Claude Martel en des temps plus heureux, deux ans avant son départ du Conseil des arts de Saguenay.

Un silence de mauvais aloi

CHRONIQUE / Étrange sortie de piste que celle de Claude Martel, qui fut pendant 12 ans le directeur général du Conseil des arts de Saguenay. C’est par le biais d’un communiqué diffusé le 8 juin que la nouvelle de son départ a été dévoilée. Émis par le conseil d’administration, il a tracé un bilan élogieux de son mandat dont l’origine remonte à la fondation de cet organisme.

On évoque «son apport considérable à l’essor du Conseil des arts», «la mise en place d’une structure administrative rigoureuse» et «son inestimable contribution», tout en mentionnant les partenariats financiers qui ont permis de bonifier le Fonds sous gestion Marie-Talbot pour les arts et la culture, la mise en place d’ateliers destinés aux artistes et la création du Prix Jean-Guy-Barbeau.

À la fin du texte, le conseil d’administration remercie Claude Martel pour le travail effectué et lui souhaite bonne chance «dans ses nouveaux défis personnels et professionnels», sans élaborer davantage. On pouvait en déduire que son départ était le fruit d’un cheminement tout ce qu’il y a de plus normal, hyper consensuel, et c’est avec cette idée en tête qu’une de mes consoeurs a joint la présidente du Conseil des arts, Guylaine Simard, afin de recueillir ses propos.

Celle qui est également directrice générale du Musée du Fjord a toutefois refusé de commenter la nouvelle, se bornant à dire qu’elle s’en tiendrait au contenu du communiqué. Il restait donc à parler au principal intéressé qui, lui aussi, est demeuré coi, perpétuant la drôle d’impression laissée par sa supérieure. Rarement, en effet, a-t-on vu un tel contraste entre un document public, tout ce qu’il y a de plus officiel, et la réaction des personnes directement concernées.

Il y aurait eu un problème majeur au Conseil des arts, un profond désaccord, par exemple, qu’on n’aurait pas agi autrement. On a le sentiment que le communiqué a fait l’objet de tractations, comme si un avocat avait guidé la plume de l’auteur et imposé le silence à la présidente, ainsi qu’à l’ancien directeur général. Si celui-ci fut aussi merveilleux qu’on le laisse entendre, pourquoi refuser de l’affirmer de vive voix?

On ignore également quelle est la raison de ce départ. Il n’est pas question de retraite, ni d’ennuis de santé à propos desquels on aurait pu soulever un coin du voile, tout en entretenant un flou artistique de bon aloi. Le pire est qu’en laissant fleurir ces points d’interrogation, le conseil d’administration contredit le désir de la nouvelle administration municipale de gouverner dans la transparence. C’est pourtant l’argent des contribuables qui prête vie au Conseil des arts de Saguenay.

Arts

Les sacrifices d’une ballerine

Anaelle Carette, une jeune ballerine d’Alma, a quitté le nid familial à seulement 13 ans pour faire son entrée cet automne à l’École supérieure de ballet du Québec située à Montréal. Sa passion et les efforts investis depuis son tout jeune âge portent leurs fruits, alors qu’elle sera également de la deuxième saison de la compétition de danse Révolution, dont la diffusion débute dimanche.

Anaelle a débuté le ballet à l’âge de 3 ans. «Ma grande soeur faisait du ballet. Quand elle revenait des cours de danse, elle était vraiment heureuse, se souvient-elle. Je crois que j’ai juste demandé à mes parents de m’inscrire. Ma grande soeur, c’est comme un modèle et je voulais faire comme elle.»

Arts

Larry Tremblay lance Le deuxième mari

C’est le monde à l’envers, se dit-on en parcourant le nouveau roman de Larry Tremblay, Le deuxième mari. Dans un pays qui n’est pas mentionné, mais où sévit la mousson, un jeune homme qui rêvait d’un mariage d’amour, tout en souhaitant s’instruire, apprend que ses parents l’ont uni à une femme qui aurait pu être sa mère. Il devient sa chose, l’objet d’une attention qui doit beaucoup à son physique avantageux, tandis que ses aspirations aboutissent sur une voie d’évitement.

