Le chef de l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Michel Malouf, laisse entendre que la programmation de musique de chambre sera décloisonnée, l’année prochaine.
Le chef de l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Michel Malouf, laisse entendre que la programmation de musique de chambre sera décloisonnée, l’année prochaine.

Une réflexion sur la musique de chambre

C’est le moment de l’année où l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean prépare sa nouvelle programmation, autant celle des grands concerts que le volet consacré à la musique de chambre. Souhaitant élargir sa clientèle, tout en demeurant fidèle à sa mission première, la direction examine des formules différentes, dont les contours se préciseront au printemps.

S’agissant des grands concerts, il est clair que la tenue d’un événement en semaine, à l’heure du souper, fera à nouveau partie des priorités. On croit que ce modèle qui sera expérimenté le 18 février à 17 h 30, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, comporte plusieurs avantages, dont celui de favoriser un rapprochement avec la communauté d’affaires.

« En ce qui touche l’heure, nous avons effectué une démarche similaire avec la musique de chambre. Depuis quelques années, les concerts ont lieu plus tôt qu’avant, sans pause. Ils sont aussi plus courts », a mentionné le chef de l’Orchestre symphonique, Jean-Michel Malouf, à la faveur d’une entrevue accordée au Progrès. Les résultats ont été intéressants, mais à ses yeux, il reste une marge de croissance, d’où la réflexion qui embrasse également cette filière.

« Nous voulons que plus de gens entendent le Quatuor Saguenay. On veut faire éclater ça », affirme le maestro. Parmi les avenues qui sont explorées, il y a les lieux de diffusion. Cette saison, les quatre concerts sont présentés à la Salle Jacques-Clément, nichée à l’intérieur du Conservatoire de musique du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce nombre sera moins élevé dans le cadre de la programmation 2020-2021.

« Nous avons eu une super discussion avec les membres du Quatuor Saguenay, récemment, et l’un des nos objectifs consiste à sortir davantage, tout en continuant de fréquenter cette salle. Il y a un grand piano au Théâtre Banque Nationale, par exemple. Un joyau. Il faut que le quatuor et ce piano soient jumelés plus souvent, quitte à ce qu’on regroupe le public sur la scène », fait observer Jean-Michel Malouf.

Le moment serait bien choisi, puisque le piano ne figure pas dans la programmation qui a été lancée l’automne dernier. Même dans les grands concerts, il ne s’est manifesté que les 2 et 3 novembre, à Alma et Chicoutimi, lorsque Jonathan Nemtanu a assumé la fonction de soliste dans le cadre de l’événement intitulé Magie et Frissons.