Le prix du véhicule électrique d’occasion sera moindre si la batterie est plus dégradée que prévu. La plupart du temps, les constructeurs garantissent les batteries de véhicules életriques pendant huit ans ou 160 000 km.

L’usure de la batterie des véhicules électriques influence la valeur de revente

CHRONIQUE / Étant donné la nouveauté sur le marché de l’automobile, il est encore difficile de déterminer la juste valeur de revente d’un véhicule électrique. Une chose est sûre : l’état de sa batterie est la base lorsque vient le temps de fixer le prix de vente.

Évidemment, le prix du véhicule sera moindre si la batterie est plus dégradée que prévu. La plupart du temps, les constructeurs garantissent les batteries de véhicules électriques pendant huit ans ou 160 000 km. 

«Toutefois, comme les premiers véhicules électriques mis en marché atteindront bientôt [huit ans], les fabricants devront être plus clairs sur la façon dont ils traiteront cette question. Un élément crucial puisqu’une batterie coûte au bas mot 8000 $ à remplacer. Un véhicule électrique usagé avec 90 % de son autonomie, ça se vend bien. Mais à 50 %, c’est moins attirant», avait déjà écrit CAA-Québec dans un communiqué envoyé en mars dernier.

«C’est un point majeur quand vient le temps de déterminer la valeur d’un véhicule d’occasion électrique», affirme Pierre-Olivier Fortin, porte-parole de CAA-Québec.

Pour cette raison, tous les centres d’inspection automobile accrédités (CIAA) par CAA-Québec peuvent établir un rapport d’état de la batterie. «Tous les CIAA ont tous un analyseur, un scanneur professionnel avec la prise OBD2, qui permet de recueillir les informations du véhicule», explique Denis Noël, technicien en recherche automobile chez CAA-Québec.

«Mis à part les modèles de Tesla, ces scanneurs peuvent recueillir les données du véhicule. Tesla a son propre protocole et ses propres prises. Dans le rapport, on peut établir le SOH [state of health] de la batterie qui varie selon le nombre de recharges et de décharges et qui donne le pourcentage de vie utile de la batterie. Cette information est souvent utilisée par les revendeurs sérieux de véhicules d’occasion pour déterminer ce qu’il reste dans la batterie», ajoute M. Noël.

Un rapport de l’état de la batterie peut être fait dans ces centres agréés (bit.ly/2Evt7GC) par CAA-Québec au coût de 176 $ (pour les membres) pour un véhicule à deux roues motrices. Il y a une surcharge de 25 % pour les non-membres de CAA-Québec. La tarification est aussi différente pour les véhicules à quatre roues motrices.

«On prend le virage vert», déclare M. Fortin. «Mais, on s’occupe toujours de l’assistance routière. Un véhicule électrique peut toujours avoir une crevaison à faire réparer ou avoir besoin d’une recharge d’urgence.»

Une clinique gratuite

En guise d’essai, CAA-Québec tiendra le samedi 1er juin une clinique gratuite de vérification de véhicules électriques dans la région de Québec.

Celle-ci se tiendra au garage B Lepage, à L’Ancienne-Lorette (1733, route de l’Aéroport). Il sera possible d’en savoir plus sur l’état de la batterie de son véhicule électrique ou son hybride rechargeable.

«Nous ferons tirer comme prix de présence une borne Flo d’une valeur de 1300 $, ainsi que des cartes-cadeaux du Circuit électrique, trois de 100 $», énumère M. Fortin. «Sur place aussi, il y aura une Tesla Model 3 ainsi que notre Hyundai Ioniq qui sert à la recharge d’urgence. Aussi, des pièces détachées de véhicules électriques seront exposées sur place. Les gens pourront également discuter avec des experts, car de plus en plus d’acheteurs de véhicules électriques sont maintenant monsieur et madame Tout-le-monde. Il n’y a pas si longtemps, c’étaient que des early adopters qui se procuraient des véhicules électriques.»