Arts et spectacles

Le Marché blanc prend fin

Le Marché blanc, cette vente aux enchères au profit de la galerie almatoise Langage plus, prend fin vendredi à 18 h. Le concept est simple : des œuvres non signées et à vendre sont exposés dans une salle située au sous-sol de la galerie. Celui qui mise le plus haut montant deviendra l’heureux propriétaire d’une œuvre unique.

Selon la directrice artistique de la galerie, Mariane Tremblay, l’idée est d’acheter une œuvre qui nous plaît sans a priori. « Les œuvres n’ont pas nécessairement été créées par des artistes. Tous ceux qui sont membres de Langage plus peuvent en soumettre une. Comme elles sont anonymes, on mise vraiment sur un coup de cœur », précise-t-elle, quelques jours avant la fin des enchères.

Arts et spectacles

La crème du travail étudiant exposé au Lobe

Le centre d’artiste Le Lobe présentait jeudi la crème du travail des étudiants de deuxième année en arts visuels du Cégep de Chicoutimi, dans une exposition collective éphémère intitulée Pentagone.

Le Lobe organise cette exposition pour la troisième année, à la fin de la session d’automne. Les 15 étudiants du cours de Création en art actuel, donné par la professeure Cindy Dumais, ont eu à soumettre un dossier complet au Lobe. C’est un jury de professionnel qui a choisi les œuvres présentées jeudi.

Arts et spectacles

L’humoriste Coco Belliveau de retour à Saguenay

Coco Belliveau est une fille du Nouveau-Brunswick qui vit au Québec depuis quatre ans. Elle apprivoise encore sa terre d’adoption, que ce soit en visionnant des séries comme La petite vie, Dans une galaxie près de chez vous ou les œuvres complètes de Martin Matte. Malgré ces efforts, il lui arrive encore de vivre des étonnements qui sont source de plaisir, comme la première fois où l’humoriste a découvert la salle Le Cavô, située sur la rue Racine à Chicoutimi.

C’était il y a quatre mois, dans le cadre d’une sortie du collectif Minoutraillette dont elle fait partie aux côtés de Mathieu Blouin, Élianne Bonin et Marie-Christine Lemieux. « Je n’aurais jamais cru voir autant d’anarchistes au Saguenay. C’est rare de tomber sur un public aussi actif », a confié la jeune femme mercredi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Cinéma

Yalitza Aparicio, l’Indienne du Mexique qui a séduit Hollywood

LOS ANGELES — Yalitza Aparicio n’était pas venue pour les auditions, elle ne faisait qu’accompagner sa soeur. La voilà aujourd’hui sur les écrans du monde entier, à l’affiche de «Roma», le dernier film d’Alfonso Cuaron qui a déjà remporté le Lion d’or de Venise et pourrait décrocher un Oscar.

«Ce n’est pas quelque chose que je voulais vraiment ou dont je rêvais», a assuré à l’AFP la jeune actrice mexicaine, Amérindienne d’origine modeste. «À cause de votre milieu ou de vos origines, vous n’envisagez même pas de devenir actrice, de faire partie de ce monde qui ressemble à un rêve», explique-t-elle.

Yalitza Aparicio, 26 ans tout juste, venait d’obtenir son diplôme d’institutrice et cherchait du travail lorsqu’Alfonso Cuaron l’a remarquée, et recrutée.

Après «Gravity», film à gros budget qui avait récolté sept Oscars en 2014, le réalisateur mexicain souhaitait réaliser un projet bien plus personnel, le récit en noir et blanc de deux femmes qui ont marqué son enfance.

Cleo, domestique indienne qui tombe enceinte dès sa première relation sexuelle (interprétée par Yalitza Aparicio) et la mère du réalisateur (jouée par Marina de Tavira) que son mari va quitter pour une autre, vont devoir trouver leur voie dans les temps troublés du Mexique au début des années 1970.

«Éduquer les gens»

La mère de Yalitza Aparicio, qui l’a élevée seule dans une petite ville de l’État d’Oaxaca dans le sud du pays, travaillait comme domestique, ce qui a permis à la jeune femme d’appréhender les relations complexes unissant les serviteurs et leurs patrons.

«Pendant le tournage, j’ai vécu des scènes qui ont fait remonter des souvenirs, comme le besoin de mon personnage de protéger les enfants, de les préserver de la situation pour qu’ils n’en souffrent pas», dit-elle.

La première exigence de Cuaron pour sa distribution était de trouver des personnages ressemblant physiquement aux protagonistes de son enfance. «Et en plus, ils devaient avoir la même énergie», a expliqué le réalisateur à l’AFP.

Après de nombreux essais, Yalitza Aparicio a fini par incarner le rôle inspiré par Libo, la nounou d’Alfonso Cuaron, qui «pleure à chaque fois» qu’elle voit le film, assure-t-il.

L’actrice a rencontré la vieille dame avant le tournage: «Elle m’a seulement dit comment elle était rentrée dans la famille, quelle était sa relation avec elle».

Le travail de Yalitza Aparicio, qui n’avait jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma, a été applaudi par la critique et des acteurs aussi expérimentés que Tom Hanks ont salué sa performance.

Cuaron dit avoir eu pour «Roma» (le nom du quartier de Mexico où il a grandi) les «meilleurs acteurs» avec lesquels il lui a été donné de travailler.

Grâce à cette aventure, «j’ai compris qu’à travers le cinéma, on peut aussi éduquer les gens, de manière plus massive», a affirmé l’institutrice, qui attend de voir si d’autres propositions de film lui seront faites.

Dans l’immédiat, elle savoure l’instant, fait d’applaudissements, mais aussi d’insultes racistes de la part de certains compatriotes critiquant ses origines indiennes.

Elle préfère les ignorer. «Je montre à mon peuple qu’eux aussi peuvent faire quelque chose comme ça, même s’ils ne sont pas blonds et qu’ils n’ont pas les yeux verts».