Dans la brume, un film de science-fiction France-Québec réalisé par Daniel Roby sera présenté le 29 octobre au Théâtre Banque Nationale.

Une programmation surprenante

Le Ciné-club de Chicoutimi devrait surprendre les cinéphiles, cet automne. L’ensemble de sa programmation n’est pas encore connu, mais déjà, la responsable du Ciné-club promet des découvertes étonnantes, voire déconcertantes.

Cet automne, les cinéphiles auront droit à des drames, à du suspense, mais aussi à des documentaires et même à un rare film de science-fiction français.

« On va surprendre les cinéphiles puisqu’on présente quelques documentaires qui nous amènent vers toutes sortes d’horizons. Quant à la science-fiction, c’est très rare qu’on en propose », confirme Kathy Lapointe, conseillère à la vie étudiante du Cégep de Chicoutimi et responsable du Ciné-club de Chicoutimi depuis 10 ans.

Le ciné-club lancera sa saison le 10 septembre avec Le rire de ma mère, une coproduction France-Belgique de Pascal Ralite et Colombe Savignac mettant en vedette Suzanne Clément. Le film raconte l’histoire d’un adolescent (Igor van Dessel) qui en plus de composer avec le divorce de ses parents, doit affronter ses peurs lorsqu’il apprend que sa mère (Suzanne Clément) est atteinte d’un cancer.

Un premier documentaire sera présenté dès la deuxième semaine. Le 17 septembre, Trois étrangers identiques de Tim Wardle présentera trois jeunes hommes de 19 ans qui découvrent par hasard qu’ils sont des triplés identiques. Le documentaire britannique a notamment remporté le Prix spécial du jury au festival de Sundance.

L’ultime voyage de Pablo Solarz a remporté des prix du public dans de nombreux festivals. Le 24 septembre, il sera projeté sur l’écran du Théâtre Banque Nationale à deux reprises. Il met en scène un tailleur juif de 88 ans qui s’enfuit de Buenos Aires pour la Pologne où il espère retrouver un ami qui l’a sauvé de la mort à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le rire de ma mère, mettant en vedette Suzanne Clément, ouvrira la saison du Ciné-club de Chicoutimi le 10 septembre prochain.

Le drame russe Salyut-7 sera présenté le 1er octobre. Le film de Klim Shipenko, inspiré de faits réels, ramène le cinéphile en 1985, alors que deux cosmonautes russes partent à bord d’un Soyouz T-13 pour tenter de rependre le contrôle de la station spatiale Salyut-7 qui menace de s’écraser sur la Terre.

Le 8 octobre, le public aura droit à Ni juge, ni soumise, un documentaire de Jean Libon et Yves Hinant qui présente une juge atypique. « C’est déstabilisant », assure Kathy Lapointe qui a pu visionner le documentaire, soulignant que la juge en question a quelques traits communs avec Anne-France Goldwater.

Le lundi suivant, le drame américain Sans laisser de trace de Debra Granik sera projeté. Le film sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes raconte l’histoire d’une adolescente et son père qui vivent retirés du monde et qui sont forcés par les services sociaux d’intégrer la société.

Une part d’ombre, suspense de Samuel Tilman, sera présenté le 22 octobre. Il y est question d’un homme qui, au retour d’un séjour dans les Vosges avec ses amis et sa famille, est interrogé par la police à la suite d’un meurtre.

Finalement, un film de science-fiction France-Québec intitulé Dans la brume sera présenté le 29 octobre. Le film de Daniel Roby, à qui l’on doit Louis Cyr, met en vedette Romain Duris. Il raconte l’histoire d’un couple qui tente de sauver sa fillette malade prisonnière du caisson stérile qui la maintient en vie pendant qu’un brouillard mortel submerge Paris. « Ça vaut le coup de se déplacer. Les images sont à couper le souffle », assure Kathy Lapointe.

Le reste de la programmation sera dévoilé plus tard en saison. « Aujourd’hui, un film a une durée de vie d’environ trois mois. On attend donc les nouvelles sorties pour établir l’horaire. »

Les cartes de membre qui donnent accès à 13 visionnements sont en vente à la billetterie du Théâtre Banque Nationale au coût de 50 $ ou de 28 $ pour les étudiants.

Il est aussi possible de se présenter sur place le soir d’une projection. Le coût d’entrée est de 6 $ ou de 4 $ pour un étudiant.

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L'UN DES PLUS ACHALANDÉS DE LA PROVINCE

Le Ciné-club de Chicoutimi se démarque à l’échelle provinciale. Nombre de cinéphiles assistent aux projections qu’il propose chaque année, faisant du ciné-club un des plus achalandés de la province. 

Le Ciné-club de Chicoutimi présente 26 films par année. Les cinéphiles sont invités à découvrir un nouveau film chaque lundi pendant 13 semaines consécutives à l’automne et 13 autres semaines à l’hiver. 

Selon les données fournies lors de l’assemblée générale de l’Association des cinémas parallèles du Québec en juin 2018, le Ciné-club de Chicoutimi enregistre environ 10 000 entrées par année, ce qui le place en bonne position en terme d’affluence. 

« Le cinéma Outremont en cumule 10 978, mais il propose 52 films différents », illustre Kathy Lapointe, conseillère à la vie étudiante du Cégep de Chicoutimi et responsable du Ciné-club de Chicoutimi depuis 10 ans. « On est un ciné-club majeur dans le circuit. »

La responsable affirme que le Saguenay-Lac-Saint-Jean en entier fait bonne figure au niveau provincial. 

« On est la deuxième région où les ciné-clubs sont les plus fréquentés. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on parle de 13 909 cinéphiles. À Montréal pour la même période, ils en ont accueilli 21 000. On est en région et on n’est pas très loin. On a une région très développée au niveau culturel et un public qui veut voir autre chose », estime Kathy Lapointe. 

À Chicoutimi, les cinéphiles sont fidèles depuis plus de 40 ans, même si leur nombre a diminué au fil des ans. 

« On a plusieurs compétiteurs, comme les DVD, le streaming, Super Écran et Netflix. Malgré tout, les gens viennent quand même voir ces films-là », affirme Kathy Lapointe, qui souligne que la majorité des productions sont maintenant présentées dans leur version originale avec sous-titres. 

Le fait que chaque film soit présenté deux fois le même soir, soit à 17 h et à 19 h 30, contribue visiblement à maintenir le nombre de cinéphiles. 

« À 17 h, les gens sortent du boulot et les étudiants ont terminé leur journée. Ils viennent voir le film avant de retourner à la maison. C’est là qu’on enregistre environ 60 % de nos entrées. À 19 h 30, la clientèle est surtout composée de ceux qui ont des enfants. Ils ont le temps de faire le souper et les devoirs et d’attendre la gardienne », conclut-elle.