Les spectacles de marionnettes organisés par l’ÉNAM permettent aux participants de développer un nouveau moyen d’expression et de développer un potentiel de créativité.

Une page d’histoire se tourne pour l’ÉNAM

Le 30 mai, une importante page s’est tournée pour l’École nationale d’apprentissage par la marionnette (ÉNAM). Le spectacle Voyageurs – Boîtes à marionnettes et à chansons, produit et mis en scène par des élèves qui connaissent des difficultés en santé mentale, représentait la dernière prestation de l’organisme en partenariat avec la Commission scolaire (CS) des Rives-du-Saguenay. Une collaboration qui durait depuis 10 ans.

Sous la thématique « Voyageurs », l’ÉNAM a voulu faire un clin d’œil à leur départ des locaux de l’école Marguerite-d’Youville dans les semaines à venir, où elle séjourne depuis près de 10 ans. Un départ qui s’explique par la volonté de la CS des Rives-du-Saguenay de reprendre ses locaux. Des chansons comme J’ai quitté mon île et Que reste-t-il de nos amours ? ont donc bercé les quelques 150 spectateurs venus assistés a cet événement significatif.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est reconnu comme une scène particulièrement dynamique en matière de théâtre de marionnette.

« C’est certain que ce départ sera émotif pour nous, parce qu’à l’intérieur de ces 10 ans, nous avons pu offrir de très belles activités, tant à l’ensemble de la population qu’à notre clientèle. Nous sommes éternellement reconnaissants envers la Commission scolaire, qui nous a offert au fil des années des ressources financières, matérielles et humaines incroyables », fait remarquer Réjean Arsenault, responsable des communications pour l’ÉNAM.

Nouveaux chapitres
Pour le moment, l’organisation a prévu déménager ses installations sur la rue Racine Ouest, à Chicoutimi, mais est toujours à la recherche de locaux plus grands et plus adéquats. « À l’école Marguerite-d’Youville, nous avions accès à un environnement qui était propice au son, à la scène et à l’éclairage. Ce sera difficile de retrouver quelque chose d’aussi intéressant », témoigne M. Arsenault.

Outre le déménagement, l’ÉNAM prévoit une foule d’activités-bénéfices, telles que le concert de Noël annuel, où le chant choral est à l’honneur, et le développement de nouveaux partenariats. « Il reste beaucoup de sensibilisation à faire à propos de l’importance et de la cohérence à soutenir financièrement un organisme comme l’ÉNAM. On souhaiterait donc, entre autres, approcher le ministère de la Culture pour développer un volet à caractère social du côté des arts », termine le responsable.

L’École nationale de l’apprentissage par la marionnette est un organisme sans but lucratif qui vise l’intégration sociale des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale. Les diverses activités quotidiennes proposées à clientèle âgée de 18 à 65 ans visent avant tout le développement de la créativité. Des thématiques comme les saines habitudes de vie, la croissance personnelle et la prononciation y sont aussi abordées.