Ce n’est pas l’an prochain que La Noce retournera sur la Zone portuaire de Chicoutimi, là où cette photographie a été captée en 2017.
Ce n’est pas l’an prochain que La Noce retournera sur la Zone portuaire de Chicoutimi, là où cette photographie a été captée en 2017.

Une petite Noce en 2021

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
La prochaine édition du festival La Noce sera plus consistante que celle de l’été dernier, sans toutefois atteindre les mêmes proportions qu’avant la crise sanitaire, laisse entrevoir le directeur général Fred Poulin. C’est pourquoi il n’y aura pas de grands rassemblements sur la Zone portuaire de Chicoutimi, pour une deuxième année consécutive.

« Nous avions l’habitude d’accueillir de 4000 à 6000 personnes sur le site, mais est-ce que ce sera possible ? Ce que je regarde aujourd’hui, c’est la possibilité de tenir de petites activités dans un lieu qui provoquera un “wow”. On cherche le bon spot », a-t-il énoncé au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Sa prudence est motivée par la vigueur de la pandémie. Vaccin ou pas, tout laisse croire qu’il y aura encore des restrictions à l’été 2021. Le promoteur croit également que les artistes internationaux ne pourront franchir les douanes canadiennes, à moins de s’imposer une quarantaine. Combien voudront le faire pour l’amour d’une poignée de spectacles ?

« Moi, je calcule en fonction d’une foule qui ne dépassera pas 250 personnes. Il y aura moyen d’organiser des affaires le fun avec un budget restreint et si les mesures sanitaires sont assouplies en cours de route, on se donnera la possibilité de recevoir plus de monde », fait observer Fred Poulin.

Il s’agirait quand même d’une progression, comparativement aux événements tenus cette année. Dans le cadre de l’After en plein air, une activité lancée par le festival REGARD dans le stationnement du Cégep de Chicoutimi, Klô Pelgag, Jean-Michel Blais et Joël Martel ont donné des mini spectacles en juillet.


« Moi, je calcule en fonction d’une foule qui ne dépassera pas 250 personnes. Il y aura moyen d’organiser des affaires le fun avec un budget restreint et si les mesures sanitaires sont assouplies en cours de route, on se donnera la possibilité de recevoir plus de monde. »
Fred Poulin

Le 7 août, par ailleurs, le groupe Zen Bambou s’est produit sur le site de la croix de Sainte-Anne, à Chicoutimi-Nord. C’était l’une des escales de sa tournée québécoise, laquelle avait ceci de particulier qu’elle était effectuée dans un autobus qui, le soir venu, se transformait en scène. L’accès étant limité, les places s’étaient envolées rapidement.

Pour revenir à La Noce, version 2021, la manière dont elle se déploiera hante toujours les pensées de Fred Poulin. « D’habitude, c’est sur trois jours, mais nous ne sommes pas fixés là-dessus. Ça pourrait être étalé sur dix jours et nous avons aussi l’option de revenir tous les jeudis, par exemple, pendant un certain nombre de semaines », raconte le directeur général.