La mécanique derrière cette histoire est familière. Seul le sexe des personnes en cause suscite l’étonnement et justement, telle était l’intention de l’écrivain originaire de Chicoutimi. Il a inventé un pays de toutes pièces, un lieu où les femmes ne sont sujettes à aucun interdit. Elles fument et boivent de l’alcool, tout en ayant droit de vie ou de mort sur les hommes qui, de leur point de vue, ont dérogé à la norme sociale qui les confine au rang de subalternes.

Arts

Québec Issime lance Party! 2

Nouvelles chansons, nouveaux tableaux, nouveaux costumes, nouvelle mise en scène, mais une même formule. Après plus de 16 ans à faire danser son public avec Party ! , Québec Issime lance Party ! 2, un tout nouveau spectacle issu de la formule éprouvée.

L’équipe de Québec Issime souhaitait offrir un nouveau spectacle tout en conservant son concept de party destiné aux petits et grands groupes qui désirent célébrer les Fêtes. Party ! est présenté depuis des années et sa formule a fait ses preuves. C’est pourquoi l’équipe a opté pour un nouveau spectacle épousant des formes similaires, mais au contenu différent.

Fabrique culturelle

Fin de la tournée estivale de Québec Redneck Bluegrass Project

Le groupe Québec Redneck Bluegrass Project termine sa tournée estivale, ce samedi, à Saguenay, alors qu’il foulera la scène de l’Hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi dans le cadre de leur grand party de fin de saison. Les quatre membres du groupe partageront leur soirée en compagnie notamment de leurs invités Groovy Aardvark et Fred Fortin. La Fabrique culturelle les a suivis dans leur autobus au cours de la récente saison. Visionnez le reportage, le temps d’une virée entre St-Prime et Chicoutimi.

Biographie du groupe

La musique de Québec Redneck Bluegrass Project appelle à célébrer et, surtout, à se réunir. Le quatuor du Saguenay–Lac-Saint-Jean rend hommage à ses racines par son mélange de folk, de trad, de bluegrass et de punk. Hymnes festifs à scander en chœur, les textes colorés de JP « Le Pad » Tremblay décrivent avec humour et transparence une vie atypique bien remplie. Chaque été, le groupe transporte mandoline, violon, guitare et contrebasse partout dans la province pour des spectacles à l’ambiance survoltée.



Arts

Des élèves exposent à Langage Plus

Il n’y a pas d’âge pour être un artiste. La preuve: les 120 élèves du service de garde de l’École primaire Notre-Dame d’Alma exposent au centre d’art actuel Langage Plus. Les visiteurs peuvent y découvrir, à la lueur d’une lanterne, les marionnettes créées avec l’artiste Julie-Isabelle Laurin, dans le cadre d’un troisième projet éducatif élaboré par le centre d’art.

Les marionnettes colorées et leurs visages aux traits humains, parfois animaliers ou dignes de personnages de fiction, se révèlent un à un sous l’éclairage de la lanterne du visiteur, plongé dans le noir, qui pénètre dans cet univers mis en scène par l’artiste montréalaise.

Arts

Nicole Villeneuve écrit une troisième série de romans historiques

Quelques bribes d’une histoire familiale ont suffi pour lancer l’auteure saguenéenne Nicole Villeneuve dans la rédaction d’une nouvelle série de romans historiques, Le temps des chagrins, qui prend place au Massachusetts et dont le dernier tome, L’héritage, a été publié récemment.

Le public a visiblement bien accueilli la publication du deuxième tome du Temps des chagrins. Le roman avait atteint en septembre, trois semaines seulement après sa parution à la fin du mois d’août, le 84e rang du palmarès Gaspard de la vente de livres au Québec, a partagé l’auteure, lors d’un entretien avec Le Progrès.

