Patrick Duquette

Ouin, pis?

CHRONIQUE / Ce vieux discours d’Andrew Scheer où il s’oppose au mariage gai m’a fait réaliser à quel point les mentalités ont évolué à une vitesse folle depuis 15 ans.

Les libéraux ont abondamment partagé cette vidéo datant de 2005, jeudi, où le chef conservateur expose ses arguments à l’encontre du mariage entre personnes de même sexe.

Patrick Duquette

La paire de bas

CHRONIQUE / Ceux qui ont le «malheur» d’être généreux en donnant régulièrement à des organismes de charité savent de quoi il en retourne. Bien souvent, ils seront inondés de bidules et de cadeaux non sollicités par l’organisme en question.

C’est arrivé à un ami lecteur. Dans un élan de bonté, il a fait un don de 100 $ à la Croix-Rouge canadienne, le printemps dernier, alors que les inondations chassaient des milliers de Québécois de leurs foyers. Touché par le sort de ces sinistrés transis et trempés, mais aussi par l’excellent travail de la Croix-Rouge, il a voulu contribuer… sans rien attendre en retour.

Patrick Duquette

Un goût amer d’injustice

CHRONIQUE / Même un très bon règlement municipal peut créer son lot d’injustices. Parlez-en à Andrée Lavoie. Son compte de taxes municipales a explosé de 81 % cette année en raison de la nouvelle taxe sur les terrains vagues desservis à Gatineau.

Cette nouvelle taxe visait au premier chef les vastes stationnements et les grands espaces vides du centre-ville. 

Comme je le disais, c’est une bonne taxe, destinée à forcer les gros joueurs immobiliers à développer leurs terrains.

Patrick Duquette

Je vous souhaite la paix, madame

CHRONIQUE / Il nous arrive encore de recevoir au Droit des lettres écrites à la main et envoyées par la poste comme au bon vieux temps. Des missives parfois très touchantes comme celle de Paulette Proulx. Elle débutait avec un avertissement en lettres majuscules : ATTENTION AUX LIVRES DE SIGNATURES !

La dame relate qu’après le décès de son mari, elle s’est retrouvée devant un fait accompli : on n’a pu lui remettre le registre de signatures qui accompagne le défunt tout au long des funérailles.

Patrick Duquette

Dans le costume de la princesse

CHRONIQUE / Une heure du conte pour de jeunes enfants avec… une drag queen ? Pourquoi pas!

C’est l’activité inusitée qui se tiendra ce samedi dans un centre communautaire du quartier de Bells Corner — un fief pourtant réputé très conservateur de l’ouest d’Ottawa.

Patrick Duquette

Jouer moins, dormir plus

CHRONIQUE / Vos enfants manquent de sommeil et jouent trop longtemps sur leurs écrans ?

C’est un coquetel qui risque de les rendre plus impulsifs et de leur faire prendre de mauvaises décisions, ont découvert des chercheurs de l’institut de recherche du CHEO à Ottawa.

Patrick Duquette

Le joggeur écologique

CHRONIQUE / Des gens l’aperçoivent tôt le matin faire son jogging dans le secteur Buckingham. Un monsieur dans la soixantaine qui traverse les rues en courant d’un bord à l’autre, ramassant tous les déchets sur son passage. Aussi petits soient-ils !

Son ardeur à nettoyer les rues ne passe pas inaperçue. 

Sur les médias sociaux, les gens s’émerveillent de son sens civique. 

Et s’interrogent sur l’identité de ce mystérieux joggeur à la conscience environnementale aiguisée.

Patrick Duquette

Tirer le mauvais numéro

CHRONIQUE / Histoire tragique à l’hôpital de Gatineau : un octogénaire meurt après qu’on lui ait administré par erreur un puissant médicament à base d’opioïdes.

La méthadone qu’une infirmière auxiliaire a donnée par voie orale à William Madaire, 85 ans, ne lui était pas destinée. 

L’opioïde était prescrit pour une autre patiente qui occupait précédemment la même chambre que lui.

Patrick Duquette

Attention, la SPCA est là...

