Stéphanie Boulay donnera son premier spectacle solo depuis la sortie de l’album «Ne disparaît pas».

Une soeur Boulay en solo à Tadoussac

Depuis la sortie de son premier album solo, Ne disparaît pas, Stéphanie Boulay a fait des premières parties, livré quelques poignées de chansons, sans jamais donner un spectacle complet. L’idée de fouler la scène sans sa soeur Mélanie, qui a mis sa carrière entre parenthèses afin de donner naissance à un enfant, ne lui souriait guère. C’est donc à titre exceptionnel que la jeune femme se produira le 29 juin à 19 h, à l’occasion du Festival de la chanson de Tadoussac.

Elle le fera dans le contexte d’un plateau double que complétera Bertrand Belin. De retour dans un environnement familier, le village et aussi l’église où se poseront ses mots, Stéphanie Boulay ne pouvait trouver meilleure occasion de briser la glace. Ses fréquentations avec le festival remontent loin, en effet. D’abord spectatrice, elle est revenue pour participer aux Chemins d’écriture, seule comme une grande, avant que sa soeur ne la rejoigne en cours de route.

« C’était il y a huit ans, avant la sortie de notre premier album complet. Nous avons donné quelques spectacles ensemble et pour la première fois, j’ai senti qu’il se passait quelque chose », a raconté la chanteuse au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Sensible à la magie du lieu, attachée aux gens qui prêtent vie au festival, elle revient toujours avec plaisir. Chaque visite a valeur de retrouvailles.

Ce qui sera différent, unique, c’est cette sortie solo effectuée en compagnie de son vieux complice, le bassiste gaspésien Marc-André Landry, et de celui qui a réalisé l’album, Alex Mac Mahon (piano, batterie). Ils présenteront les chansons que renferme Ne disparaît pas, celles qui les ont inspirées, ainsi que des pièces créées avec d’autres artistes, mais qui n’ont pas d’existence officielle. Le ton sera intimiste, feutré, et le look très seyant, puisque le trio a la ferme intention de se mettre sur son 36.

« On a répété hier et on est comme un trio jazz, genre cocktail martini, un univers auquel on ne m’a pas associée jusqu’à présent. On va s’habiller chic. J’apparaîtrai dans ma féminité élégante et ça va être plaisant de montrer un autre côté de ma personnalité. Et comme je sais qu’une tournée s’en vient avec ma soeur, en plus d’un nouvel album, je serai davantage dans le plaisir », décrit Stéphanie Boulay.

Ce que traduit ce commentaire, c’est le désarroi qui a accompagné la sortie de son premier opus. Il était naturel de vouloir le transposer à la scène, sauf qu’un blocage est apparu, lequel a mis un frein à ses efforts. « J’aurais pu en faire plus pour le promouvoir, mais cet album était comme un ovni que je voulais lancer dans l’univers, sans le défendre tant que ça. Sans ma soeur à mes côtés, je me suis sentie plus dépourvue que je l’aurais pensé », confie l’auteure de Ta fille.

Un dernier spectacle en solo sera présenté le 19 juillet, au Festif de Baie-Saint-Paul. Puis viendra la tournée avec Mélanie, amorcée pendant l’été. Ce sera l’occasion d’oeuvrer dans des lieux intimistes et de parfaire les arrangements avec deux autres musiciens, avant le lancement prévu pour l’automne. « Nous nous sommes gâtées. C’est l’album de nos rêves, avec de grandes envolées de cordes et de cuivres arrangées par Antoine Gratton. Il sera plus dense, avec des chansons plus étoffées », promet Stéphanie Boulay.