Arts

Un recueil de poèmes né à Genève, un soir de fête, pour Mylène Bouchard

Ce qui se passe à Genève ne reste pas toujours à Genève. Ainsi en est-il de la fête à laquelle a participé l’écrivaine Mylène Bouchard en 2017, en compagnie de quelques collègues. On y avait célébré les 70 ans de Joséphine Bacon et quelque chose dans l’air a touché l’esprit de la Saguenéenne. Un titre est apparu spontanément, Les décalages contraires. Puis, la forme qu’allait prendre l’ouvrage publié récemment chez Mémoire d’encrier.

« Des images fulgurantes me sont venues et la forme s’est imposée d’elle-même. Je me suis laissé la liberté d’écrire de façon poétique et j’ai voulu faire ça court. C’est arrivé comme une suite de petits tableaux et je me suis prise au jeu, ce qui me fait dire que ce livre, c’est comme un cadeau », a-t-elle raconté il y a quelques jours, lors d’une entrevue accordée au Progrès.

Actualités

Mario Pelchat à l’Amphithéâtre Cogeco: belle et joyeuse tristesse

CRITIQUE / La tristesse peut parfois être belle et joyeuse. La soirée de jeudi à l’Amphithéâtre Cogeco en fut un bel exemple.

C’est un Mario Pelchat qui a passé les derniers jours au chevet de sa mère, qui vit présentement ses ultimes moments de vie, qui y a interprété des grands bouts du répertoire de Charles Aznavour. Il avait accepté d’offrir ce spectacle inspiré de son album hommage au célèbre chanteur français, paru en avril dernier, au profit de la Fondation de la Maison Albatros, qui accueille des personnes en fin de vie. Triste hasard pour le populaire chanteur de devoir monter sur scène afin d’aider la fondation ayant comme mission de trouver du financement pour la maison trifluvienne, alors que celle qui lui a donné la vie séjourne présentement dans une maison similaire dans son Lac-Saint-Jean natal...

Actualités

Alexandre Barrette: baveux, mais pas trop

Le spectacle Semi-croquant d’Alexandre Barrette, qui était en visite jeudi soir au Théâtre Banque Nationale (TBN), porte bien son nom. L’humoriste et animateur repousse un peu les limites de son art, sans toutefois tomber dans le mauvais goût.

Dans ce troisième one-man-show, celui qui est originaire de Charlesbourg n’est pas totalement baveux. Il se voulait un peu plus corrosif, mais il n’atteint pas le degré d’impertinence d’un Mike Ward, par exemple. Le bon gars à l’intérieur de lui prend encore une grande place.

Arts

Tina Pearson veut retrouver les racines du son

Compositrice et improvisatrice de la Colombie-Britannique, Tina Pearson veut retrouver les racines du son. Celle qui est en résidence en septembre au Centre d’expérimentation musicale (CEM) nous invite à repenser notre relation avec les sons qui nous entourent. Avec un groupe d’artistes de la région entièrement féminin, elle sera en concert samedi dans une ferme de Saint-Fulgence, aux Jardins de Sophie.

Le moment choisi pour présenter cet événement n’est pas fortuit. Il arrive quelques jours avant l’équinoxe d’automne, alors que la saison des récoltes achève chez les producteurs maraîchers et que les couleurs s’installent dans les arbres.

Arts

La cryptographie pour vendre les joyaux du roi

Un projet auquel on ne connaît guère de précédent, porté par le centre d’art actuel Bang et La Pulperie de Chicoutimi, a reçu l’appui du milieu culturel, mercredi, lors du finissage de l’exposition de Denys Tremblay intitulée Le retour du Roi. Réunies chez Bang, une cinquantaine de personnes ont donné le feu vert à la vente des joyaux de la couronne créés au temps de la monarchie municipale de L’Anse-Saint-Jean. Pour ce faire, on aura recours à la cryptographie, la technologie derrière les monnaies virtuelles telles le Bitcoin.

Dès l’ouverture de l’exposition, en juin, l’idée de constituer une cryptomonarchie flottait dans l’air. Il restait à mettre de la chair autour de l’os, ce qui fut fait pendant la rencontre à laquelle ont participé des représentants des deux institutions, des étudiants en art, des professeurs, des écrivains et de nombreux artistes. Même Jean-Jules Soucy est sorti de sa convalescence afin de placer son mot, ce qui témoigne de l’importance de cet événement qui, à bien des égards, s’apparentait à un conseil de sages.

