Les douze étudiants de la maîtrise en arts de l’UQAC exposent à la galerie L’Oeuvre de l’Autre autour du thème de la conversation. Ils sont accompagnés de leur professeur, Marcel Marois.

UQAC : une exposition autour de la Conversation

La traditionnelle exposition des étudiants à la maîtrise en arts à la galerie L’Œuvre de l’Autre de l’UQAC se décline autour du thème de La Conversation, cet automne.

L’exposition, composée du travail d’une douzaine d’artistes de première année, comporte des créations en arts visuels, en théâtre et en cinéma. Le Quotidien est allé à la rencontre de quelques-uns de ces créateurs alors qu’ils s’affairaient à terminer le montage la veille du vernissage.

Fratzel Descadres étudie la question des interfaces dans les conversations.

Pour le professeur Marcel Marois, qui trouve un fil conducteur au projet, cette exposition de groupe obligatoire est l’occasion pour ses étudiants de montrer leurs œuvres.

« Je trouve ça important de faire connaître aux étudiants le plaisir d’exposer. Ça motive. »

Salim Rami a demandé à des membres du public de créer une oeuvre pour établir le dialogue entre la population et les artistes.

Il tente de choisir un thème actuel qui saura stimuler ses étudiants.

« J’essaie de saisir un courant, une thématique qui intéresse les artistes au niveau international. Je connais aussi certains étudiants qui se seront inscrits, leurs goûts et leurs orientations. Sans vouloir leur plaire, j’essaie de joindre la majorité d’entre eux », explique celui qui est aussi directeur de la galerie.

Marielle Couture présente ses microrécits, provenant de ses études en littérature.

Douze déclinaisons

Les visiteurs pourront donc contempler une douzaine d’interprétations de la conversation. L’artiste Salim Rami n’a rien fabriqué de ses mains. Il s’est questionné sur la notion du dialogue entre le milieu artistique et le public. Il tente, dans ses travaux, de faire émerger la sensibilité de la population en demandant à un représentant du public de créer une œuvre.

« J’ai tapé aux portes et demandé à des personnes dans la rue s’ils voulaient participer », explique-t-il pendant que le montage de son œuvre est en train de se faire. Trois personnes du public présentent leur création lors de l’exposition, une quatrième s’étant désistée la veille de l’ouverture. Même si son projet de maîtrise n’est pas encore terminé, ce premier effort lui démontre que son intuition était bonne. « Une personne m’a dit qu’elle comprenait plus ce que les artistes vivaient », raconte-t-il.

Les étudiants à la maîtrise en arts de l’UQAC font le montage de leur exposition automnale. Le vernissage aura lieu mercredi à 17 h.

Lucille Jordan offrira une performance à la frontière du théâtre, qui met en lumière son esprit de contradiction. « Je décide de ne pas parler sur scène, ce qui est un peu paradoxal. Je vais construire quelque chose autour du silence. Avant de converser avec les autres, avant de converser avec le monde, on converse avant tout avec nous-mêmes », explique-t-elle avant de se diriger vers le Petit théâtre de l’UQAC, où aura lieu cette représentation unique.

L’artiste multidisciplinaire Fratzel Descadres, lui, profite de l’occasion pour exposer plusieurs œuvres. « La recherche que j’aborde est resserrée autour des structures sociales. Comment les structures permettent à une société d’exister ? Je focalise pour la maîtrise sur l’interface, mais pas seulement le médiatique. J’ai une vidéo au titre évocateur. Il y a une araignée qui apparaît, qui disparaît, et le titre c’est Elle veut la tête du gouvernement », raconte celui qui a étudié à l’UQAM.

Le vernissage aura lieu mercredi soir à 17 h. L’exposition est présentée jusqu’au 11 décembre prochain.