Jonathan St-Armand, Simon Duchesne, Lili-Ann De Francesco et Karl Walcott forment la distribution du film La chute de Sparte.

«Un tremplin incroyable» pour Simon Duchesne

En tournée promotionnelle dans la province depuis la semaine dernière pour leur premier long-métrage, La chute de Sparte, c’est avec une immense fierté que le réalisateur Tristan Dubois et le coscénariste Biz ont posé leurs valises à Chicoutimi, mercredi. Inspiré du roman de l’auteur-interprète, le film compte sur de nouveaux visages, dont Simon Duchesne, un jeune homme natif d’Alma. Entrevue avec les artistes et artisans du film.

Décrocheurs, paresseux et mauvais conducteurs, ce ne sont que quelques qualificatifs utilisés par les médias pour décrire les jeunes. Une réalité que s’explique mal Biz, un artiste appelé à côtoyer fréquemment des adolescents dans le cadre de son travail. « Ce que je voulais, c’était de leur donner un porte-parole pour les représenter. Et on leur a donné tout un porte-parole ; Steeve, le personnage principal, est blindé intellectuellement, mais il comporte aussi quelques carences sociales », explique-t-il.

L’histoire raconte le quotidien de Steeve Simard (Lévi Doré), un adolescent de cinquième secondaire qui préfère se réfugier dans l’imaginaire et la lecture que de prendre sa place au sein de son école secondaire. Il n’a pour seul ami que Virgile (Jonathan St-Armand) et est loin de se douter qu’un incident avec un joueur de l’équipe de football de l’école le fera passer d’invisible auprès de ses pairs à une vedette instantanée.

Connu pour son cynisme et ses opinions bien tranchées, le réalisateur Tristan Dubois a dû « gommer » les propos militants de Biz. « Ma plus grande crainte, c’était que Biz soit trop attaché à son roman. On s’est inspiré du livre, oui, mais on s’en est considérablement éloigné parce qu’on voulait emmener les gens à réfléchir, sans nécessairement leur fournir les réponses. Au final, on a fait un beau travail d’équipe lui et moi », mentionne Tristan Dubois.

Convaincus que leur long-métrage est une représentation actuelle de la jeunesse d’aujourd’hui, Tristan et Biz ont des idées de grandeur pour La chute de Sparte. « On a quelque chose de bon entre les mains. On a été en mesure de représenter les jeunes tels qu’ils sont vraiment et c’est ce qui nous permet de dire qu’on pourrait éventuellement attirer un public à l’international. La chute de Sparte, c’est pas juste un bon film québécois, c’est un bon film tout court.»

Tristan Dubois et Biz ont des projets de grandeur pour leur comédie dramatique mettant en vedette un adolescent timide et renfermé.

Un gars de chez nous
Soucieux de se démarquer, les deux scénaristes ont voulu rester loin des têtes d’affiche pour proposer du sang neuf et pouvoir se concentrer non pas sur une personnalité, mais bien sur le talent de ses acteurs. Des auditions dites « sauvages » ont été organisées et Tristan Dubois n’est pas peu fier des résultats. « Pendant un temps, on s’est senti comme le club des rejets. C’est certain que de travailler avec des acteurs de la relève, ça peut faire peur à l’industrie. Au final, je pense que c’est devenu un avantage, les gens sont contents de voir de nouveaux visages et on sent vraiment une belle réceptivité », souligne Tristan.

Simon Duchesne, un jeune résidant d’Alma, s’est vu attribuer un rôle clé dans le long-métrage. Désireux de camper le rôle de Steeve, c’est dans une vidéo que Simon a fait valoir ses capacités d’acteur auprès de Biz. Quelques semaines plus tard, il a auditionné devant les scénaristes et c’est avec surprise qu’il a appris avoir obtenu le rôle de Latreille, un personnage secondaire pince-sans-rire. « J’étais abasourdi. C’est un tremplin incroyable que m’ont offert Tritan et Biz et après réflexion, Latreille me ressemble tellement plus au quotidien. Pour moi, le rire est une porte d’entrée dans chacune de mes relations et c’est vraiment ce que dégage mon personnage. Je n’aurais pas pu mieux tomber », lance le jeune comédien.

Excité à l’idée d’être en terres saguenéennes pour présenter le film devant ses parents et amis, il mentionne d’ailleurs que La chute de Sparte est, à ce jour, le projet dont il est le plus fier. Questionné sur ses projets à venir, il rigole en répondant « une voiture ». C’est que le jeune homme entend bien continuer sa carrière de comédien en déménageant à Montréal sous peu, mais s’inquiète de pouvoir revenir fréquemment dans son Lac-Saint-Jean natal.

La chute de Sparte sera en salle dès vendredi.