CHRONIQUE / «Bonjour, je m’appelle Laurianne de la SPCA de l’Outaouais. Je suis ici pour recenser vos animaux… »

Depuis le début de l’été, des agents de recensement de la SPCA cognent à toutes les portes de Gatineau pour recenser les chiens et les chats. 

Un métier parfois ingrat, qui leur vaut d’en voir et d’en entendre de toutes les couleurs.

Patrick Duquette

Mais pourquoi vivre sans cellulaire?

CHRONIQUE / Et vous, pourriez-vous vivre sans votre téléphone cellulaire et les médias sociaux ?

Ma collègue Isabelle Pion de La Tribune a interrogé des irréductibles qui résistent encore et toujours à l’envahisseur numérique. Des gens qui n’ont pas de cellulaire et n’en veulent pas. 

Des gens qui refusent d’adhérer aux médias sociaux. Et qui affirment se sentir plus libres ainsi.

Patrick Duquette

Le mystère des poissons morts

CHRONIQUE / On dirait le titre d’un roman policier, non ?

Pendant mes vacances, je me suis passionné pour le mystère de ces milliers de poissons morts découverts le long de la rivière à Gatineau. 

Un drame écologique plein de rebondissements inattendus et toujours inexpliqué à ce jour.

Patrick Duquette

Il ne manque que les placoteux

CHRONIQUE / Donc j’ai testé les placotoirs de la Ville de Gatineau. Les quoi, dites-vous ? Les placotoirs. Des endroits publics où il est possible de placoter entre citoyens. La municipalité a aménagé 4 placotoirs sur le bord de rues passantes, cet été. Histoire de tester le concept.

Si ça marche ? Issssh.

Patrick Duquette

La fin du gazon

CHRONIQUE / S’il est une chose qui remplissait mon père de fierté, c’est la vision d’un gazon vert et tondu aussi ras que le court central de Wimbledon. Pour toute une génération, une pelouse bien grasse et exempte de mauvaises herbes était le symbole même de la prospérité.

Je parle de mon père, mais je pourrais aussi parler de mon beau-père. Il entretenait la même affection pour les pelouses bien entretenues. Fierté qu’il a d’ailleurs transmise à sa fille. Dès qu’un pissenlit ou un trèfle blanc ose s’immiscer sur notre parterre, ma blonde commence à taper du pied. Le message est clair : faudrait passer la tondeuse.

Patrick Duquette

Donnez-nous des permis!

CHRONIQUE / Le président de Junic Construction, Nicolas Tremblay, n’en peut plus des excuses des politiciens à propos de la crise du logement à Gatineau. Des excuses qui font fi d’une réalité bien simple à son avis : la Ville de Gatineau met trop de temps à émettre de nouveaux permis de construction.

Le vase a débordé l’autre jour quand il a entendu dire au bulletin de nouvelles que le secteur privé n’était pas capable de fournir à la demande. D’exaspération, il a donné un coup sur le volant.

Patrick Duquette

Pelleter ses problèmes chez le voisin

CHRONIQUE / En voyant apparaître de vieux meubles près du conteneur à déchets installé derrière son commerce du boulevard Maloney, à Gatineau, Alexandre Daoust a poussé un soupir.

« C’est toujours plate de voir des résidents laisser leurs meubles derrière les commerces de Gatineau. Surtout que les commerçants doivent souvent payer une surcharge pour les faire enlever », a écrit le propriétaire de la boutique Mode Mobile sur son compte Facebook.

Patrick Duquette

Intimidation dans les coops: des leçons à tirer

CHRONIQUE / Il y a des leçons à tirer des excellents reportages de mon collègue Mathieu Bélanger sur le climat d’intimidation qui régnerait dans des coopératives d’habitation de Gatineau.

Des milliers de Gatinois habitent dans des coopératives d’habitation. Un milieu où, en principe, tous les membres résidants sont égaux entre eux lorsque vient le temps de gérer les affaires courantes et les immeubles.

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Patrick Duquette

Des enjeux nationaux en Outaouais

CHRONIQUE / C’est ce qui s’appelle se faire prendre au mot !

Vous vous souvenez de François Legault en campagne électorale, alors qu’il courtisait le vote de l’Outaouais ? Si je suis élu premier ministre, votre région ne sera plus l’éternelle oubliée du Québec, jurait-il.

