Directrice générale du Centre historique des Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, Hélène Girard est fière de présenter une exposition relatant ses 125 ans d’enracinement à Chicoutimi, laquelle regroupe plus de 100 photographies tirées des archives de la congrégation.

Une exposition de photos qui racontent l’histoire du Bon-Conseil

Une religieuse en pleurs, consolée par des consoeurs. D’autres qui jouent au billard, qui dispensent des soins dentaires, qui participent à une version maison des Détecteurs de mensonges. La nouvelle exposition de photographies présentée jusqu’au 2 mai, au Centre historique des Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, montre que derrière l’habit, il y avait – et il y a toujours – des femmes semblables aux autres.

Elles sont aussi vibrantes, sensibles, comiques, que celles qui vivent «dans le monde», pour reprendre une expression qu’affectionnent les membres de la congrégation enracinée à Chicoutimi depuis le 4 novembre 1894. Hier comme aujourd’hui, on les voit déployer de grands efforts pour faire honneur à leur vocation, chacune avec sa personnalité, ses forces et ses faiblesses. On note aussi à quel point la vie de groupe est inscrite dans leur ADN, cette vie qui, de l’extérieur, reste empreinte de mystère.

«J’aime cette partie de l’exposition qui est consacrée à la vie communautaire. C’est mystérieux pour tous ceux qui ne l’ont pas connue, cette vie au sein d’un groupe», fait observer la directrice générale du Centre historique, Hélène Girard. C’est pour lancer les fêtes marquant le 125e anniversaire de la fondation du Bon-Conseil qu’elle a initié ce projet. Il s’appuie sur des images tirées des archives de la congrégation – 114 au total – et témoigne de toutes les dimensions de sa riche histoire.

Trois thèmes

Trois thèmes ont été identifiés, les deux autres étant la vie religieuse et l’oeuvre missionnaire. Chacun est exploré dans des salles différentes, ce qui favorise une certaine intimité avec le sujet. L’effet est encore plus saisissant dans le local où sont projetés des clichés évoquant les débuts du Bon-Conseil, à l’intérieur d’un joli bâtiment qui fut malheureusement démoli en 1957.

Entre autres joyaux, signalons quelques portraits de la fondatrice, Mère Françoise Simard. On fait sa connaissance juste avant qu’elle ne réponde à l’appel de Monseigneur Labrecque, évêque du diocèse de Chicoutimi. Puis, elle apparaît en 1931, ainsi qu’en 1937, l’année de son décès. Sur l’une de ces photographies, prise dans un jardin, elle semble en paix avec elle-même, comme si une partie de son âme était déjà ailleurs.

La vie religieuse, c’est également des cérémonies comme celle de la prise d’habit, à laquelle participaient des femmes à peine sorties de l’adolescence, aussi enjouées que d’autres à l’heure de leur mariage. Plusieurs fréquentaient le reposoir situé à l’extérieur du couvent, un lieu qui n’existe plus que dans leur souvenir, de même que sur la photographie intégrée à ce volet de l’exposition.

«C’est celui qui a été le plus difficile à illustrer», reconnaît Hélène Girard. En revanche, dans la section consacrée à la vie communautaire, elle s’est fait plaisir en montrant l’évolution physique du Bon-Conseil, du premier monastère aux bâtiments actuels. On assiste à la construction de certains d’entre eux, tout en s’émerveillant à la vue du jardin communautaire.

L’exposition est complétée par le volet consacré à l’oeuvre missionnaire, laquelle s’est déployée ici, de même qu’à l’étranger, où la congrégation fut active dès les années 1930. Rwanda. Tanzanie. Congo. Chili. Malawi. Ces noms font rêver, autant qu’ils intriguent. Le plus étonnant est que l’avenir réside peut-être là-bas, plus précisément au Rwanda, où vit une communauté autonome. «Ça va très bien. Il se fait encore du recrutement», constate la directrice générale du Centre historique.

Elle ajoute que pour visiter l’exposition, il suffit de se pointer au musée situé au 700 rue Racine, porte 688. Il est ouvert du lundi au vendredi, de 9h 30 à 16h 30, mais il importe de réserver en téléphonant au numéro 418-543-4861, poste 201.

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LES 125 ANS SERONT SOULIGNÉS TOUTE L'ANNÉE

Les activités soulignant le 125e anniversaire de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil s’étaleront sur un an. Lancées par l’exposition de photographies qui vient d’être inaugurée au Centre historique, elles se poursuivront en janvier, à la faveur d’une cérémonie à laquelle les 115 religieuses formant les effectifs actuels seront invitées à participer.

«Nous évoquerons la contribution de la fondatrice de la congrégation, Mère Françoise Simard, en présentant des photographies, ainsi que des objets qui lui ont appartenu. Des textes seront lus pendant cette manifestation qui sera reprise quelques mois plus tard, dans le cadre des Journées de la culture», fait observer la directrice générale du Centre historique, Hélène Girard.

Toujours en janvier, une autre exposition de photographies sera inaugurée, cette fois à la bibliothèque municipale d’Arvida. 

Elle brossera un portrait des actions qui ont été posées par la communauté à l’intérieur de l’ancienne capitale mondiale de l’aluminium. 

Le 8 mars, par ailleurs, le Bon-Conseil sera la vedette d’un brunch tenu à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi. On célébrera du même coup la Journée internationale de la femme.

Un mois plus tard, ce sera au tour de la Société historique du Saguenay de mettre la congrégation à l’honneur. Il en sera question dans un numéro de la revue Saguenayensia, en effet, ce qui constituera une belle manière de lancer la saison touristique au Centre historique. La formule des pique-niques animés, qui a été si populaire cette année, sera de retour à l’été 2019. 

«D’ici là, j’ai l’intention de retravailler notre exposition permanente», annonce Hélène Girard, dont l’agenda comprend également une journée portes ouvertes qui se déroulera d’ici à la fin des fêtes du 125e, en novembre.