Camera Eye, un hommage à Rush, sera de passage à La Baie vendredi soir.

Une focalisation progressive

Les générations se suivent et se ressemblent parfois peu. Ce constat ne s’applique pas aux amateurs du mythique groupe canadien Rush, qui compte parmi ses fans autant les baby-boomers que les milléniaux. L’auditoire présent au Vieux Théâtre de La Baie vendredi vibrera probablement de façon unanime au son de la formation Camera Eye, un décoiffant hommage à Rush.

Un brin d’émotions sera assurément de la partie, car en plus de se remémorer les frasques de Rush, qui a annoncé sa fin de carrière au début de 2018, Camera Eye finalisera aussi sa tournée québécoise en terre baieriveraine. Un momentum qui risque de s’associer à merveille à la démesure qu’offre le trio composé de Mathieu Gosselin (basse, claviers, voix), Dany Robertson (batterie, percussions) et Étienne Roberge (guitare).

En entrevue téléphonique avec Le Quotidien, Mathieu Gosselin s’enthousiasme de revenir à La Baie avec ses collègues, après une absence de neuf ans. « C’était dans nos premiers spectacles, le groupe ayant été formé en 2009. Ce sera aussi notre baptême au Vieux Théâtre, salle à la réputation dynamique », ajoute celui qui a une filiation spéciale avec le Saguenay, son père Gilles Gosselin ayant longtemps fait partie des musiciens du Carnaval-souvenir de Chicoutimi.

Questionné sur le répertoire qui sera déployé sur les planches vendredi, le multi-instrumentiste annonce que l’époque des plus gros tubes de Rush, de 1975 à 1986, sera ciblée. « C’est pour nous l’occasion de jouer les succès, mais aussi d’aborder les pièces rarement jouées en direct par Rush. Une chose est certaine : les fans plongeront à la fois dans leurs souvenirs, mais aussi dans la complexe richesse musicale du groupe originaire de Toronto », mentionne Mathieu Gosselin. Une place toute spéciale est réservée aux pièces qu’apprécieront autant les connaisseurs de Rush que les néophytes avides de découvertes musicales.

Fidèle à l’original, Camera Eye déploie un concept multisensoriel, à l’instar du concept musicien-acteur de l’album duquel le groupe a tiré son nom, qui comprend les pièces bien connues YYZ et Tom Sawyer. La scène regorgera aussi d’instruments d’époque, des guitares à double manche en passant par les xylophones et échantillonneurs. À elle seule, la batterie de Dany Robertson occupe 80 % de la scène. Des projections accompagnent la prestation musicale en tous points fidèle aux opus de Rush.

L’énergie sera au rendez-vous pour cette dernière représentation, alors que le groupe retourne en répétitions tout l’été afin de monter son prochain projet, qui juxtaposera cette fois des titres du groupe Primus à ceux de Rush. Les membres de Camera Eye ont en outre été sollicités pour une tournée au Canada anglais, et des négociations sont en cours.

Il demeure possible de se procurer des billets via lepointdevente.com pour le spectacle de vendredi.