La pièce Le système Ribadier met en scène un couple dont le mari a mis en place une stratégie afin de tromper sa femme en toute impunité.

Une pièce de 1892... toujours d'actualité !

Passion, infidélité, jalousie, soif de vengeance. Le Théâtre 100 Masques a opté pour une pièce de Georges Feydeau écrite en 1892 pour traiter de sujets qui traversent les époques et qui peuvent donner lieu à des situations des plus cocasses. Le système Ribadier, présentée en première mardi soir, risque de faire rire et sourire son public cet été.
Pour une deuxième année consécutive, La Pulperie et le Théâtre 100 Masques, qui en est à sa 18e production estivale, collaborent dans le but d'offrir du théâtre en été dans le Bâtiment 1912. Cette fois, la compagnie a opté pour Le système Ribadier, une comédie en trois actes dans une mise en scène de Dario Larouche. 
La pièce met en scène Ribadier, récemment marié à Angèle, veuve dont le défunt mari a fait preuve d'infidélité. La dame est méfiante. Le nouvel époux, lui, met en place une stratégie pour tromper sa femme à sa guise et en toute impunité. Il décide de l'hypnotiser. Le crime semblait parfait, mais l'homme se retrouve dans de drôles de situations une fois sa stratégie découverte. 
Pendant plus d'une heure trente, cinq comédiens qui ont l'habitude de collaborer avec le Théâtre 100 Masques se partagent la scène. Le rôle de Ribadier a été confié à Patrick Simard. Angèle, la femme trompée est interprétée par Mélanie Potvin. Éric Chalifour (Thommereux), Gervais Arcand (Savinet) et Pierre Tremblay (Gusman) complètent la solide distribution.
Des comédiens habitués de collaborer avec le Théâtre 100 Masques se partagent les répliques dans Le système Ribadier. Sur la photo, Éric Chalifour (Thommereux), Patrick Simard (Ribadier) et Mélanie Potvin (Angèle).
Plusieurs dizaines de chaises ont été installées dans le magnifique bâtiment qui se prête bien au théâtre. Le décor est entouré de rideaux noirs qui campent bien la scène dans le vaste espace. À quelques reprises, par contre, il est possible pour le spectateur d'échapper quelques répliques. 
Contrairement à l'an dernier où le décor état plutôt minimaliste alors que le 100 Masques proposait un trio de farces médiévales, la scénographe et responsable des costumes Sophie Châteauvert a opté pour une scène bien remplie où les portraits, les abat-jours et les chandeliers recréent magnifiquement un salon d'époque. Un cadre qui ajoute au plaisir des spectateurs. 
La pièce Le système Ribadier sera présentée les mardis et mercredis à 20 h 30, jusqu'au 23 août. 
Le coût d'entrée est de 23 $ par adulte, 20 $ pour un étudiant et 15 $ pour les 6 à 17 ans.