Arts

Un retour triomphal pour Patrice Michaud

Les milliers de festivaliers qui ont participé à la soirée de vendredi de Festirame en ont eu pour leur argent, alors que Patrice Michaud et Émile Bilodeau ont été plus que généreux. D’ailleurs, Patrice Michaud avait apporté de la grande visite: Vincent Vallières!

C’était un retour à Festirame par la grande porte pour Patrice Michaud, qui était accompagné de sept musiciens. Lors de sa dernière visite, en 2015, celui qui a lancé la soirée avec Kamikaze assurait la première partie de son invité surprise, Vincent Vallières.

Arts

Déhiérarchiser le processus créatif

Depuis près de 44 ans, le Théâtre des Amis de Chiffon a su se tailler une place de choix dans l’univers de la marionnette. Loin de se reposer sur leurs lauriers, cependant, la directrice générale Marie-Pierre Fleury et son équipe laissent libre cours à leur imagination, à la Salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Ils jettent les bases d’une nouvelle création, un processus qui devrait s’étaler sur un an et dont Le Progrès fut témoin, le temps d’une récente rencontre.

Dès l’arrivée, un accueil chaleureux est accordé avec des chaises placées en cercle, invitant à la discussion. Ailleurs dans la pièce, des instruments de musique et autres objets sonores traînaient un peu partout. On reconnaît là le chaos organisé propre aux artistes.

Arts

Du monde en Calvaire pour La Chicane

Le groupe La Chicane a fait déplacer beaucoup de gens sur le bord de la rivière aux Sables, à Jonquière, vendredi soir. La zone clôturée de Jonquière en musique était pleine. Plusieurs personnes pouvaient à peine mettre les pieds sur le site. À un point tel que des spectateurs ont écouté le spectacle depuis la piste cyclable attenante.

La Chicane a offert au public jonquiérois ses plus grands classiques, connus de multiples générations, presque toutes représentées dans la foule. Foule qui ne se gênait pas pour chanter les paroles de Calvaire ou de Viens dont me voir.

Arts

Nouveau regard sur l'art autochtone

Il y a certes de la revendication, un brin d’audace, mais surtout une sensibilité qui mérite qu’on s’y attarde dans l’exposition La reine me doit au moins 10 trillions de dollars, pour commencer! Le centre Bang de Chicoutimi présente, jusqu’au 22 septembre, un amalgame de trois expositions qui (re)définit l’art autochtone contemporain, une première pour le centre d’artistes saguenéen. Un univers qui laisse une forte imprégnation.

Réunissant des représentants des Premières nations issus des quatre coins du pays, dont les Anishnabes (Algonquins) Ken Warren Gunn et Nico Williams ainsi que le collectif cri-anishnabe ITWÉ, l’exposition propose un regard sur des thèmes ancrés dans l’autochtonie, de leurs racines premières aux bouleversements qui découlèrent des suites de l’arrivée des Européens. Sont ainsi questionnés le rapport au langage, le bouleversement envers la foi et l’errance sur le territoire, tous dans une dimension identitaire dont origine une forme de résistance. En effet, l’émancipation outrepassant les barrières qui ont été imposées au fil de l’occupation du territoire par la colonie est une caractéristique commune au trio d’exposants.