David Dias Da Silva et Olivier Hébert-Bouchard se produiront dimanche à 16 h, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. Ils présenteront un concert intitulé Portraits et fantaisies dans le cadre des Jeunesses musicales du Canada. Le volet local de la programmation est très populaire, mais il y a toujours moyen de dénicher un billet à la porte, au coût de 22 $ pour les adultes et 10 $ pour les étudiants.

Un virtuose de la clarinette à Jonquière dimanche

C’est un spectacle tout neuf, dont la première a eu lieu mercredi, que verront les mélomanes rassemblés à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, dimanche à 16h. Deuxième rendez-vous de la saison, cet événement organisé par le chapitre local des Jeunesses musicales du Canada a pour titre Portraits et fantaisies. Il permettra à l’un des participants, le clarinettiste David Dias Da Silva, de jouer pour la première fois au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Nous donnons 11 représentations ce mois-ci. C’est intense, mais je trouve ça le fun de découvrir des régions où je n’ai jamais mis les pieds», a-t-il commenté jeudi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Le Montréalais d’origine portugaise voit ainsi se concrétiser un projet monté il y a un an, en compagnie du pianiste Olivier Hébert-Bouchard.

Ils ont eu l’idée de faire revivre des compositeurs en s’appuyant sur des faits historiques. C’est ainsi que les musiciens se font comédiens, le temps de pénétrer dans l’univers de personnages tels Ravel, Debussy, Stravinsky et Schumann, pour n’en mentionner que quelques-uns. Ce parcours amène également les interprètes à se commettre de manière plus personnelle.

«C’est dans ce contexte que je fais une oeuvre portugaise, tandis qu’Olivier propose une composition du Québécois Jacques Hétu. Quant à la finale, elle consiste en une fantaisie de Bassi s’appuyant sur le Rigoletto de Verdi», révèle David Dias Da Silva, dont la carrière a pris son erre d’aller en 2016, à la suite de son triomphe au Concours de musique du Canada. Dès lors, les offres ont afflué.

«J’ai décroché des contrats pour de petits concerts. Ça m’a aussi permis de travailler au sein de différents orchestres. Au Canada, c’est ce qui a fait la différence», raconte le clarinettiste. De surcroît, ses services sont requis ailleurs dans le monde, ce qui lui permet d’assouvir un goût du changement qui embrasse également le répertoire classique. De Ligeti à Mahler, en passant par Telemann, ce musicien affiche ouvertement ses penchants omnivores auxquels on doit maintenant ajouter son amour du théâtre.