Guylaine Rivard a vu son été et son automne prendre une tournure intéressante, alors que plusieurs diffuseurs ont sollicité ses services. C’est la pièce Aisselles et bretelles, interprétée en solo, qui a suscité la plus forte demande. On pourra la voir à Péribonka, Québec, Dolbeau-Mistassini, Verchères et Jonquière, d’ici le 12 novembre.
Guylaine Rivard a vu son été et son automne prendre une tournure intéressante, alors que plusieurs diffuseurs ont sollicité ses services. C’est la pièce Aisselles et bretelles, interprétée en solo, qui a suscité la plus forte demande. On pourra la voir à Péribonka, Québec, Dolbeau-Mistassini, Verchères et Jonquière, d’ici le 12 novembre.

Une reprise appréciée par Guylaine Rivard

Après le carême vient l’abondance. L’été s’annonçait dangereusement tranquille pour la comédienne Guylaine Rivard. Il y avait eu moult reports et annulations, comme c’est le lot de tant d’artistes à l’ère du coronavirus. Or, les derniers jours ont apporté de l’eau au moulin, tellement que ses productions offertes en solo la tiendront occupée jusqu’en novembre.

Le premier de ces rendez-vous aura lieu le 1er août, à 21 h, à l’Auberge Île du Repos de Péribonka. Pour la première fois depuis la fondation du Théâtre CRI, en 1997, elle aura l’occasion d’y jouer, au lieu de faire partie du public. « La configuration de la salle me rappelle le Côté-Cour », indique la femme de théâtre, qui présentera Aisselles et bretelles.

Cette production, d’une durée de 45 minutes, est librement inspirée par les contes de fées. L’histoire relatée par l’interprète est d’autant plus originale qu’elle s’appuie sur les références visuelles intégrées à son costume.

Celui-ci comporte tant de couches superposées qu’il constitue une oeuvre d’art, à tout le moins une installation. Et le plus beau est qu’il ne sera jamais terminé, laisse entendre celle qui l’a confectionné.

« Encore récemment, j’ai apporté des améliorations afin de lui donner plus de punch », souligne ainsi Guylaine Rivard.

Itinérance donnera lieu à trois représentations données les 20, 22 et 23 août, à 13h, au parc Mars de La Baie.

Quant aux contes imbriqués dans le récit, elle a eu la surprise – et la joie – de constater que les enfants les connaissent au même titre que leurs parents. Même que plusieurs les ont découverts dans des livres, et non par l’entremise de Disney, comme on aurait pu l’imaginer.

Un détour à Québec

Le 6 août, Aisselles et bretelles migrera vers le quartier Montcalm, à Québec. On pourra voir la pièce sur la ruelle du Grand Peuplier, située entre les avenues Moncton et Casot, à compter de 19 h. « Chaque été, ils créent des aménagements éphémères pour dynamiser les quartiers. J’ai fait Itinérance dans cette ruelle, en 2018. C’est un lieu sympathique. Après le spectacle, j’en profiterai pour dire aux gens qu’il se fait beaucoup de choses en région », affirme la comédienne.

Toujours avec cette pièce, elle apprivoisera une autre salle du Lac-Saint-Jean, le 26 septembre. Cette fois, il s’agira de la salle Desjardins Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini, où la représentation aura lieu au cours de l’après-midi. Il reste à établir si elle se déroulera à l’intérieur de la salle ou dans le foyer.

Le 23 octobre, par ailleurs, Aisselles et bretelles fera partie de la programmation du festival Flots de paroles, dont ce sera la deuxième édition, à Verchères. Puis viendra le retour à la maison, le 12 novembre. La pièce sera présentée au Centre culturel de Jonquière, à l’invitation du Théâtre La Rubrique.

« Ils vont mettre des petites formes à l’affiche au cours de la saison. Leur programmation a été remaniée, ce qui est normal dans les circonstances. Tant qu’il y aura pas de vaccin, que planera la menace d’une deuxième ou d’une troisième vague, on sera dans le flou », avance Guylaine Rivard.

Itinérance à La Baie

Une autre bonne nouvelle qui est tombée récemment concerne la pièce Itinérance. Mettant en scène une dame qu’on sent fragile, porteuse d’une blessure qui ne guérira jamais, cette production donnera lieu à trois représentations données les 20, 22 et 23 août, à 13 h, au parc Mars de La Baie. Cette fois, l’invitation émane de la Corporation Centre-Ville de La Baie.

Vu la nature de ce spectacle, il était approprié qu’on le présente également pendant la Nuit des sans-abri. C’est ainsi que le 16 octobre, Itinérance rejoindra un nouveau public à Cowansville. En revanche, ce n’est pas seule que Guylaine Rivard se pointera sur une scène de la région qui reste à déterminer, le 11 octobre. Flanquée de plusieurs camarades, elle chantera dans le cadre du Cabaret des gueux, versant musical de l’un des spectacles les plus ambitieux de la longue histoire du Théâtre CRI : L’opéra des gueux. Il sera intégré à la programmation du Festival des musiques de création, déplacé du printemps vers l’automne en raison de la pandémie.

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DIX PIÈCES EN SEPTEMBRE

À la fin de septembre, il y aura beaucoup de théâtre à l’occasion des Journées de la culture. L’événement s’inscrira dans la foulée de Théâtre à l’Air, une manifestation tenue l’année dernière. Rebaptisée Dix huis clos et plus, elle mobilisera la plupart des huit compagnies professionnelles de Saguenay, dont le Théâtre CRI.

Des représentations seront données dans les trois arrondissements de Saguenay. Chaque participant devra soumettre une proposition originale dont la durée ne pourra dépasser trois minutes. Les artistes qui les défendront le feront sur un même site, mais sur différents emplacements. Le public sera invité à découvrir leur travail en empruntant un circuit. « Le projet a été modifié en raison de la pandémie. À l’origine, Théâtre à l’Air nous permettrait de surprendre les gens. Nous allions jouer là où ils se trouvent, dans des lieux publics. Cette fois, ce sont eux qui viendront à notre rencontre. Ils le feront en mode déambulatoire », fait remarquer Guylaine Rivard.

C’est elle qui planche sur la création du Théâtre CRI, depuis deux semaines. On pourrait croire que la brièveté de l’oeuvre lui facilite la vie, mais c’est le contraire. « Ça représente tout un travail. Ce n’est pas évident de raconter de quoi en trois minutes. Même si j’ai les idées, le contexte pose un défi », mentionne l’auteure et comédienne.

Au moins sept des dix spectacles seront présentés par des compagnies de théâtre, ce qui laisse un peu d’espace aux artistes indépendants. Cet événement résulte d’un partenariat entre Saguenay et le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Il est chapeauté par le Théâtre de la Tortue Noire.