Le Mazda CX-30 est basé sur la plateforme de la Mazda3. Finira-t-il par cannibaliser les ventes du CX-3?
Le Mazda CX-30 est basé sur la plateforme de la Mazda3. Finira-t-il par cannibaliser les ventes du CX-3?

Essai-éclair: Mazda CX-30

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Déjà présent dans la catégorie des multisegments compacts, Mazda en rajoute avec le CX-30. Bien qu’il ressemble à son autre modèle, le CX-3, le CX-30 est tout de même plus volumineux et plus spacieux.

Pourquoi? La réponse est que ce dernier est basé sur la plateforme de la Mazda3 et que le CX-3 a été conçu sur celle de la Mazda2 redessinée et présentée en 2015 au Salon de l’auto de Montréal. Hélas, ce dernier modèle ne s’est jamais rendu dans les salles de montre ici au Canada, car Mazda avait annulé sa mise en marché ici.

On retrouve alors dans le CX-30 le même confort et agrément de conduite que ceux de la Mazda3 Sport, mais tout en ayant la sensation d’être dans un VUS. De plus, la version à traction intégrale — comme celle essayée avec la GT — procure plus de plaisir dans la neige. Rappelons que la traction est également offerte dans les deux livrées moins coûteuses.

Aussi, deux motorisations sont proposées par Mazda, soit un quatre-cylindres de 2,0 litres ou un autre de 2,5 litres, toutes deux équipées de la technologie SkyActiv-G. Dans la version la plus coûteuse (la GT), ce même quatre-cylindres de 2,5 litres est doté de la déactivation de cylindres. Mazda annonce des cotes de 9,5 l/100 km en ville et de 7,4 l/100 km pour ce dernier moteur. Notre résultat diffère grandement en raison de la conduite urbaine en hiver, mais surtout parce que le moteur n’était pas rodé. Le véhicule était tout neuf lors de la réception.

Dans les deux autres motorisations, les cotes de consommation varient entre 8,9 et 9,9 l/100 km en ville et entre 7,1 et 7,7 l/100 km sur la route, selon s’il s’agit d’une traction ou d’une traction intégrale.

Le comportement routier du CX-30 se veut plus dynamique et plus souple que celui d’un CX-3. Là où l’on doit se poser la question, c’est de savoir si le CX-30 risque de cannibaliser les ventes du CX-3. La différence de prix se situe entre 2800 $ et 2900 $, selon les versions. Assez élevée peut-être pour certains, mais peut-être pas pour d’autres.

En ce qui concerne le confort des occupants, on peut affirmer que deux adultes et demi peuvent prendre place à l’arrière. Deux pour être plus confortable. Quant à l’aménagement intérieur, il est à la hauteur à ce que Mazda nous a habitué au cours des dernières années. Je me répète, mais plusieurs constructeurs pourraient prendre des notes…

Le hayon est moyennement spacieux, mais il offre plus d’espace que dans celui de la Mazda3 Sport. Enfin, un détail rarement abordé dans cette rubrique, mais il est important de souligner que le capot est lourd à soulever

Vers l’électrification

Finalement, le CX-30 ouvre la voie à l’avenir électrifié chez Mazda. Le constructeur prévoit de lancer sous peu un modèle électrique avec un moteur rotatif en guise de prolongateur d’autonomie dérivé du CX-30, le MX-30. Il est à souhaiter que ce modèle soit à la hauteur du CX-30 et ça promet. On a hâte de voir.

DONNÉES TECHNIQUES

Prix: de 23 950 $ à 33 850 $

Prix du modèle essayé: 33 850 $ (GT)

Moteur: L4 2,5 litres SkyActiv-G (moteur L4 2,0 litres SkyActiv-G aussi offert)

Puissance: 186 ch (138 kW) à 6000 tr/min (155 ch ou 115 kW sur L4 2,0 litres)

Couple: 186 lb-pi (252 N.m) à 4000 tr/min (150 lb-pi 203 N.m ou sur L4 2,0 litres)

Transmission: automatique à six rapports

Consommation réalisée: 12,1 l/100 km (conduite urbaine avec un moteur pas rodé).