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Voici une toute petite partie de l’exposition <em>Baptiste béni des eaux</em>, créée par l’artiste et poète Claude-Andrée L’Espérance. Elle sera présentée du 12 juin au 25 juillet, au Pavillon de la Montagne de Sainte-Rose-du-Nord.
Voici une toute petite partie de l’exposition <em>Baptiste béni des eaux</em>, créée par l’artiste et poète Claude-Andrée L’Espérance. Elle sera présentée du 12 juin au 25 juillet, au Pavillon de la Montagne de Sainte-Rose-du-Nord.

Une vision poétique du déluge proposée par Claude-Andrée L’Espérance

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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L’artiste Claude-Andrée L’Espérance vient de mettre la dernière main à une installation inspirée par le déluge de 1996, dont on soulignera bientôt le 25e anniversaire. Son oeuvre intitulée Baptiste béni des eaux offre une vision poétique de cet événement à l’aide de sculptures empruntant à la technique du papiétage. Retenues par une armature en fil de fer, elles sont accompagnées de textes relatant les péripéties vécues par le héros. Il sera possible de suivre cette trame entre le 12 juin et le 25 juillet, en se rendant à Sainte-Rose-du-Nord.

Même si ce projet est chapeauté par la bibliothèque municipale, c’est au Pavillon de la Montagne, situé sur la rue du Quai, que Baptiste prendra vie. Jusqu’à la fin de juin, les visites se feront sur réservation (le numéro à contacter est le 418-675-2250, poste 2603). Ensuite, on pourra accéder à la salle librement. Les vendredis, elle sera ouverte de 17h à 21h. Les samedis, ce sera de 10h à 17h, tandis que les dimanches, il faudra se pointer entre 13h et 17h.

«Je voulais mettre en valeur une artiste de Sainte-Rose-du-Nord en organisant cette exposition. Claude-Andrée L’Espérance a publié plusieurs recueils de poésie, tout en ayant une démarche en arts visuels. Je trouvais important de mettre son travail en relief, de même que la technique qu’elle emploie. Elle donnera d’ailleurs un atelier portant sur le papiétage en juillet», a raconté la coordonnatrice de la bibliothèque, Marie-Josée Paradis, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Claude-Andrée L’Espérance n’avait pas eu besoin de consulter les médias pour apprendre l’existence du déluge. Vivant dans le quartier du Bassin, à Chicoutimi, elle se trouvait aux premières loges quand la rivière Chicoutimi a semé la destruction sur son passage. Il était donc normal que ce lieu constitue le point de départ des aventures de Baptiste. Emporté par les eaux, cet homme vivra des péripéties fantastiques, issues de l’imagination fertile de l’artiste, avant de terminer sa folle équipée à Tadoussac.

Normal que cette photo ait l’air d’être à l’envers, compte tenu des folles aventures que vit le personnage central de <em>Baptiste béni des eaux</em>, une installation créée par Claude-Andrée L’Espérance.

«Le texte a dormi très longtemps au fond d’un tiroir. Trop long pour être publié parmi mes courts textes sur le Web et trop court pour le publier à compte d’auteure. C’est lors du confinement que j’ai eu l’idée de le rendre vivant. Ce fut pour moi un retour aux sources et une façon de traverser les jours sombres», a souligné Claude-Andrée L’Espérance dans un courriel transmis au journal. Elle ajoute avec humour que le sort de Baptiste, miraculé malgré lui, donne raison au proverbe voulant qu’il y ait un dieu pour les ivrognes.

Amorcé avant les Fêtes, l’ambitieux chantier de l’artiste est pratiquement complété. Tout ce qui restait à cerner, à quelques jours du vernissage, c’était la meilleure manière d’éclairer l’oeuvre afin de lui conférer plus de visibilité.

«Nous souhaitons que les gens qui prennent une marche en soirée, près du Pavillon de la Montagne, voient une partie de l’exposition à travers les fenêtres», explique Marie-Josée Paradis. Elle ajoute que des animations seront proposées en juillet, d’une durée de 35 minutes, ce qui accroîtra encore la notoriété de Baptiste béni des eaux. Deux personnes feront vivre cette histoire au fil de quatre représentations.