Myriam Gilbert et Joëlle Hardy, associées au chapitre régional de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, ainsi que la Société historique du Saguenay, invitent les amateurs d'histoire à célébrer la Journée internationale des archives, le 9 juin, en participant aux activités tenues au Centre d'archives du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une fenêtre sur l'histoire de la région

La Société historique du Saguenay, de même que le Centre d'archives du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une entité relevant de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), invitent la population à célébrer la Journée internationale des archives, le 9 juin. Il s'agira d'une première pour ces institutions et la programmation, copieuse, se déploiera de 13 h jusqu'au début de la soirée.
« Nous avons monté ces activités pour faire connaître les services que nous offrons et inciter les gens à nous visiter. Tout le monde peut trouver des informations intéressantes chez nous, en effet, pas uniquement les historiens. D'ailleurs, le gros de notre clientèle est formé d'individus intéressés par la généalogie. Après avoir trouvé des noms et des dates, ils veulent mettre de la chair autour de l'os », raconte Myriam Gilbert, archiviste-coordonnatrice à la BAnQ.
C'est elle-même qui accueillera les amateurs d'histoire à 13 h (en passant, l'entrée est gratuite et on peut réserver en téléphonant au numéro 418-698-3516). En guise d'apéritif, ils se verront servir quatre affaires judiciaires s'étant déroulées dans la région, dont celle du Mistassinois Gus Lemieux, dont on soupçonne qu'il a été victime d'un acte de cannibalisme en 1907. Une incursion dans le magasin, là où sont conservés les documents, fait aussi partie du programme.
Une pause suivra à 17 h, prélude à une conférence donnée par la romancière Line Gaudreault. À 17 h 30, l'auteure de La dernière peine et du Procès d'Emily montrera comment elle s'est appuyée sur des archives afin de conférer des accents de vérité à ses écrits. Sur un registre similaire, son collègue Dany Côté tracera un lien entre ses recherches et sa dernière création, La Thompson. Son intervention, prévue pour 19 h, complétera la programmation de la journée.
Saguenayensia et les femmes
Entre les deux conférences, aux alentours de 18 h 15, la Société historique du Saguenay procédera au lancement du premier numéro de l'année de la revue Saguenayensia. Il a ceci de particulier qu'on y met les femmes à l'honneur, puisque trois articles leur sont consacrés. Luc Gagnon abordera l'oeuvre des Augustines, tandis que la directrice du Musée Louis-Hémon de Péribonka, Guylaine Perron, traitera d'Éva Bouchard, celle qu'on a longtemps assimilée à Maria Chapdelaine.
« Il y a également l'historien Gaston Gagnon qui nous fera découvrir Anne-Marie Palardy, qui était l'épouse de J.-E.-A. Dubuc. Cette dame décédée en 1927 a laissé des journaux intimes, ainsi que des oeuvres de scrapbooking qui se trouvent au centre d'archives », décrit Joëlle Hardy, directrice générale de la Société historique du Saguenay.
Nommée au début de l'année, elle aussi souhaite que le plus de gens possible découvrent les ressources disponibles au 930 rue Jacques-Cartier Est, à Chicoutimi. Les deux institutions qui y cohabitent possèdent des journaux anciens, des annuaires remontant aussi loin que 1907, tous les contrats notariés confectionnés avant 1936, ainsi que les rapports rédigés par des coroners jusqu'en 1986. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg.
« Nous accompagnons les gens dans leurs recherches et peu importe la question posée, c'est sûr qu'il y a une réponse à donner », fait valoir Joëlle Hardy. Précisons que la Société historique du Saguenay, tout comme le chapitre régional de BAnQ, ne conservent que des documents écrits, ainsi que des films et des photographies. Quant aux objets possédant une valeur historique ou patrimoniale, ils sont confiés à La Pulperie de Chicoutimi.