Provenant de différentes régions du globe, notamment de l’Inde et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 24 personnes figurent dans le clip de la chanson Pour bâtir un monde meilleur. Il a été diffusé pour la première fois samedi, sur les ondes d’une station de télévision du Bengale.
Provenant de différentes régions du globe, notamment de l’Inde et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 24 personnes figurent dans le clip de la chanson Pour bâtir un monde meilleur. Il a été diffusé pour la première fois samedi, sur les ondes d’une station de télévision du Bengale.

Une chanson pour préparer l’après-COVID: du Bengale au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Preuve que la planète continue de rétrécir en dépit de la crise sanitaire, une chanson créée par des artistes de l’Inde et du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été lancée samedi, sous la forme d’un clip. Une station de télévision du Bengale a été la première à diffuser cette pièce dont le titre français est Pour bâtir un monde meilleur. Le texte a été écrit par Jayanta Guha, membre du groupe Mosaïque, tandis que la musique a été composée par Surojit Chatterjee.

«J’avais placé un poème sur ma page Facebook. Quand Surojit l’a lu, il a trouvé que c’était un message d’espoir extraordinaire dans le contexte de la COVID et m’a annoncé qu’il en ferait une chanson. Après avoir reçu la musique, Mosaïque a mis notre grain de sel et plein d’autres personnes ont embarqué dans le projet. Nous nous sommes rendus à 24 musiciens et chanteurs», a raconté Jayanta Guha au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

La liste des participants comprend des noms familiers, dont ceux des chanteuses saguenéennes Marcie Michaud-Gagnon et Joëlle Saint-Pierre. On entend aussi Geneviève Labbé et une jeune femme établie en Californie, Justine Quetzal. Celle-ci a apporté une touche espagnole qui se marie bien aux interventions en français, en anglais et en bengali qui émaillent l’enregistrement dédié au père du musicien Jean-François Sauriol, emporté par la COVID.

La thématique de l’eau

Confinement oblige, chacun a filmé sa prestation là où il se trouvait. C’est le Robervalois Michel Boissonneault qui a eu la lourde tâche de produire un clip avec ces images hétéroclites. Au préalable, il avait extrait les pistes sonores afin de les envoyer à Surojit, qui a réalisé les arrangements. La musique est douce, empreinte de sérénité, en dépit du fâcheux événement qui a mené à sa création.

On peut dire la même chose à propos du clip, où la thématique de l’eau est habilement exploitée. Elle est d’abord agitée, ce qui correspond au désarroi causé par la pandémie, au moment où s’alourdissait le bilan des victimes. Ensuite, les images captées au lac Saint-Jean, ainsi qu’ailleurs dans le monde, se moulent à la musique. «Ça devient apaisant pour évoquer ce que sera l’après-COVID», explique Jayanta Guha.

À la poésie du texte et de la musique se superpose celle des mouvements exécutés par la danseuse Amrita Choudhury. Elle qui avait participé à un spectacle du groupe Mosaïque, quelques mois plus tôt, à Jonquière, se trouvait en Alberta lorsque sa chorégraphie a été filmée. C’est ce qui explique la présence des montagnes Rocheuses à l’arrière-plan.

Faisant fi de la distance, cette artiste s’est rappelée au bon souvenir de ses camarades du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui est également le cas de Sujorit qui, l’été prochain, comptait s’y rendre pour donner des spectacles. À défaut de satisfaire ce désir, la chanson et le clip témoignent de la force des liens tissés avec les membres du groupe Mosaïque et les personnes composant sa famille élargie.