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Cette photo de 1971 a été captée après le sinistre.
Cette photo de 1971 a été captée après le sinistre.

Une exposition pour les 50 ans du drame de Saint-Jean-Vianney [PHOTOS]

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
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Il y a 50 ans, 31 personnes et 42 maisons ont été englouties par un glissement de terrain. En une nuit, le village de Saint-Jean-Vianney où il faisait bon vivre est devenu synonyme d’un horrible drame. Aujourd’hui, par devoir de mémoire, le Centre d’histoire Arvida lance une exposition permettant de redécouvrir en images et en mots l’histoire de ce village.

L’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus d’Arvida, où réside le Centre d’histoire Arvida, accueille l’exposition temporaire Saint-Jean-Vianney, je me souviens. Jusqu’à la fin de l’été, il sera possible de s’y arrêter et d’y redécouvrir l’histoire troublante du village tout à fait gratuitement.

Carl Gaudreault, directeur du Centre d’histoire Arvida, Julie Dufour, conseillère municipale et présidente de l'arrondissement de Jonquière, Carl Dufour, conseiller dans le district #5 et président du Comité pour la reconnaissance patrimoniale d'Arvida (CORPA), Josée Néron, mairesse de Saguenay et Alain Hardy,  président du Conseil d’administration du Centre d’histoire Arvida, ont inauguré l'exposition consacrée aux 50 ans du glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney.

Carl Gaudreault, directeur du Centre d’histoire Arvida, est fasciné par l’histoire de Saint-Jean-Vianney depuis toujours. C’est là que ses parents et son frère vivaient lorsque le glissement de terrain est survenu. Lui qui n’était pas encore né en a entendu parler d’aussi loin qu’il se souvienne. Il a grandi à Arvida, ville où plusieurs maisons de Saint-Jean-Vianney ont été déplacées.

Avant le glissement de terrain, Saint-Jean-Vianney était une municipalité en plein développement.

«Ce que les gens ont vécu est à glacer le sang. On a un devoir de mémoire. Trente-et-une personnes ont perdu la vie. Des gens sont encore sous le choc de tout ça. C’est un événement terrible qui a aussi contribué à faire avancer la science et la recherche.»

Le Centre d’histoire Arvida a réuni sur trois grands panneaux des informations, des photos et des vidéos d’archives. Les événements survenus le soir du 4 mai 1971 y sont relatés minute par minute, permettant de s’imaginer l’ampleur de l’horreur vécue par les habitants du village. Des extraits sont troublants. Un tableau représentant le drame, peint par Arthur Villeneuve, a été prêté par un collectionneur afin de compléter l’exposition.


« On tenait aussi à ce que des informations sur l’avant-glissement de terrain se retrouvent dans l’exposition. De jeunes familles y vivaient. C’était un endroit où il faisait bon vivre. »
Carl Gaudreault

Lors du drame, Saint-Jean-Vianney comptait 2700 habitants. La population de l’endroit avait triplé en moins de 10 ans.

Carl Gaudreault estime que la visite à l’église sera complémentaire à une visite sur le site de Saint-Jean-Vianney. «Ça peut servir de préambule au parcours numérique. C’est une sorte de porte d’entrée, ou encore de complément. »

Effectivement, rappelons qu’un parcours historique numérique permettant de découvrir la tragédie de Saint-Jean-Vianney et l’histoire d’Arvida devrait être mis en place au cours des prochains mois.

L’exposition permet d’ailleurs d’avoir une idée de ce à quoi pourra donner accès le parcours. L’entreprise Strateolab a reproduit le village de l’époque en images, à l’aide de descriptions, de plans et d’archives récoltées grâce à un travail de moine. Le parcours permettra d’y replonger grâce à la technologie de réalité augmentée.

En attendant, l’exposition est ouverte au public à compter de 15h le 4 mai. Elle est accessible entre 10h et 17h jusqu’au début de la saison estivale. Les heures d’ouverture seront prolongées dès la mi-juin et il sera possible de visiter l’exposition du mercredi au dimanche. Les horaires pourraient toutefois varier en raison des activités religieuses de l’église.