Le grand prix de 25 000$ permettrait à Frédérick Lavoie d’avoir plus de liberté pour écrire son prochain livre.

Une belle poussée pour Frédérick Lavoie

Frédérick Lavoie est finaliste des Prix littéraires du Gouverneur général 2018. «Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell,» publié par La Peuplade, a été sélectionné parmi les titres de langue française dans la catégorie Essais.

Malgré un petit virus, le réveil a été des plus heureux pour Frédérick Lavoie mercredi matin. L’auteur a appris la sélection de son livre paru le 20 février dernier parmi les finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général en découvrant que son téléphone était rempli de messages. Le Conseil des arts du Canada venait à peine de révéler la liste des finalistes.

« C’est une très belle nouvelle. J’essaie d’amener le journalisme dans la littérature avec mes livres, c’est une reconnaissance de mon travail. Je pense avoir osé avec ce livre en jouant avec les genres. Il y a une pièce de théâtre dans le livre, un long poème. J’ai joué avec différentes formes pour raconter », affirme-t-il au cours d’un entretien téléphonique.

Les Prix littéraires du Gouverneur général reconnaissent les meilleurs ouvrages de langue française et de langue anglaise dans sept catégories.

Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell se mesure à Histoire des Juifs du Québec de Pierre Anctil, Le piège de la liberté : les peuples autochtones dans l’engrenage des régimes coloniaux de Denys Delâge et Jean-Philippe Warren, Les chants du mime : en compagnie d’Étienne Decroux de Gabrielle Giasson-Dulude, ainsi que Mégantic : une tragédie annoncée de Anne-Marie Saint-Cerny.

Chaque finaliste aura droit à un montant de 1000 $. La liste des gagnants sera dévoilée le 30 octobre prochain. Les auteurs, illustrateurs et traducteurs des livres gagnants mettront chacun la main sur un montant de 25 000 $, tandis que leur éditeur recevra une somme de 3000 $.

« Une grosse somme comme celle-là, ça voudrait dire beaucoup de liberté à l’horizon. Un prix comme celui-là permettrait de m’asseoir pour écrire et de me dire que c’est mon travail, que je suis rémunéré pour ça », explique-t-il.

L’auteur assure que le fait d’être finaliste seulement peut avoir une belle portée. « Des fois, ça peut être dur d’intéresser les gens à un livre qui n’est pas un roman. Être finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général peut aider à susciter l’intérêt. »

Frédérick Lavoie admet que cette nomination lui donne une belle poussée, lui qui amorce l’écriture d’un nouveau projet.

Dompter les eaux est un livre qui traite de l’influence de l’eau sur la vie au Bangladesh. Il sera publié en 2020 par La Peuplade.

Il confirme toutefois que les commentaires des lecteurs représentent aussi un bon carburant.

« C’est l’fun de se faire parler de son livre par les lecteurs. C’est très important et ça donne le goût de continuer », souligne celui qui revient à peine du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean où trois de ses écrits ont été finalistes au fil des ans.