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Membres du comité organisateur des Concerts de la chapelle, Sylvie Brassard et Lise Hubert annoncent qu’une nouvelle série débutera cet automne. Comportant quatre programmes, elle sera lancée par Jacinthe Couture et David Ellis.
Membres du comité organisateur des Concerts de la chapelle, Sylvie Brassard et Lise Hubert annoncent qu’une nouvelle série débutera cet automne. Comportant quatre programmes, elle sera lancée par Jacinthe Couture et David Ellis.

Une nouvelle saison de concerts à la chapelle Saint-Cyriac

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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La chapelle Saint-Cyriac reviendra à ses bonnes habitudes, cet automne, en présentant une nouvelle série de concerts de musique classique. Deux programmes sont confirmés, dont celui du 26 septembre qui mettra en vedette la pianiste Jacinthe Couture et le violoncelliste David Ellis.

« C’est un concert que nous devions présenter ce printemps. Comme c’est notre habitude, nous le proposerons à 14h », annonce Lise Hubert, membre du comité organisateur. Autre tradition qui sera respectée, un programme de Noël figure à l’agenda. Il aura lieu le 4 décembre, mais à 19h, afin de se mouler à l’agenda des artistes.

Les invités seront les cinq membres de l’ensemble de cuivres Buzz, qui ont concocté un menu festif. Ils clôtureront sur une note joyeuse une année très particulière, marquée par de longues pauses involontaires. Quant aux deux autres programmes de la saison, concoctés par la violoniste Laura Andriani, leur contenu sera dévoilé ultérieurement.

« Nous verrons alors quelles seront les conditions sanitaires imposées par le gouvernement », note Lise Hubert. À l’heure actuelle, la chapelle ne peut accueillir que 60 personnes, ce qui n’empêchera pas l’Ensemble Renouveau, une formation classique, d’y revenir le 22 août à 16h. Il s’agira de sa troisième apparition dans cette salle, toujours par le truchement d’une location.

Vers une salle multidisciplinaire
Si la musique classique fait les beaux jours de la chapelle depuis 11 ans, de nouveaux partenariats portent en eux la promesse de soirées éclectiques. Ces jours-ci, par exemple, elle est utilisée dans le cadre du Festival jazz et blues de Saguenay. Cette expérience se révèle si concluante qu’une récidive est envisagée.

Dans le même esprit, le Festival des musiques de création étirera ses ailes jusqu’à Lac-Kénogami, dès la prochaine édition. Quant au Côté-Cour de Jonquière, il se montre ouvert à la possibilité de diffuser des spectacles à la chapelle. Un protocole d’entente pourrait même sceller ce maillage, laisse entendre Yvon Dachille, membre des Concerts de la chapelle.

« Son équipe dispose de contacts que nous n’avons pas, notamment grâce à la Bourse Rideau. En plus, elle dispose d’une infrastructure de billetterie que nous utiliserons dès cet été », fait-il valoir. De leur côté, les bénévoles qui s’occupent de la chapelle planchent sur un devis technique qui permettra d’accommoder les artistes ayant besoin d’un minimum de sonorisation.

« Nous regardons ça avec l’architecte Luc Fortin. Notre désir est de répartir le son à l’aide de caisses multiples, ce qui serait différent d’une salle traditionnelle. Nous procéderons avec prudence, cependant. Des tests seront effectués pour voir ce que ça donne, l’objectif étant de faire de la chapelle une salle multidisciplinaire », révèle Yvon Dachille.

Cette transformation embrassera également l’éclairage. On souhaite se doter d’un minimum d’infrastructures à cette fin, ce qui a mené à l’ajout de rideaux foncés, récemment. Ils couvrent les 16 fenêtres que comporte le bâtiment centenaire, afin de masquer la lumière du jour lorsque les circonstances le commanderont.

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D'ICI TROIS ANS, LA CHAPELLE CHANGERA DE MAINS

Dans trois ans, on soulignera le centenaire du rehaussement des eaux à Saint-Cyriac. Témoin le plus visible du drame qui a frappé cette communauté, la chapelle sera le théâtre d’une exposition de photographies rappelant à quoi ressemblait ce village au temps de sa splendeur. Ce sera la première d’une série de manifestations qui se déploieront jusqu’en 2024.

« Nous avons lancé un appel à la population afin de retrouver des images captées avant le rehaussement. Plusieurs personnes ont répondu et c’est ainsi qu’on verra des maisons qui n’existent plus, mais aussi des trottoirs de bois, ainsi que des gens qui ont vécu ici. Il y aura également des textes explicatifs », a annoncé Yvon Bouchard lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Membre de la société du parc patrimonial Cyriac, il précise que l’exposition débutera le 24 juin et s’étirera jusqu’en septembre. Baptisée Ici était le village de Saint-Cyriac, elle aura ceci de particulier qu’il s’agira d’une mise en bouche, en ce sens qu’on remettra la table chaque année, jusqu’au centenaire.

« Nous souhaitons découvrir d’autres photographies après la première édition », note en effet Yvon Bouchard. En attendant, il invite la population à venir dès le 24 juin, puisqu’on profitera de la Fête nationale pour offrir de l’animation musicale à compter de 13h. Elle sera assurée par les violonistes Bruno Chabot et Anik Paquet, qui interpréteront notamment des chansons québécoises.


Un protocole d'entente doit être signé d'ici septembre pour la cession de la chapelle Saint-Cyriac de la fabrique à la Société de développement du parc patrimonial Cyriac.

Cession de la chapelle

Toujours d’ici à 2024, un changement majeur touchera la chapelle. Il s’agit en effet du délai que s’accordent la fabrique et la Société de développement du parc patrimonial Cyriac pour officialiser la cession du bâtiment. C’est à ce dernier organisme que reviendra, dès lors, la responsabilité d’assurer sa pérennité.

« Nous gérerons les volets culturel, communautaire et religieux qui se dérouleront à cet endroit, mais au préalable, nous devons démontrer à la fabrique que nous avons la capacité de le faire seuls. Dans l’intervalle, c’est elle qui assumera les frais de chauffage et d’électricité », précise l’une des chevilles ouvrières de la Société, Sylvie Brassard.

Elle ajoute qu’un protocole d’entente a fait l’objet de négociations entre les deux parties, dans les derniers mois. Si tout se passe comme prévu, il sera signé en septembre, marquant ainsi l’amorce du compte à rebours. L’objectif consiste à mener cette démarche de la manière la plus consensuelle possible, en tenant compte des diverses sensibilités qu’on retrouve au sein de la communauté.