Orloge Simard avait fait fureur l’été dernier lors d’un spectacle présenté à l’Agora de La Baie.

Une grosse année pour Orloge Simard

La dernière année aura permis à Orloge Simard de poursuivre son ascension à l’échelle provinciale. Le groupe baieriverain, qui n’a plus besoin de présentation dans son patelin, a réussi à faire sa place sur la scène musicale québécoise en présentant pas moins de 33 spectacles.

Les cinq musiciens aux racines rock, avec des résonnances blues et folk, ont lancé un nouvel album en avril. Beuvez tousjours, ne mourez jamais, a obtenu une belle réponse du public. Un public qui, faut le dire, ne doit pas avoir les oreilles frileuses pour apprécier toute la subtilité des textes du chanteur Olivier Simard. 

« Je dirais qu’on est un groupe délirant et très absurde, prévient le compositeur en entrevue téléphonique jeudi après-midi. On décrit beaucoup une vulgarité quotidienne. Tous les textes sont de second degré, pour la plupart du temps. Ça va loin, mais en même temps, ça fait réfléchir. J’essaie de décrire une certaine réalité. »

Le leader d’Orloge Simard souligne du même souffle que ses textes sont fictifs, en particulier les plus crus. C’est quand même bon de le préciser.

Été chargé

Les gars d’Orloge Simard n’ont pas chômé au cours des 12 derniers mois. Ils ont enchaîné les spectacles un peu partout au Québec, particulièrement au cours de la saison estivale. Cet élan de popularité a quelque peu surpris les membres du groupe, mais de la façon dont les choses ont été faites, ils étaient prêts à y faire face.

« On a tellement fait de spectacles pendant l’été, je ne peux même pas te dire combien. Chaque fin de semaine, on était en spectacles donc disons qu’on a commencé à avoir du succès. Tout s’est fait petit à petit. Au cours des dernières années, on a toujours présenté de plus en plus de spectacles. Oui, c’est surprenant que ça fonctionne autant, sauf qu’on a pris le temps de s’y habituer. Plus les années passent, plus nos spectacles sont aboutis et je pense aussi qu’on s’améliore. »

À l’Impérial de Québec

D’ailleurs, Orloge Simard présentait un spectacle à la P’tite Grenouille de Chicoutimi jeudi soir. En raison de l’heure tardive, Le Quotidien n’a pu rapporter les détails de la prestation dans cette édition, mais tous les billets en prévente avaient été vendus. Fidèle à ses habitudes, Orloge Simard promettait une performance éclatée à son public.

« C’est une expérience, je dirais que c’est le mot qui nous colle le plus, a lancé en riant Olivier Simard. On essaie de donner aux gens quelque chose de fou, de faire une brosse en quelque sorte. On veut que les gens sautent, qu’ils crient et on veut qu’ils soient présents. C’est vraiment la fête quand on présente un spectacle. De plus, on demeure au moins 90 minutes sur scène, donc on offre quelque chose d’assez long. »

Après un arrêt à Chicoutimi, Orloge Simard prend la route pour Québec, vendredi. En soirée, il s’empare de l’Impérial de Québec. L’été dernier, dans le cadre du Festival d’été de Québec, le quintette avait attiré un millier de spectateurs dans la salle de spectacle.

« C’était plein à craquer, c’était vraiment gros, s’est rappelé Olivier Simard. Il y avait peut-être aussi beaucoup de curieux qui sont venus. On vise encore un gros show vendredi, avec des décors et tout. Ça risque d’être assez fou. »

La prochaine année devrait être à nouveau bien remplie pour les cinq musiciens. En plus d’avoir un horaire bien rempli, ils devraient se pencher sur la construction d’un nouvel album. Sans se fixer un objectif précis, le chanteur prévoit présenter du nouveau matériel en 2019, « si tout va bien ».

En plus d’Olivier Simard, Guillaume Bouchard, Maxime Bouchard, Andy Ellefsen et Jean-Michel Pelletier composent Orloge Simard, un groupe formé en 2012.