Vincent Belisle alias Foster, Gabriel Ouellet et Alexandre Bédard, coordonnateurs de Rue Racine Records, ainsi que Marie-Pierre Gagnon du groupe John Liver, ont tous participé à l’élaboration de la Compilation 2018 de Rue Racine Records.

Une compilation pour se faire connaître

La nouvelle maison de disques régionale Rue Racine Records amorce ses activités avec le lancement d’une compilation. Huit groupes et artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont réunis sur un album numérique paru le 30 décembre dernier. Une occasion de se faire connaître, d’amasser des fonds pour promouvoir les artistes qui y figurent et de célébrer la diversité de la musique d’ici.

La Compilation 2018 de Rue Racine Records réunit John Liver, Foster, Pygmate, ShishTaouk, Gras Trance, Vie de Quartier, Vice E Roi et Alexis G. Larouche, qui proposent presque tous deux pièces sur l’album numérique qui en compte 15. 

« La compilation permet de présenter des artistes qui ne sont pas assez écoutés à notre goût. Ce sont tous des groupes avec qui nous avons des liens de proximité », explique Alexandre Bédard, coordonnateur de Rue Racine Records, une maison de disques qui a vu le jour il y a quelques semaines à peine à Chicoutimi. « C’est une sorte de carte de visite qu’on envoie aux promoteurs et aux diffuseurs. C’est accessible. »

La compilation compte des pièces en anglais et en français, du folk, du rock, de l’électro et d’autres styles encore. 

« On vise la diversité. C’est une façon pour nous d’aller chercher le plus grand public possible. On ne voulait pas stéréotyper la musique d’ici. Les groupes ont chacun leur identité. Créer un réseau au Saguenay, c’est notre fierté », souligne Alexandre Bédard. 

Pour l’instant, la compilation est disponible en version numérique seulement. Les profits engendrés par l’écoute des pièces serviront à la mise en marché des artistes qui y figurent. Alexandre Bédard n’exclut toutefois pas la possibilité que des copies physiques soient mises en vente prochainement. 

Rue Racine Records 

Rue Racine Records a vu le jour à l’initiative d’Alexandre Bédard et de Gabriel Ouellet. Les deux coordonnateurs souhaitaient offrir un service supplémentaire aux groupes de la région. 

« On trouvait qu’il manquait un morceau au puzzle au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On sentait aussi qu’il y avait un élan et on voulait en faire partie. Le ‘‘timing’’ était bon, estime Alexandre Bédard. On veut travailler avec les artistes, on peut notamment les aider à faire des demandes de subventions », souligne-t-il. 

L’impact de l’arrivée de Rue Racine Records peut notamment se mesurer par le témoignage de Vincent Belisle alias Foster. « J’avais l’idée de partir à Montréal pour poursuivre mon projet de musique. L’arrivée du label m’a motivé à rester ici, affirme le jeune de 18 ans qui fait de la musique électro-pop-rap instrumentale. Je fais ça depuis trois ou quatre ans. Au début, c’était par plaisir. Avec le temps, c’est devenu plus sérieux », souligne celui qui compte lancer un ‘‘mix tape’’ prochainement. 

Marie-Pierre Gagnon du groupe John Liver entrevoit aussi l’avenir avec le sourire. « On sort notre premier EP. Un gros spectacle aura lieu le 19 janvier au Club Soda de Montréal. Un lancement est aussi prévu à la nouvelle salle Le CAVÔ de la rue Racine, mais la date n’est pas encore déterminée », souligne la membre du groupe qui propose de la musique en anglais, amalgame de rock alternatif et de lo-fi. 

Alexandre Bédard souhaite que Rue Racine Records permette aux artistes d’ici de se faire valoir. « On forme une espèce de communauté, de famille. On fait aussi un gros travail de coordination afin de s’assurer que les projets de chacun ne sortent pas tous en même temps », conclut-il.