Nature morte de barquettes de styromousse, de l’artiste Julien Boily, a été acquise par le Musée d’art contemporain de Montréal.
Nature morte de barquettes de styromousse, de l’artiste Julien Boily, a été acquise par le Musée d’art contemporain de Montréal.

Une oeuvre de Julien Boily au Musée d'art contemporain de Montréal  

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Une oeuvre de l’artiste Julien Boily se retrouvera au Musée d’art contemporain de Montréal. L’institution a fait l’acquisition de Nature morte de barquettes de styromousse, une pièce charnière dans la carrière de l’artiste originaire de Saint-Gédéon, au Lac-Saint-Jean, réalisée en 2012.

« C’est la première fois qu’une de mes oeuvres fait partie de la collection permanente d’un musée. C’est une grosse étape dans un parcours. Le Musée d’art contemporain de Montréal est l’institution la plus importante en art contemporain au Québec. C’est une forme de consécration à l’échelle nationale », affirme Julien Boily au cours d’un entretien téléphonique.

L’huile sur toile marouflée sur panneau mesure 5 pieds de haut sur 12 pieds de large. L’oeuvre, qui s’étend sur trois panneaux, représente un sac de poubelles en plastique rempli de barquettes de styromousse renversées sur le côté.

« L’angle de vue donne l’impression qu’on est presque au sol. L’image est sublimée. Ce tableau a une ambiance particulière. Il a un côté mélancolique généré par un mélange d’éclairage et l’angle de vue. Une austérité, quelque chose de feutré, s’en dégage », décrit l’artiste, dont la pièce a été exposée à Langage Plus d’Alma ainsi qu’à la Galerie l’Oeuvre de l’Autre de Chicoutimi par le passé.

Nature morte de barquettes de styromousse est déjà au Musée d’art contemporain de Montréal. Elle ne fait toutefois pas partie de l’exposition des acquisitions récentes de l’institution.

« C’est un processus assez long. Il y a plusieurs étapes à franchir », explique l’artiste.

Plusieurs éléments ont mené à la sélection de l’oeuvre de Julien Boily par le musée, comme si les astres s’étaient alignés pour lui permettre d’atteindre ce but.

D’abord, la candidature de Julien Boily a été soumise par la Galerie 3 de Québec, où ses oeuvres sont présentées. Ensuite, des activités de démarchage entreprises par le groupe AMV, qu’il a cofondé avec Cindy Dumais et Mathieu Valade, ont amené la conservatrice des collections du musée à visiter les ateliers d’artistes de la région, il y a quelque temps. La visite a permis la vente d’une oeuvre de Cindy Dumais. La conservatrice est donc revenue pour prendre possession de l’oeuvre et en a profité pour visiter à nouveau l’atelier de Julien Boily. Cette seconde visite a mené à la sélection d’une oeuvre de l’artiste.

Le musée a choisi parmi les oeuvres de Julien Boily disponibles, après discussion avec l’artiste sur son parcours. « C’est l’fun puisque le musée a choisi une oeuvre de plus grande envergure, une pièce qui a été charnière pour moi. Elle a un propos plus engagé sur les matières résiduelles qu’on produit. »