Patrick Duquette

Mieux qu’un radiateur pour le château Laurier ?

CHRONIQUE / Le projet d’agrandissement du Château Laurier à Ottawa ? J’en pense comme l’architecte de renom, Phyllis Lambert. Elle a comparé la boîte carrée qu’on veut ajouter à l’hôtel historique à un radiateur. Ou à une prison.

Même le maire d’Ottawa, Jim Watson, a critiqué le projet d’agrandissement de l’entreprise Larco Investment. Il compare l’annexe projetée de 7 étages et 147 chambres à… un « conteneur maritime ».

Patrick Duquette

Se loger, plus dur que d’arrêter de boire

CHRONIQUE / Crise du logement, dites-vous ?

La pire depuis 15 ans à Gatineau, affirment sans hésiter les organismes communautaires. Et ce sont les plus vulnérables qui en font les frais.

Parlez-en à Steve (nom fictif), un Gatinois de 52 ans qui s’est repris en main au cours de la dernière année après avoir sombré dans l’alcoolisme.

Il a vécu dans la rue pendant un bon moment. Après cinq thérapies et autant de rechutes, les policiers ont fini par le retrouver dans un fossé, à demi mort de froid, l’automne dernier.

C’est à l’hôpital, dans les jours qui ont suivi, que Steve a décidé de cesser de boire. Il s’est inscrit à un programme de réinsertion du Gîte Ami. Avec l’aide d’intervenants, les itinérants comme lui ont trois mois pour se trouver un emploi et un toit.

Steve s’est inscrit à ce programme sans se douter que l’étape la plus difficile ne serait pas d’arrêter de boire… mais bien de se trouver un logement à la toute fin !

Parce que non seulement cet ancien infirmier a-t-il cessé de consommer – « J’en suis à ma 57e journée d’abstinence ! », précise-t-il fièrement – il s’est dégoté un emploi de préposé en santé mentale. Sobre et avec un boulot stable, il croyait pouvoir se dénicher un logement sans trop de problèmes.

Erreur !

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Il a eu beau passer des journées entières à éplucher les petites annonces sur Kijiji ou Logis Québec, à faire des téléphones l’un après l’autre, rien à faire. « Le marché est extrêmement difficile, constate-t-il. La tornade dans le Mont-Bleu, et ensuite les inondations, ont fait monter les loyers de manière incroyable. Les proprios ont le luxe de choisir qui ils veulent. »

Certains propriétaires ne se gênent d’ailleurs pas pour faire de la discrimination au grand jour. Sur leurs petites annonces, ils avertissent n’accepter que certaines ethnies, découragent des familles, exigent des preuves de revenu stable, refusent des étudiants, des prestataires d’aide sociale ou des chômeurs…

Autant de pratiques illégales, dénoncées par des organismes. Tout cela, Steve l’a constaté sur le terrain. « Si t’es sur l’aide sociale, tu n’as pratiquement aucune chance de te trouver un logement. La première question qu’on te pose, c’est : “Es-tu sur l’aide sociale ? Juste avant “Fumes-tu ?” et “As-tu des animaux ?” »

Après avoir fait tant d’efforts pour sortir de la rue, Steve risquait de se retrouver au point de départ. La période de réinsertion arrivait à échéance. Et il n’avait toujours pas de logement. Il n’est pas le seul dans sa situation au Gîte Ami, dit la directrice générale, Lise Paradis.

« On leur offre un programme de trois mois avant de les remettre en logement, explique-t-elle. Le problème, c’est qu’il n’y a plus de logements abordables au bout de l’équation. Les logements sur le marché sont trop chers et nous n’avons rien à leur offrir au Gîte où nous sommes déjà au maximum de notre capacité ».

Steve a eu de la chance. Quelques jours après la fin du programme, il a reçu un appel. On acceptait de lui louer une chambre dans un 4 et demi du secteur Hull.

« Le propriétaire m’a laissé une chance parce que j’avais un emploi et qu’il connaissait la résidence où j’allais travailler, se réjouit Steve. Le loyer est raisonnable : 560 $ par mois, chauffé, éclairé, meublé. Il y a même de la vaisselle et un grand walk-in ! D’accord, je n’ai ni la télé ni le câble. Mais au moins, j’ai un endroit où habiter ! »

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Vivre dans la promiscuité

CHRONIQUE / La crise du logement à Gatineau, Apolinaire Kattou Yapo la connaît bien. Trop bien.

