L'occasion était belle de danser au son d'un groupe «live», plutôt que d'un enregistrement, samedi après-midi, au centre-ville de Chicoutimi. Il s'agissait de la première journée de la Fiesta Latina, une activité organisée par la troupe Salsa Nuava, de concert avec le Festival international des Rythmes du Monde. Elle sera de retour dimanche, à compter de 13h.

Une vision démocratique de la danse

Initiative conjointe de la troupe Salsa Nueva et du Festival international des Rythmes du Monde, la Fiesta Latina qui s'est mise en branle samedi après-midi, au centre-ville de Chicoutimi, a ajouté à la programmation de spectacles un volet participatif qui était le bienvenu. Faisant fi des nuages lourds qui bouchaient le ciel, en effet, des dizaines de personnes se sont rassemblées à la Place du Citoyen pour célébrer leur amour des rythmes latins.
Elles étaient là avant même l'arrivée de l'attraction principale, le trio Son Candelas, venu de Montréal pour ajouter à l'expérience la magie d'une performance en direct. Pendant que d'innombrables enfants s'amusaient dans les jeux gonflables ou se faisaient maquiller, des professeurs de danse se relayaient à la faveur d'une séance de zumba.
Une vingtaine de personnes suivaient leurs indications sous l'immense toit de la Place du Citoyen, indifférentes à la faible pluie qui tombait en ville. Leurs chorégraphies étaient examinées plus ou moins distraitement par un nombre équivalent de spectateurs et l'humidité ambiante rappelait l'atmosphère qui règne dans les Caraïbes, à cette nuance près que le thermomètre n'est jamais passé proche de 30 degrés.
«Maintenant, on enchaîne avec les danses latines et j'invite ceux qui ne les connaissent pas à rester proches. On va vous montrer comment faire», a annoncé Mélissa Carpentier, de Salsa Nueva. Le groupe venait de s'installer à la tribune et dès la première pièce, la piste s'est remplie. Tous dansaient en solo, mais à l'unisson, d'une certaine manière, à l'exception d'une fillette qui a semblé désemparée lorsqu'elle s'est aventurée parmi les adultes.
On sentait que pour les participants, autant que pour le public, la présence de musiciens en chair et en os faisait une différence, par rapport aux enregistrements. Quand ils levaient les yeux vers le trio, par exemple, il n'était pas rare de voir l'un de ses membres esquisser quelques pas dans l'espace réduit mis à sa disposition. Il y avait une réelle communication, qui allait au-delà des sons.
«Nous sommes Son Candelas et nous allons passer un bel après-midi avec vous en présentant de la salsa, du merengue et de la bachata», a mentionné le chanteur avant de relancer l'action avec un air plus percussif. Cette fois, ce sont des couples qui se sont mis à glisser sur la piste et il y avait quelque chose de démocratique dans le fait qu'ils affichaient des degrés variables de dextérité.
Fait à signaler, ceux qui ont raté cette activité pourront se reprendre dimanche, alors que la Fiesta Latina couronnera la 15e édition des Rythmes du Monde. Des ateliers de danse seront offerts à compter de 13h, tandis que Son Candelas reviendra sur scène à 14h 30. Qu'il pleuve ou non, ceux qui s'accorderont une pause à la Place du Citoyen ne le regretteront pas. Ça leur fera un joli souvenir à savourer en janvier, lorsqu'un froid polaire enveloppera la ville.