Arts

Journées de la culture: succession de grands et petits bonheurs

Marie-Soleil Dion a vécu les Journées de la culture des deux bouts de la lorgnette. Pendant ses études au Conservatoire de Québec, des gens avaient profité d’une activité portes ouvertes pour découvrir dans quel cadre les comédiens étaient formés. Plus récemment, la jeune femme était du nombre des visiteurs, tandis que cette année, elle assume le rôle d’ambassadrice en compagnie de l’écrivain Dany Laferrière.

« Les Journées de la culture ne se résument pas aux arts de la scène. Ça peut être le moment de découvrir des joyaux de notre patrimoine et de participer à différentes activités », a-t-elle mentionné mardi, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien. Venue présenter le volet régional de l’édition 2019, qui se déploiera du 27 au 29 septembre, elle s’est attardée au menu offert aux personnes qui, le 28 et le 29, répondront à l’invitation lancée par la Société de développement Le Bourget.

Arts

Laurence Jalbert et ses fans, une affection mutuelle

Laurence Jalbert venait à peine de sortir de sa voiture, entre le Passion Café et le magasin Archambault de Chicoutimi, qu’une dame l’a abordée. Aussi émue qu’étonnée de voir apparaître sa chanteuse favorite, elle lui a demandé un autographe, prélude à une chaleureuse étreinte immortalisée par l’attachée de presse qui accompagnait l’artiste dans le cadre de sa tournée de promotion.

Survenu mardi avant-midi, ce bref contact donne la mesure de l’affection prodiguée à Laurence Jalbert. C’est comme ça partout où passe cette femme que les gens apprécient pour son humanité, autant que pour son talent d’interprète. Même si elle avait donné plein d’entrevues à la radio et que d’autres allaient suivre, son visage ne laissait filtrer nulle trace de lassitude.

Arts

55e édition du Salon du livre: chacun pourra y trouver son compte

Le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean invite la population à se laisser tenter par la lecture, dans le cadre de sa 55e édition qui se tiendra du 26 au 29 septembre. Avec 272 auteurs et illustrateurs réunis au Centre des congrès Delta Saguenay, 1300 séances de dédicaces et près de 350 activités littéraires à l’intérieur et à l’extérieur des murs, l’équipe est convaincue que chacun pourra y trouver son compte.

Le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean a dévoilé sa programmation mardi matin. Cette année encore, l’événement réunira des auteurs de la francophonie de la région et d’ailleurs.

Actualités

10e édition de Zoom photo festival

Zoom photo festival a lancé la programmation de sa 10e édition qui se déroulera du 16 octobre au 10 novembre prochain sur le territoire de Saguenay. Avec ses 23 expositions réunissant des centaines d’images touchantes, percutantes, qui suscitent la réflexion ou émeuvent par leur beauté, l’événement promet cette année encore de ne laisser personne indifférent.

Le bilan dressé par les organisateurs de Zoom photo festival est reluisant. Depuis sa création en 2010, l’événement a accueilli plus de 500 000 visiteurs, généré des retombées économiques ou dépenses directes des visiteurs de plus de 4 M$, présenté plus de 4000 photos en plus de rejoindre plus de 6000 élèves.

Arts et spectacles

Zachary Richard, chanteur, conteur et poète

La dernière fois que Zachary Richard a chanté pas loin de chez nous remonte au début de l’été. Son retour au Festival de la chanson de Tadoussac avait attiré près de 400 personnes dans l’église du village, l’équivalent d’une salle pleine. Le public avait entendu ses classiques, de nouvelles compositions et plusieurs histoires laissant apparaître le sens de l’humour du chanteur.

« Sans être un humoriste, je viens d’une famille de conteurs. Dans le spectacle, j’essaie d’amener les gens chez nous, dans un univers qui est multiple. Ils apprécient ces clins d’œil sur ma vie en Louisiane. On nous imagine dans des marécages, en train de manger des écrevisses, alors que je viens d’une famille d’éleveurs établie près de Lafayette. Mon village, Scott, s’est développé autour du chemin de fer provenant de Houston », a décrit Zachary Richard au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Actualités

Panache fait salle comble

Le festival Panache s’est taillé une place de choix chez les amateurs de haute couture de la région.