Cet immigré ivoirien rêve de quitter le logement trop petit et mal aéré qu’il habite avec sa famille au sous-sol d’un bloc du boulevard Gréber.

Il vit avec ses cinq enfants (5 à 17 ans) dans ce deux chambres à coucher de l’Office d’habitation de l’Outaouais (OHO) qui n’a rien de plus spacieux à lui offrir pour l’instant.

La plus vieille dort sur le canapé du salon. Lui-même partage sa chambre avec les deux plus jeunes. Un frère et une sœur partagent l’autre chambre disponible.

La promiscuité est parfois difficile à gérer. « Et la nuit, c’est tout un calvaire pour arriver à dormir », raconte M. Kattou Yapo.

Père monoparental, il travaille à temps plein comme préposé aux bénéficiaires. Ses temps libres, il les passe à chercher un meilleur endroit où loger sa progéniture.

« J’ai fait plus de 150 appels pour nous trouver un logement. Je suis allé sur Kijiji, j’ai fait des listes, j’ai appelé chez Brigil, dans des coopératives d’habitation. Souvent, mes enfants trouvent un numéro de téléphone sur une annonce de logement à louer. Ils vont même faire des visites sans moi à l’occasion ! »

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Dans son cas, ce n’est pas l’argent le problème. « Je ne me rends jamais à l’enquête de crédit. Dès que je dis que j’ai cinq enfants, on me rappelle pour me dire que le logement n’est plus disponible, qu’il vient d’être loué à quelqu’un d’autre… On trouve toutes sortes de raisons. »

Son bail avec l’OHO se termine le 1er juillet. « Après, il n’y a rien à l’horizon, laisse-t-il tomber. Le bail est fini et je n’ai pas pu le renouveler. Le propriétaire attend que je déménage avant de le louer à quelqu’un d’autre. On ignore s’ils accepteront qu’on reste après le 1er juillet, si on ne trouve rien d’autre. »

Il a plaidé sa cause auprès du conseil municipal de Gatineau et du système de santé. Quand le premier ministre François Legault est débarqué en Outaouais, début juin, il était aux côtés de François Roy de Logemen’Occupe pour revendiquer de l’aide au loyer.

Vivre dans l’incertitude mine le moral de sa famille. Son salon est encombré de matelas et de matériel qu’il s’est procuré en attendant de déménager dans un logement plus grand. Avec l’aide des enfants, il a commencé à faire des boîtes. Mais le cœur n’y est pas.

« Le 1er juillet, c’est presque demain ! La date approche et ça nous met une pression énorme, raconte le père. Je suis toujours en train de courir, entre le travail et la recherche de logement. C’est difficile à vivre. Les enfants me demandent souvent ce qui va se passer. On est tous anxieux à la maison. »

+
PRÉCISION

Les Habitations de l’Outaouais métropolitain ont tenu à apporter des précisions à la suite de la chronique «Vivre dans la promiscuité» publiée dans notre édition du samedi 22 juin. M. Apolinaire Kattou Yapo est locataire d’un logement de HOM (géré par l’Office d’habitation de l’Outaouais). L’organisme tient aussi à préciser que M. Kattou Yapo a volontairement résilié son bail au mois de mars. «Les agentes de HOM lui ont conseillé de trouver un logement avant de résilier un bail, surtout dans le contexte de la pénurie actuelle», précise l’organisme. HOM affirme également lui avoir proposé dernièrement de renouveler son bail.

Patrick Duquette

Des mesures d’exception nécessaires

CHRONIQUE / La grande journée de déménagement du 1er juillet risque d’être particulièrement pénible cette année en raison de la crise du logement.

Au point où plusieurs organismes communautaires s’entendent sur la nécessité de mesures d’exception afin d’y faire face. 

Parmi ces moyens, l’ouverture d’un centre d’hébergement temporaire figure en tête de liste, selon des organismes comme Logemen’Occupe, le Gîte Ami ou encore le CIPTO.

