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Mylène Bouchard, directrice littéraire à La Peuplade, envisage avec optimisme la rentrée hivernale.
Mylène Bouchard, directrice littéraire à La Peuplade, envisage avec optimisme la rentrée hivernale.

Une année record pour La Peuplade

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
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«Nous avons connu une année record en 2020», rapporte Mylène Bouchard, directrice littéraire à La Peuplade.

Le goût de la lecture s’est révélé plus fort que le coronavirus, plus fort, même, que la fermeture des librairies pendant plusieurs mois. Notez que celles-ci sont demeurées actives par le biais de leur service en ligne. De surcroît, les personnes qui souhaitaient acheter un ouvrage en papier ou en format électronique avaient l’option de se rendre à l’adresse leslibraires.ca.

Parmi les titres de La Peuplade qui ont trouvé leur public en 2020, mentionnons Le lièvre d’Amérique, de Mireille Gagné, ainsi que Ténèbre, de Paul Kawczak. Le fait que ce dernier soit demeuré à l’avant-plan est d’autant plus remarquable que sa publication remonte à 2019. Quant au format privilégié par les lecteurs, il ne change guère. C’est le papier, encore et toujours.

Même les gens qui commandaient en ligne lui ont accordé leur préférence dans une forte proportion. Ils voulaient du tangible, afin de découvrir d’autres visions du monde que celles que colportaient les bulletins de nouvelles. «L’électronique reste stable, mais c’est le papier qui se vend le plus, note Mylène Bouchard. La façon de lire n’a pas changé, ce que je trouve rassurant.»

Elle croit également que la lecture a profité des conditions particulières dans lesquelles une grande partie de l’humanité a été plongée. « À part aller dehors, les gens n’ont rien d’autre à faire, constate la directrice littéraire de La Peuplade. Lire, c’est l’une des seules activités culturelles qu’il nous reste, avec l’écoute de la musique. »

Les ventes sont vigoureuses, ce qui ne l’empêche pas de regretter l’éclipse en pointillé des librairies, ainsi que la disparition temporaire des lancements. « Ils nous manquent beaucoup, puisque ça donne l’occasion de revoir les auteurs. On a aussi perdu un gros morceau avec les salons. C’est plus difficile de faire de la promotion », énonce Mylène Bouchard.

Et puisqu’on a fait référence à la pandémie, est-ce un thème qui sera abondamment exploité dans les prochaines années? « C’est sûr qu’il y aura des livres là-dessus, peut-être dès l’automne prochain, mais moi, ça ne m’intéresse pas beaucoup, répond-elle. Je trouve qu’on manque de recul. »