Ludivine Reding et Alexe ont été rencontrées à la librairie Les Bouquinistes, mardi après-midi. Elles ont parlé de La Course des tuques, mais aussi de plein d’autres choses.

Une conversation avec Alexe et Ludivine Reding

CHRONIQUE / Deux jeunes femmes allumées, engageantes. Deux artistes évoluant dans des sphères différentes, la musique pour Alexe et le métier de comédienne pour Ludivine Reding. Rencontrées mardi après-midi, dans le cadre d’une activité de promotion pour le film La Course des tuques, elles se trouvaient à la librairie Les Bouquinistes de Chicoutimi, assises sur un ancien banc d’église, quand la conversation a pris un tour plus sérieux.

Après avoir parlé du personnage de Charlie pour lequel la Dolmissoise interprète deux chansons, alors que sa voisine lui a prêté sa voix, chacune a discuté de ses projets. J’ai appris qu’Alexe préparait son deuxième album, attendu pour le printemps. « Il faut se renouveler. Les modes passent vite », a-t-elle énoncé. Il fut aussi question d’un enregistrement qui sera commercialisé en France. Il regroupera des pièces provenant des deux disques, dont Mirage, qui a bien marché dans l’Hexagone.

Très vite, l’entrevue s’est muée en conversation, Ludivine Reding posant des questions à Alexe et inversement. Quand la comédienne a révélé que deux séries télévisées solliciteraient son concours entre les mois d’avril et de novembre, de même qu’un long métrage – si toutes les pièces tombent en place, évidemment –, on a compris pourquoi elle s’accorderait un mois de vacances pour amorcer la nouvelle année. « Je suis workaholic, mais là, j’en ai besoin », a reconnu la comédienne.

L’une des séries sera-t-elle la suite de Fugueuse ? Même elle l’ignore, tout en se montrant enthousiaste à l’idée de camper une nouvelle fois le rôle de Fanny, l’adolescente qui a vécu l’enfer avant d’échapper aux griffes d’un proxénète. En attendant, Ludivine Reding compose avec les retombées de sa soudaine notoriété. On la reconnaît partout et vu la nature de l’histoire relatée dans cette émission, nombre d’échanges vont au-delà des formules de politesse.

« Fanny ne m’a jamais quittée. Des femmes me racontent qu’elles sont passées par là, qu’elles connaissent une personne qui a subi la même chose. Quelqu’un m’a dit que j’avais sauvé sa vie », a mentionné la comédienne, consciente de la responsabilité qui lui échoit.

Comme moi, Alexe était impressionnée, émue aussi, en pensant à celles qui sont agressées dans la vraie vie. On était loin de La Course des tuques, mais la réalité a vite repris ses droits. D’autres journalistes voulaient poser des questions sur Charlie.