Ce ne serait pas la première fois que la Ville de Gatineau ouvre un tel centre pour accueillir les « sinistrés » du 1er juillet.

Entre 2002 et 2004, la municipalité avait réquisitionné à cette fin le centre communautaire Père-Arthur-Bériault alors qu’une autre grave crise du logement frappait l’Outaouais urbain.

L’ouverture d’un centre d’hébergement d’urgence présente plusieurs avantages, indique François Roy, coordonnateur de Logemen’Occupe.

« C’est plus facile d’intervenir auprès des familles et de les aider à se relocaliser rapidement si elles sont toutes abritées dans un même centre », a-t-il expliqué.

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Vivre dans la promiscuité

La tornade du Mont-Bleu et les inondations ont aggravé la crise du logement qui frappe de plein fouet les locataires à faibles revenus de Gatineau. 

Les organismes qui offrent du logement de dépannage sont débordés. « Chez nous, les délais de séjour ont augmenté ces dernières années. On a des familles qui sont en dépannage depuis plus d’un an », raconte François Roy de Logemen’Occupe.

Même son de cloche au Gîte Ami. Le refuge pour sans-abri déborde depuis l’automne dernier. « On ne peut pas accepter plus que 60 personnes par nuit. Chaque soir, on doit refuser du monde. Et on n’a pas de solution de rechange à leur offrir », déplore Lise Paradis, directrice du refuge.

Pas étonnant que bien des sans-abri profitent du retour de la chaleur pour dormir dehors, à peu de frais. Les campings de fortune ont d’ailleurs recommencé à pousser aux abords du ruisseau de la Brasserie.

Outre l’ouverture d’un centre d’hébergement d’urgence, les organismes suggèrent aussi de mettre en place un guichet unique. Celui-ci permettrait de centraliser les demandes de logement et de mieux documenter la crise actuelle. Une autre demande consiste à bonifier le programme de supplément au loyer. Celui-ci permet aux ménages moins nantis de payer un loyer correspondant à 25 % de leurs revenus. Le gouvernement Legault s’est montré ouvert à une telle proposition.

Patrick Duquette

De héros à zéro

CHRONIQUE / Encore la semaine dernière, Doug Ford vantait son équipe de ministres. Un groupe de champions. Des All-Stars !, claironnait le premier ministre de l’Ontario. Jeudi, le chef conservateur passait son équipe « toute étoile » au tordeur lors d’un important remaniement ministériel. Voilà qui envoie un bien drôle de message. Mais faut-il s’en étonner ?

Dans le fond, pas vraiment. Depuis que ce gouvernement est au pouvoir, il nous a habitués à dire une chose et à faire le contraire. Parlez-en aux Franco-Ontariens. Ils en savent quelque chose !

Patrick Duquette

La beauté d’un tas de poubelles

CHRONIQUE / Vous avez vu cet artiste portugais à l’œuvre au centre-ville de Gatineau ?

Il s’appelle Artur Bordalo et il est reconnu mondialement pour transformer le contenu des poubelles en magnifiques œuvres d’art.

Patrick Duquette

Un affreux terrain vague

CHRONIQUE / C’est le syndrome du « pas dans ma cour » dans toute sa splendeur. Vingt-six citoyens pourraient bloquer, à eux seuls, un projet d’habitation de 100 millions à Gatineau.

Pourtant, toute la population du centre-ville de Gatineau devrait avoir le droit de se prononcer sur la valeur du projet Bloome, que le groupe Kevlar veut ériger au coin du boulevard Saint-Joseph et Montclair.

Patrick Duquette

Investir dans la beauté

CHRONIQUE / Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Gatineau lancera un concours d’architecture de 2,6 millions pour la conception de la nouvelle bibliothèque Lucy-Faris dans le secteur Aylmer. Un exercice qui sera précédé d’un forum de réflexion destiné à mettre la population dans le coup.

Patrick Duquette

Les bons mots

CHRONIQUE / Marie-Claude Labrie a su trouver les bons mots. Les mots justes.

La médecin de famille de Gatineau a gagné le prix de la catégorie « écoute », la semaine dernière, au gala du CAVAC de l’Outaouais, un centre d’aide aux victimes d’actes criminels.

