Porte-parole de La Noce, Philippe Brach est passé au journal, mardi, afin de dévoiler de larges pans de la programmation 2019. Précisons que ce festival sera de retour à Chicoutimi, notamment sur la Zone portuaire, du 4 au 6 juillet.

Une troisième édition encore plus éclatée pour La Noce

Vincent Vallières qui revisite les albums Le repère tranquille et Chacun dans son espace, un film mettant en vedette le groupe Orloge Simard, les Dead Obies, le retour de La Patère Rose et la participation improbable d’un artiste de la Nouvelle-Zélande, Connan Mockasin, sans parler du porte-parole Philippe Brach qui étrennera la version estivale de son spectacle. Ce ne sont que quelques noms associés à la troisième édition de La Noce, un festival qui se déroulera du 4 au 6 juillet, à Saguenay.

Une première vague d’annonces a déferlé, mardi, ce qui a amené Philippe Brach à se pointer au journal afin de mettre un peu de chair autour de l’os. Une fois de plus, les choix effectués par le comité organisateur montrent à quel point il est omnivore, côté sonore. « Il n’y a pas de direction musicale. Ce que nous mettons de l’avant, c’est l’art de la performance. C’est ce qu’on met dans la face du monde », a souligné le chanteur.

Lui-même participe au processus de sélection et parmi ses propositions qui ont été acceptées, on note celle concernant Connan Mockasin. « Ce personnage coloré fait de la pop psychédélique. Je suis content de le recevoir parce que notre public aime découvrir des projets de ce genre », énonce-t-il. Un autre qui l’enthousiasme est Zach Zoya, un jeune rappeur abitibien. En parlant de cet artiste né d’une mère québécoise et d’un père originaire de l’Afrique du Sud, l’expression coup de cœur lui vient spontanément.

Un autre qui devrait attirer l’attention est Jesse Mac Cormack, qu’on a vu récemment en première partie des Barr Brothers. « Il va sortir son premier album prochainement et c’est moi qui ai fait la mise en scène du spectacle, raconte Philippe Brach. La “vibe” est pop, avec des riffs accrocheurs. » Ce qui l’allume tout autant, c’est la pop expérimentale de U.S. Girls, ainsi que le dernier album d’Elisapie Isaac. Or, les deux se produiront quelque part à Chicoutimi, tout comme Pierre Kwenders et Les Louanges.

D’autres noms ont été dévoilés, en même temps que le vidéo délirant du porte-parole, tourné cette fois-ci au Maroc. Ainsi a-t-on appris que Robert Nelson et KNLO, deux membres d’Alaclair Ensemble, présenteront leur matériel à eux. L’édition 2019 ménagera également une place à Munya, ce qui donnera à celle qui a conçu ce projet centré sur la pop électro, la Jonquiéroise Josianne Boivin, la chance de jouer devant les siens après avoir brillé à l’international.

Philippe Brach précise que cette première annonce, dans laquelle il faut intégrer la formation régionale Les Lions du Rythme, menée par Joël Martel, sera suivie par le dévoilement de l’ensemble de la programmation en juin. « Le contenu est encore plus éclaté et aussi plus diversifié qu’en 2018, ce qui reflète les habitudes d’écoute des gens », énonce le chanteur.

Le plus beau est qu’avant même de savoir qui serait de la partie, 400 personnes ont acheté les passeports à la faveur d’une promotion, au prix de 40 $ l’unité. « Le monde s’est garroché », constate le porte-parole, qui ajoute que même à 50 $, ce qui correspond au prix actuel, il s’agit d’une aubaine. Une fois de plus, la Zone portuaire de Chicoutimi sera mise à contribution, mais pas La Pulperie, ce qui le désole, tout en le faisant sourire.

« C’était réservé pour une noce, mais on sera de retour en 2020 », promet Philippe Brach. Et parlant de noces, il y en aura plusieurs pendant le festival, comme c’est devenu la coutume. Des mariages plus ou moins officiels seront célébrés en retour d’une contribution de 10 $, mais également des vrais, en nombre plus limité. Ils auront lieu dans une chapelle qu’on aura pris soin de « pimper », annonce le chanteur.