Réjean Arseneault dirige Les Enamoureux du chant, une formation qui donnera deux concerts gratuits aujourd’hui, à Chicoutimi. Elle comprend 47 personnes associées à l’École nationale d’apprentissage par la marionnette et l’organisme Mil-Métiers

Unir chant et marionnettes

Pour son dixième anniversaire, la chorale Les Enamoureux du chant s’offre une expérience qui pourrait faire des petits. Réunissant 47 personnes associées à l’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM) et l’organisme Mil-Métiers, elle donnera deux concerts aujourd’hui, à 10h et 13h30, en amalgamant pour la première fois le chant et l’art de la marionnette.

«Neuf des 15 pièces qui seront interprétées feront l’objet d’une interprétation centrée sur le théâtre de marionnettes. Ça crée une autre dynamique. C’est une manière différente de faire vivre les chansons, une idée porteuse que nous entendons développer», a souligné le chef de choeur Réjean Arseneault, mardi, à l’occasion d’une entrevue accordée au Quotidien.

Il précise que les titres joués sur scène seront parfois livrés par le choeur, mais qu’on entendra également des bandes sonores, histoire de concentrer les efforts sur le jeu. Même si les Fêtes approchent, les compositions sélectionnées n’abordent pas cette thématique, contrairement à celles que proposera le choeur en solo.

«Les gens seront émus en entendant notre version de L’essentiel, cette chanson de Ginette Reno qui, en elle-même, est émouvante», donne en exemple Réjean Arseneault. Il a également intégré un classique de Renaud, Dès que le vent soufflera, qui lui rappelle un spectacle que cet artiste avait donné en 1983. C’était l’un de ses premiers dans le Québec des régions et le chef de choeur se souvient qu’il l’avait lancé avec cet air devenu si familier.

Les Enamoureux du chant présenteront également des adaptations de Passe-moi la puck des Colocs et d’un succès de Christophe qui cadre bien avec la nature de leur projet, Moi je construis des marionnettes. Eux qui ont planché sur ce concert pendant le plus clair de l’automne trouvent dans cet exercice une double gratification. Ils l’assimilent à un cadeau de Noël pour le public, mais eux aussi en retirent des bénéfices.

«Les chansons mettent en évidence des thèmes comme l’amitié, l’entraide et la joie de vivre, que porte également l’ÉNAM. En plus, le fait de chanter représente une forme d’engagement qui fait du bien. Ça demande du tonus musculaire et de l’attention, tout en sortant les gens des soucis de la vie quotidienne», fait valoir Réjean Arseneault.

Il précise que les concerts sont tenus au 870 rue Boily, à Chicoutimi, et que l’accès est gratuit. Pour y assister, il suffit de se pointer à la porte. La salle renferme une centaine de places.