On aperçoit cet engouement dans les assistances des deux défilés, qui ont été présentés vendredi et samedi devant des salles combles, dans le hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi. 

Le deuxième défilé de cet événement s’est conclu avec le grand retour de Denis Gagnon, ce célèbre designer originaire d’Alma dont la réputation n’est plus à faire. Il n’était pas venu à Saguenay depuis la première édition de Panache, il y a six ans. 

Le défilé de Denis Gagnon a été précédé par les créations de RW & CO, Bilodeau et Cokluch. 

Arts et spectacles

L’écrit du corps primé deux fois

Décidément, le Festival international de théâtre de Mont-Laurier sourit aux compagnies du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Au même titre que le Théâtre CRI, récompensé pour sa création intitulée Et si on avait la vie devant soi, le Théâtre de la Valise Animée et ses partenaires du collectif Arts Corps ont décroché deux prix la semaine dernière, lors du gala qui a couronné la 9e édition.

À sa première participation, le groupe basé à Roberval avait proposé une pièce originale, L’écrit du corps. Montée par Réjean Gauthier, interprétée par sept comédiennes, elle évoque la transformation du corps avec l’âge. Le propos passe par des mouvements s’apparentant à des chorégraphies, ainsi qu’un collage de textes écrits, entre autres, par Lise Ouellet Brumat et Michel Marc Bouchard.

Actualités

Panache fait salle comble

Preuve que la région compte un nombre substantiel de fashionistas, le festival Panache a fait salle comble vendredi soir, à l’occasion du défilé présenté dans le hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi.

Les boutiques Homie’s et Michel Signature ont ouvert le programme, suivies par des créations portant la griffe de Nico et Markantoine. L’engouement est si fort qu’aucune place libre n’est disponible en vue de la dernière journée, celle de samedi, qui sera couronnée par le retour de Denis Gagnon dans ses terres. « C’est un véritable succès. Nous sommes très contents », affirme le promoteur Robert Hakim.

Arts

Délüge de notes à Jonquière

Début sur les chapeaux de roues pour Le Délüge, vendredi soir à Jonquière. Les amateurs de punk rock avaient le choix entre les spectacles présentés à la Salle Nikitoutagan et au Côté-Cour, ainsi que le veut la tradition implantée en 2017. Fidèles à ce rendez-vous, le dernier de la saison des festivals, ils ont été si nombreux à se procurer un passeport que le rythme des ventes serait, dit-on, supérieur à celui des éditions précédentes.

Il faut dire que l’affiche est alléchante et que le désir de retrouver l’esprit de communauté propre à cette mouvance musicale demeure un puissant incitatif. C’est ce qu’ont pu constater les premiers groupes qui se sont manifestés au Côté-Cour, à commencer par les membres de Wrong Advice, originaires de La Baie. « Ça fait trois ans qu’on n’a pas donné de spectacle. Ça se peut qu’on soit rouillés un peu », a averti le chanteur Rémy Verreault en lever de rideau. Si tel était le cas, peu de gens s’en sont aperçus.

Arts

Le Théâtre À Bout Portant se produira en Europe

Le Théâtre À Bout Portant présentera deux de ses créations en France et en Espagne dans les prochaines semaines. La première étape du voyage sera Charleville-Mézières, où la compagnie baieriveraine participera au Festival mondial des théâtres de marionnette. Elle y proposera Strict minimum, de même que Sortie de secours, du 20 au 25 septembre. Puis viendront les trois représentations de Strict minimum données à Barcelone, du 4 au 6 octobre.

S’il est facile d’imaginer la tenue de Strict minimum en Europe, un solo dont le devis technique est modeste, il a fallu adapter Sortie de secours afin de le montrer pour la première fois sur ce continent. L’ambulance qui sillonne le Québec depuis deux ans ne servira pas d’accessoire aux comédiens Vicky Côté et Bruno Paradis. Elle sera remplacée par un ancien camion de pompiers.

