Une belle vitrine pour Meggie Cloutier-Hamel

Les Grands Ballets canadiens de Montréal tiendront une activité prestigieuse à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, du 7 au 9 juin. Ce spectacle ayant pour titre La Soirée des étoiles – Dance Me To The End Of Love mettra en vedette des artistes de réputation internationale, dont la Française Amandine Albisson. Il mobilisera également une jeune interprète de la région, Meggie Cloutier-Hamel, qui dansera avec des collègues de l’École supérieure de ballet du Québec.

Âgée de 15 ans, elle fait sa troisième année au sein de cette institution établie dans la métropole. Son parcours n’a pas été linéaire, comme en témoignent les maux de dos qui l’ont obligée à porter un corset jusqu’au début de 2018. Désormais rétablie, l’adolescente est plus engagée que jamais dans son art, ce qui confère plus de relief à l’expérience qu’elle s’apprête à vivre.

« Son école est affiliée aux Grands Ballets, et Meggie fait partie du groupe d’élèves invités à danser en juin. Il s’agira de sa première participation à ce gala, ce qui lui donnera l’occasion de se faire valoir en présence des dirigeants des Grands Ballets », a raconté la mère de la ballerine, Chantale Hamel, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au journal.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, Meggie Cloutier-Hamel participera aussi au spectacle de fin d’année de l’École supérieure de ballet du Québec, tenu à la salle Pierre-Mercure de Montréal. Elle sera des représentations données les 25 et 26 mai, un honneur d’autant plus apprécié qu’il n’est pas accordé à tous les élèves de l’institution dirigée par la danseuse étoile Anik Bissonnette. Sa sélection ne tient pas du hasard. Trois ans après avoir quitté Larouche avec ses parents, qui souhaitaient lui offrir le meilleur encadrement possible afin de poursuivre son rêve, l’adolescente affiche une détermination sans faille. « Elle veut décrocher un diplôme d’études collégiales (DEC) en danse et entrer dans une compagnie, que ce soit en ballet ou en danse moderne. C’est pour cette raison qu’elle danse 17 heures par semaine », s’émerveille Chantale Hamel.

Même la nature apporte son concours, puisque la Jeannoise est arrivée au bout de sa phase de croissance. Le fait qu’elle ait atteint une grandeur moyenne représente un atout, dans la mesure où il sera plus facile de l’intégrer dans des numéros collectifs. Le ballet a pris tant de place dans sa vie que deux autres passions, la chanson et la comédie, ont été reléguées à l’arrière-plan.

C’est pourquoi Meggie Cloutier-Hamel ratera le Festival de la chanson de Saint-Ambroise, pour une deuxième année consécutive, en août. « Puisqu’elle participera à un camp de danse d’une durée de trois semaines, en juillet, ça lui laissera peu de temps pour se préparer », explique Chantale Hamel. En ce qui touche ses apparitions à l’écran, par ailleurs, elles se sont tellement raréfiées qu’on peut parler d’une pause prolongée.

Quant à ses parents, loin de regretter leur décision de quitter Larouche, ils songent à mettre en vente leur maison afin d’emménager pour de bon dans la métropole. « Nous nous étions donné trois ans pour voir ce qui se produirait, et, maintenant, il est clair que Meggie s’est bien adaptée. Nous continuerons donc de la suivre, tout en conservant nos attaches au Lac-Saint-Jean », confie Chantale Hamel.