Est-ce que le violoniste Francis Garneau (photo) participera au Concours de musique du Canada, tout comme le baryton Marc-André Houde, ainsi que les guitaristes Rémi Côté et Nicolas Plourde ? Comme plus de 500 interprètes, ces membres de la délégation régionale attendent de connaître la décision du comité organisateur. Forcé de reporter la finale canadienne pour cause de coronavirus, il soupèse présentement ses options.
Est-ce que le violoniste Francis Garneau (photo) participera au Concours de musique du Canada, tout comme le baryton Marc-André Houde, ainsi que les guitaristes Rémi Côté et Nicolas Plourde ? Comme plus de 500 interprètes, ces membres de la délégation régionale attendent de connaître la décision du comité organisateur. Forcé de reporter la finale canadienne pour cause de coronavirus, il soupèse présentement ses options.

Une alternative pour tenir le Concours de musique du Canada

Tout n’est pas perdu pour les quatre interprètes du Saguenay–Lac-Saint-Jean inscrits au Concours de musique du Canada. Même si les auditions ont été annulées en raison de la pandémie, y compris celle qui devait se dérouler à Chicoutimi en avril, ils pourraient participer à la finale canadienne prévue pour le mois de septembre, à Québec.

Du moins, c’est le scénario sur lequel penche la direction. On sait que d’ici au 31 août, il sera pratiquement impossible de tenir une manifestation publique au Québec, tout en se moulant au concept de la distanciation sociale. Après, cependant, la porte est entrouverte. Si les circonstances le permettent, plus de 500 personnes seront conviées à l’Université Laval, siège de l’édition 2020.

« Nous n’avons pas lancé la serviette. Une décision sera prise d’ici à la fin d’avril. C’est faisable de recevoir toutes les personnes qui s’étaient inscrites en vue des sélections et de tenir le concours en respectant les normes de sécurité à l’intérieur de la salle. Ce qui dépend des gouvernements, ce sont les autres aspects, comme les repas et le transport des participants. Ceux-ci viendraient de partout au Canada », rapporte Christine Chabot, présidente de la section Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Une forte délégation

Si les choses évoluent dans le bon sens, la délégation régionale sera numériquement modeste, mais d’un calibre supérieur. Chacun de ses membres a été couronné à l’échelle du pays, en effet, qu’il s’agisse du violoniste Francis Garneau, du baryton Marc-André Houde ou du duo de guitaristes formé de Rémi Côté et Nicolas Plourde.

« Ce sont trois solides inscriptions, assure Christine Chabot. Je sais que tous ont bien travaillé et qu’ils sont déçus de la tournure des événements. Nous vivons d’espoir, cependant, et si le concours a lieu en septembre, il sera intéressant de voir comment les musiciens se sentiront. Le contexte sera différent, puisqu’au printemps, la finale canadienne s’inscrit dans le prolongement de ce qu’ils ont appris au cours de l’année. »

Au moins, ça aurait le mérite de faire vivre cette épreuve à une nouvelle cohorte, en plus d’atténuer l’impact économique de la pandémie sur l’organisation. Elle qui célèbre son 60e anniversaire cette année serait fragilisée par l’abandon de toutes ses activités.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, par ailleurs, l’alerte au coronavirus a sonné juste assez tôt pour entraîner le report du déjeuner-concert-bénéfice prévu le 15 mars, à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi. Quelques lauréats devaient assurer la partie musicale, mais c’est partie remise. « Tout était prêt et la réponse avait été très bonne. Nous attendions 235 personnes », rapporte Christine Chabot.