Arts

Taktika: rappeurs et porteurs d’espoir

Le rap est leur passion; livrer un message d’espoir, leur mission. Les rappeurs T-Mo et B-Ice de la formation Taktika, qui se voient avant tout comme des citoyens engagés, poursuivent leur implication grâce à leur nouvel album Tant que j’respire, réalisé en sondant leurs fans, et à une tournée qui les mènera dans la région en novembre et en mars.

Après une carrière musicale de 25 ans, les deux artistes s’accrochent au rap en raison de l’impact social que peuvent avoir leur musique et leur engagement. Les motifs pour mettre le rap de côté auraient pourtant été nombreux pour le duo: T-Mo et B-Ice, alias Fred Auger et Simon Valiquette, ont chacun de leur côté leur carrière professionnelle et une famille.

Les difficultés traversées au fil des années dans leur vie personnelle et dans leur entourage les amènent cependant à persister à vouloir aider ceux qui vivent une situation semblable. Toxicomanie, violence, criminalité, incarcération, suicide et maladie ont affecté leur vie ou celle de leurs proches.

«Il y a plusieurs personnes qui nous écoutent qui ont ces défis-là, partage T-Mo, à l’occasion d’un entretien téléphonique, à la veille du lancement du nouvel album du duo de Québec, au début du mois de septembre. Je pense qu’ils ont besoin de se faire dire que c’est possible [de passer au travers]. [...] Je pense que le monde dehors a besoin d’exemples positifs.»

En plus de partager ce message par leur musique, le duo offre aussi depuis plusieurs années des conférences dans des centres jeunesse, des établissements carcéraux et dans des écoles.

Cette authenticité amène les rappeurs à développer une proximité avec leurs fans. Leur dernier passage dans la région, à l’Agora du Village portuaire de La Baie, le 10 août, en est un exemple. Une personne cherchant de l’aide leur a confié ses graves problèmes de consommation, après le spectacle. «On développe quelque chose qui va plus loin que la musique», résume l’artiste.

Ce message de persévérance, souvent synonyme de combat, et d’espoir s’impose à l’écoute de Tant que j’respire, le septième album de Taktika. L’album de 14 pièces, où on sent l’expérience dans la qualité de la production des deux rappeurs, compte de nombreux collaborateurs, comme le veut la tradition de l’univers du rap (voir autre texte).

Le choix des fans

Les collaborateurs de l’album, tout comme son titre et sa photo, ainsi que les villes visitées dans la tournée automnale, ont en fait été choisis grâce à l’implication des fans qui ont été sondés sur les réseaux sociaux.

«L’apparition des médias sociaux, pour moi, ça fait en sorte de faire tomber un paquet d’intermédiaires entre l’artiste et son public», souligne T-Mo. Il semblait alors tout naturel pour les rappeurs de profiter de cette opportunité pour impliquer le public à qui s’adresse leur musique.

En spectacle en novembre et mars

La tournée automnale du duo à travers la province se terminera à l’automne dans la région. Taktika s’arrêtera à Alma le 8 novembre, à la Microbrasserie Lion bleu, et au P’tit bar de Roberval le 9 novembre, spectacle qui affiche déjà complet. La formation visitera ensuite Chicoutimi au printemps, le 12 mars à La Saguenéenne, accompagnée du rappeur Souldia.

Ce sera en quelque sorte un retour à la maison pour Taktika. «Après Québec, c’est l’endroit où on a donné le plus de shows dans notre vie, clairement», conclut T-Mo, qui apprécie la chaleur des gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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UNE CHANSON AVEC LEUR ENFANT

En plus de rappeurs bien connus de la scène québécoise, des collaborateurs bien spéciaux ont également contribué au nouvel album de Taktika. Les enfants des rappeurs de la formation joignent leur voix à celle de leur père dans l’une des pièces de Tant que j’respire. 

Les rappeurs T-Mo et B-Ice souhaitent visiblement transmettre à leurs enfants ce même espoir en la vie qu’ils partagent à leur public dans Dream Big (Avec les Kids).

