Paul-Robert Raymond
Selon Polestar, le concept Precept «représente la vision dont le constructeur entrevoit son avenir en montrant les trois piliers de la marque suédoise : la durabilité, la technologie numérique et le design».
Selon Polestar, le concept Precept «représente la vision dont le constructeur entrevoit son avenir en montrant les trois piliers de la marque suédoise : la durabilité, la technologie numérique et le design».

Le lancement du concept Polestar Precept lancement reporté à cause de la COVID-19

CHRONIQUE / Comme je l’avais souligné la semaine dernière, la pandémie du coronavirus a changé bien des choses dans le monde de l’automobile. Le lancement du concept Precept, de la division de Volvo Polestar, en est un exemple parfait.

Le dévoilement officiel du concept devait se dérouler au Salon de Genève le 3 mars dernier. Quarante-huit heures avant l’ouverture, le Salon a été annulé. La COVID-19 faisait son entrée en Europe.

Par contre, Polestar a présenté son concept en envoyant par courriel l’information et un lien vers une vidéo sur YouTube. Une façon qui risque d’être la norme pour les semaines et les mois à venir.

Dans cette vidéo de 7 minutes 34 secondes, le pdg de Polestar Thomas Ingenlath met la table et nous prépare à cette période hors de l’ordinaire.

«Nous ne pourrons pas prétendre que tout reviendra à la normale rapidement, en criant : “Que le spectacle continue!”» lance-t-il d’emblée. «Mais, étant donné que nous devrons rester en confinement et passer beaucoup de temps en ligne devant des écrans, nous avons pensé que nous pourrons vous apporter du divertissement, de l’information et des idées qui donneront certainement à réfléchir [avec cette vidéo]. Ce concept se traduit par un minimalisme high-tech qui redéfinit la beauté en cette ère de durabilité.»

Le concept Polestar Precept avait été présenté numériquement — c’est à dire en images de synthèse — en février dernier. «Il représente la vision dont Polestar entrevoit son avenir en montrant les trois piliers de la marque suédoise : la durabilité, la technologie numérique et le design», pouvait-on lire dans la documentation envoyée cette semaine accompagnant la vidéo tournée au siège social de Polestar à Göteborg, en Suède.

«Les gens me demandent toujours : “Quel est l’avenir de Polestar?” Bien sûr, nous ne montrons pas nos futurs modèles, mais Precept [qui signifie un manifeste des choses à venir, une déclaration, selon Polestar] démontre vers où nous irons. [… Ce n’est pas] une fantaisie ou quelque chose tiré d’un film de science-fiction. C’est notre réalité, à venir», a déclaré M. Ingenlath dans le communiqué envoyé.

Intérieur végane

Maintenant, parlons un peu plus du Precept. À part d’avoir l’allure d’une Tesla Model S ayant plus d’arêtes, le concept a d’abord la particularité de proposer un intérieur végane.

Végane? Eh oui, Polestar veut utiliser un matériau composite à base de lin, conçu par Bcomp. Ce matériau remplacerait plusieurs composantes faites avec du plastique vierge. Or, l’utilisation de ce matériau organique et de plastique recyclé réduirait le poids de l’aménagement intérieur de 50 % tout en réduisant de 80 % l’empreinte du plastique. Il aurait aussi la particularité de diminuer les vibrations jusqu’à 250 % et mieux se comporter durant un impact en raison de sa force et sa rigidité.

Le tissu pour la sellerie serait fait à 100 % de bouteilles de plastique PET recyclées. Le plastique recyclé entrerait aussi dans le textile servant à couvrir d’autres parties de l’habitacle.

Les tapis seraient tissés à partir de fils de Nylon 6, récupérés de filets de pêche. Ensuite, les résidus et du liège recyclé de l’industrie vinicole entreraient dans la composition de parties de sièges et des appuie-tête.

L’écran d’infodivertissement de 15 pouces à la verticale domine l’habitacle, alors qu’un second de neuf pouces offrant l’information vitale se trouve derrière le volant.

Parmi les autres technologies, notons un système qui suit les mouvements des yeux du conducteur afin de détecter la fatigue ou le manque d’attention. Bref, la vidéo vaut la peine d’être regardée.