Le peintre Louis Julien crée ces derniers temps des toiles ayant pour sujet des villes et des navires déconstruits.
Le peintre Louis Julien crée ces derniers temps des toiles ayant pour sujet des villes et des navires déconstruits.

Une imposante exposition solo pour Louis Julien

Dominique Gobeil
Dominique Gobeil
Le Quotidien
Le 5 novembre, le projet d’envergure du peintre Louis Julien sera à son apogée, alors qu’une centaine de ses toiles seront offertes au public lors de l’exposition Les 101 regards de l’artiste, à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi.

« Pour une exposition solo, je pense que c’est du jamais-vu dans la région », avance celui qui réside à Jonquière. Il a déjà rassemblé une soixantaine de ses tableaux au même endroit, mais jamais autant.

Le titre de l’événement n’est pas laissé au hasard. « Chaque nouvelle toile, c’est un nouveau regard, une nouvelle vie. On met une œuvre au monde, et elle vit chez les gens qui l’adoptent », image Louis Julien.

De ces 101 tableaux à l’acrylique, la majorité a été produite en 2016 et en 2017. L’artiste, qui peint au gré de ses émotions, fournit beaucoup en une année, avec les demandes de ses clients, des galeries d’art et des salons mondiaux. Chevalier académicien de la Mondial Art Academia, il participe d’ailleurs à l’un de ces événements internationaux, présentement, au Palais de la culture, à Medellín en Colombie. En décembre, ce sera le tour de Miami, puis de Marseille en mars et de New York en avril. 

« Ce titre m’ouvre beaucoup de portes, admet Louis Julien. Je reçois des invitations chaque semaine, je ne peux pas tout accepter. C’est incroyable, avec la Mondial Art Academia, d’être reconnu par ses pairs et d’être aux côtés des meilleurs au monde. »

Pour l’événement VIP de dimanche, sous la présidence d’honneur du Dr François Brochet, le peintre attend près de 200 personnes. L’ambiance sera assurée par les musiciens de iLenka. En plus de ses récentes toiles aux formes déconstruites de navires et de villes, Louis Julien met aussi en vente un tableau de sa collection privée. Entre chien et loup présente un paysage plus sombre, même si l’artiste était alors dans une période heureuse de sa vie. 

« Tous les quatre ou cinq ans, je me départis d’une œuvre de ma collection », explique Louis Julien.

Quand il prend son pinceau, ce dernier aspire toujours à créer sa plus belle toile. « Je veux peindre quelque chose qui puisse traverser le temps, exprime-t-il. Je ne cherche pas la perfection, sinon il n’y a pas de place à l’interprétation. Je veux faire rêver les gens. »

Le peintre se réjouit que certains admirateurs parlent de leurs acquisitions en disant « un Julien ». « C’est une coche supplémentaire dans une carrière professionnelle », croit celui qui désire se consacrer entièrement à son art à sa retraite, dans quelques années.

Il est encore possible de prendre part à l’événement en téléphonant à La Saguenéenne, au 418 543-1240.