« Moi j’rêve de vous voir prendre votre envol/De devenir c’que vous voulez, c’est ce que f’ront les grands hommes/J’s’rai là pour vous éclairer dans les temps sombres/À une époque où le coeur de l’homme est plongé dans l’ombre », chante le duo dans cette chanson qui est directement adressée à leurs enfants. 

Les filles de T-Mo, Ophélie, 8 ans, et Victoria, 12 ans, ainsi que les enfants de B-Ice, Nohan, 7 ans et Mila, 5 ans, apportent leur contribution par des voix d’ambiance, en chantant en choeur et même parfois en rappant.

« Tous les enfants de mon partner et moi qui chantent une espèce de chorale à la fin, clairement que c’est un moment magique en studio », souligne T-Mo, qui est particulièrement fier de cette pièce dans laquelle il a pu chanter avec sa fille Victora.

Plusieurs collaborateurs

Outre cette collaboration spéciale, Taktika peut compter sur l’album sur la contribution de vétérans du rap québécois comme Dramatik et Imposs, ainsi que 2Faces, Onze et Canox. Souldia, Rymz, Souldia, Sarahmée et Mindflip s’ajoutent aussi à la diversité des voix.

Taktika propose dans son septième album une sonorité plus pop, pour certaines chansons, où T-Mo et B-Ice ont exploré un chant plus mélodique. Ce désir de proposer un son plus actuel a représenté un nouveau défi stimulant pour le duo, mentionne T-Mo.

Arts

Fini les doutes pour Laura Gagné

Après avoir fait la première partie de Roch Voisine à huit occasions, l’année dernière, Laura Gagné s’attendait à ce que sa carrière fasse un bond en avant. Rien n’a bougé, cependant, et la chanteuse originaire de Chicoutimi a traversé un passage à vide qui l’a ébranlée au point de consulter ses fans par le truchement d’Internet. Leurs réponses l’ont encouragée à persister et depuis quelques mois, les bonnes nouvelles s’accumulent. Le succès pointe le bout de son nez.

« Après le ‘‘high’’ ressenti pendant la tournée Voisine, j’ai connu une période difficile. Puis, j’ai réalisé que c’était à moi de gagner ma place et je me suis retroussé les manches, en compagnie de mon manager Simon Martin. Nous avons effectué des démarches qui donnent des résultats, ce qui explique qu’aujourd’hui, je me sens comme un enfant à la veille de Noël, qui sent que de belles choses vont arriver. On dirait que le vent tourne », a énoncé la jeune femme au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Arts

Les bonnes idées du CNE

CHRONIQUE / Il se passe des choses intéressantes à Jonquière. Après l’hommage rendu à l’écrivaine Hélène Pedneault à la bibliothèque municipale, ainsi que la troisième mouture du Délüge, le festival punk amorcé vendredi, voici qu’on prépare une version spéciale du Symposium national d’art multidisciplinaire. La 13e édition coïncide avec les 40 ans du Centre national d’exposition (CNE), en effet, une occasion qu’il convenait de saisir.

La première bonne idée fut d’inviter les précédents lauréats, soit 12 artistes qui, lors de leur participation à l’événement, avaient pour trait commun de faire partie de la relève et de provenir du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Non seulement reviendront-ils sur le mont Jacob, mais au lieu de plancher sur un projet pendant trois jours, ces personnes disposeront d’une fenêtre de dix jours pour compléter leur travail, lequel devra se mouler au thème de la quarantaine.

Arts

Russel-Aurore Bouchard et les héros de son enfance

Les pionniers, les insoumis, les communautés oubliées ou spoliées. Ces sujets chers au coeur de Russel-Aurore Bouchard trouvent une place de choix dans son plus récent ouvrage, une publication somptueuse intitulée Héros de mon enfance et secrets d’histoire. Elle frôle les 400 pages, toutes sur du papier glacé, et renferme de nombreuses photographies qui ajoutent au plaisir que procurent les six textes explorant les replis de notre mémoire collective.

