côte-Nord jusqu’aux limites du Lac-Saint-Jean. Plus tard, elles ont soutenu activement les femmes en offrant aux jeunes filles la possibilité de prolonger leurs études. En 1945, elles ont ouvert un Institut familial et deux ans plus tard, une École normale. Elles ont contribué ainsi à l’éducation et au progrès de la société.

Ces femmes religieuses sont parties en terres étrangères, plus spécifiquement en Ouganda (1937), au Chili (1964) au Congo (1970), au Sénégal (1973), au Rwanda (1977) et en Tanzanie (1995).

Des religieuses vivant dans l’aujourd’hui de la société

Avec le passage du temps et la société qui a changé dans les années 1960, elles ont été appelées à évoluer et à redéfinir leur mission éducative. Aujourd’hui, ne portant plus l’habit religieux, elles se font plutôt discrètes, mais elles sont toujours présentes. Que font-elles ? Comment vivent-elles ensemble ? Comment se perçoivent-elles dans la société actuelle ? Est-ce que la vie religieuse a toujours un sens aujourd’hui ?

Plusieurs employés et employées travaillent auprès de ces religieuses. Comment les perçoivent-elles ? Qu’est-ce que cela apporte de travailler auprès de ces femmes ?

Voilà des questions actuelles qui alimenteront l’activité que nous tiendrons le 8 mars à l’hôtel Le Montagnais.

Une chance de découvrir ces femmes d’exception, qui ont su s’adapter avec courage aux divers changements de la société, et surtout qui ont donné leur vie afin de promouvoir l’éducation des jeunes de notre grande et belle région.

Hélène Girard, directrice du Centre historique des Soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil

Claudia Dallaire, responsable de la condition des femmes au diocèse de Chicoutimi