Directeur général du Côté-Cour, Dario Larouche a confiance de pouvoir présenter des spectacles à l’automne. Il croit que ce serait viable, dans la mesure où 40 personnes peuvent être assises dans la salle.
Directeur général du Côté-Cour, Dario Larouche a confiance de pouvoir présenter des spectacles à l’automne. Il croit que ce serait viable, dans la mesure où 40 personnes peuvent être assises dans la salle.

Vers une reprise des spectacles à l’automne au Côté-Cour

Y aura-t-il des spectacles au Côté-Cour, cet automne? Plus que jamais, le directeur général de la salle jonquiéroise, Dario Larouche, estime que la chose est possible. Le fait de pouvoir accueillir 40 personnes lui permet de croire que des événements seront organisés, quitte à tricoter serré pour que ça fonctionne.

En ce qui touche la répartition des chaises, le travail est déjà fait. Les gens qui se pointeront à l’entrée seront accompagnés à leur place par un employé protégé par un masque et une visière. Ni le bar, ni les toilettes, ne seront accessibles. Pour obtenir une consommation, le service aux tables constituera l’unique option.

«Nous gagnerons de l’espace en réduisant la scène, ce qui permettra quand même à trois artistes de travailler à bonne distance. À lui seul, le retrait d’une rangée de praticables nous procurera dix places supplémentaires», fait observer Dario Larouche. À la régie, par ailleurs, on verra apparaître une plaque de plexiglas, histoire de respecter les normes sanitaires.

Comme on s’en doute, il n’est pas question de monter une programmation complète, de septembre à décembre. La pandémie crée trop d’incertitude pour s’autoriser un tel luxe. Il faudra y aller par petites tranches, en s’assurant que les cachets respectent le cadre financier qui, forcément, sera plus corseté.

«J’aimerais présenter un spectacle par semaine en ménageant une place aux artistes de la région. De la manière dont la salle sera aménagée, ça aura du charme», estime Dario Larouche. Quant à ceux qui n’ont pu se produire au printemps, en raison de l’interruption des activités, ils pourraient apparaître avant ou après les Fêtes, dépendant du contexte où ils se trouvent.

Ainsi, les gens qui commandent un cachet modeste ont plus de chance de revenir à l’automne, dans la mesure où les agendas concorderont. En revanche, les artistes qui ont généré une forte demande pourraient devoir patienter jusqu’à ce que les normes s’assouplissent davantage. C’est le cas, entre autres, de la chanteuse Dominique Fils-Aimé.

«Nous lui avons proposé une date en novembre, mais nous ne savons pas si, à ce moment-là, il sera possible d’accommoder les 130 personnes qui désirent assister à son spectacle. Il se pourrait que l’attente soit plus longue avant que ça fonctionne», laisse entrevoir Dario Larouche.