Patrick Duquette

Vidéo sexiste à l'UQO: au-delà des apparences

CHRONIQUE / Dans une vidéo controversée vite retirée du Web, l’Université du Québec en Outaouais recommande à son personnel d’éviter de porter des vêtements en « mode séduction » comme les décolletés plongeants, la bretelle spaghetti ou la minijupe.

Eh misère.

Quand on pense que cette vidéo de conseils vestimentaires s’inscrit dans un programme destiné à améliorer l’image de l’université… c’est à en pleurer. Il n’y a rien là-dedans pour redorer l’image d’une institution qui se cherche un second souffle depuis quelques années.

On ne fera pas longtemps le procès de la vidéo comme telle, une niaiserie sexiste, paternaliste et condescendante, dénoncée avec raison par les syndicats de professeurs et de chargés de cours. Qu’on ait pu financer la production d’une telle insignifiance avec des fonds publics — facture de 1100 $ — dépasse l’entendement.

Qu’on se rappelle que toutes les institutions d’enseignement postsecondaire du Québec viennent d’adopter une politique pour la prévention des violences à caractères sexuels. Et voilà que l’UQO diffuse cette vidéo perpétuant l’idée qu’une femme est en mode séduction si elle dévoile trop certaines parties de son corps.

Navrant et rétrograde.

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En fait, on peut vraiment se demander à quoi rime la diffusion de cette vidéo où une « styliste de mode » sortie d’on ne sait où s’étend en long et en large sur la manière de se vêtir « lorsqu’on dessert une clientèle étudiante ». Elle proscrit les bermudas, les pantalons taille basse, les gougounes et les cotons ouatés. Seul le veston semble trouver grâce à ses yeux — pourvu qu’on le porte avec un jean propre, des souliers soignés ou une ceinture de qualité. Les accessoires « cheapettes » sont à éviter, précise-t-elle.

Cheapettes ? Quand on pense que bien des étudiants universitaires tirent le diable par la queue… 

Jusqu’à preuve du contraire, personne n’a signalé un problème flagrant de laisser-aller dans l’habillement des profs d’université. Et même à supposer que ce soit le cas : il y a bien d’autres problèmes à régler à l’UQO avant de s’attaquer aux vêtements du personnel. Le climat est tendu depuis plusieurs années entre la direction et les employés. Ce n’est certainement pas en leur faisant la leçon sur leur apparence, sujet délicat s’il en est un, qu’on va améliorer les relations de travail. Il y a plus urgent.

Les grands projets de développement de l’UQO ont de la misère à progresser. Pendant qu’on se chicane à l’interne, le train passe ailleurs. De passage à Gatineau vendredi, le premier ministre François Legault a annoncé des investissements de 17 M$ en cybersécurité, dont une partie profitera au cégep de l’Outaouais. Encore rien pour l’UQO qui attend toujours l’argent pour réunifier ses deux campus et bâtir un nouveau pavillon.

Dans un milieu de travail plus sain, une vidéo qui dit comment s’habiller au personnel de l’UQO ne se serait jamais rendue dans l’espace public. Quelque part au sein de l’organisation, un employé aurait appelé le recteur pour lui dire : avez-vous vu ça ? Retirez donc ça tout de suite, ça n’a aucun bon sens. » Au lieu de cela, la vidéo a été diffusée largement. Les syndicats sont tombés à bras raccourci sur la direction, qui n’a eu d’autres choix que de la retirer du Web, la tête entre les jambes. Triste.

Patrick Duquette

Pour que votre opinion compte

CHRONIQUE / C’est facile de dire qu’on « consulte » la population. De se donner une belle image d’ouverture et de démocratie.

Mais quand une consultation sur le plus gros projet d’infrastructure de toute l’histoire de Gatineau n’attire que 70 personnes aux deux premières séances d’information, des questions se posent.

Patrick Duquette

D’ici la prochaine tornade

CHRONIQUE / Cette fois, j’y ai cru.

Quand l’alerte de tornade a bipé sur mon téléphone intelligent, dimanche soir, je suis aussitôt sorti sur la terrasse pour m’assurer qu’un tourbillon de vent furieux ne s’approchait pas de ma maison.