Rencontrée mardi, dans sa résidence de Chicoutimi-Nord, l’historienne venait de recevoir les boîtes expédiées par l’imprimeur. Elle était fière de la facture de l’ouvrage, calquée sur celle de l’un de ses titres les plus populaires, Une histoire de la navigation sur le Saguenay. Le contenant est aussi soigné que le contenu, ce que pourront constater les personnes qui assisteront au lancement tenu le 17 septembre, à 19h, à la Salle Marguerite-Tellier de la bibliothèque municipale de Chicoutimi.

Arts

Une soirée de slam à Jonquière

Au fond, il n’y a rien de plus naturel qu’une soirée de slam organisée par l’Association Québec-France-Saguenay. Participer à des échanges culturels entre ces trois entités, c’est forcément compatible avec l’amour des mots, des phrases bien tournées, parfois éblouissantes, qui anime les adeptes de cette discipline de plus en plus populaire.

C’est aussi ce que pense Rosaire Gagnon, président de l’Association Québec-France-Saguenay. Puisqu’il faut tenir une activité-bénéfice chaque année, l’idée lui est venue de miser sur le slam. « Ce sera aussi un moyen de rajeunir nos effectifs, tout en s’appuyant sur une discipline qui met la langue en valeur. Nous comptons près de 80 membres, mais il faut développer une relève », a-t-il raconté à l’occasion d’une entrevue accordée au Quotidien.

Arts

Deux prix pour le Théâtre CRI

Même un vilain rhume n’a pu éteindre l’enthousiasme de l’équipe du Théâtre CRI, jeudi, alors qu’elle revenait du Festival international de théâtre de Mont-Laurier. Sa première participation a cet événement fut en effet gratifiante. La pièce Et si on avait la vie devant soi a donné lieu à cinq mises en nomination à l’intérieur du volet professionnel, décrochant le prix de la meilleure production, ainsi que le prix décerné, mercredi soir, au meilleur interprète masculin.

« Nous sommes vraiment fiers. C’est une belle tape dans le dos », a commenté Guylaine Rivard au cours d’une entrevue accordée au Quotidien. C’est elle qui campe le rôle de Madame Rosa dans ce spectacle s’appuyant sur le roman d’Émile Ajar, La vie devant soi. Elle l’a repris le 9 septembre, en compagnie de ses camarades Éric Chalifour et Patrick Simard. C’est ce dernier qui a obtenu la faveur des juges après avoir incarné le personnage de Momo, un jeune orphelin que la vieille dame a pris sous son aile.

Arts

Déjà 15 ans pour Saguenay Swing

Lors de son apparition dans la région, en 2004, le swing est apparu comme une activité sympathique, branchée et possiblement éphémère. De voir tant de jeunes, dont plusieurs étudiants universitaires, pratiquer cette danse dans les boîtes du centre-ville de Chicoutimi était en effet étonnant. De là à conclure qu’il s’agissait d’une mode, il n’y a qu’un pas que certains ont franchi à tort, puisque l’organisation qui en fait la promotion, Saguenay Swing, célébrera bientôt son 15e anniversaire.

Deux activités permettront de souligner sa pérennité. La première aura lieu la semaine prochaine, alors que deux soirées de cours seront accessibles gratuitement, au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Le 17 septembre, il sera possible de s’initier au swing et au blues, à 19 h et à 20 h 30, tandis que le 19, on tiendra une classe avancée de swing, puis une formation de base centrée sur le rockabilly jive.

Arts

Deux jours de Délüge dès vendredi

Cinq lieux de diffusion, de grosses pointures et une diversité musicale susceptible de plaire à tous ceux qui s’identifient au punk rock, sans égard aux variantes musicales qui éveillent leur intérêt. Tel est le programme du festival Le Délüge, dont la troisième édition sera de retour les 13 et 14 septembre, au centre-ville de Jonquière.

« Nous aimons dire que c’est le dernier festival de l’été. Notre objectif est de couvrir tous les styles reliés au punk et d’offrir l’occasion à ceux qui sont rendus à 30 ou 40 ans, qui ont aimé cette musique dans leur jeunesse, de s’y retremper le temps d’une sortie. Ils pourront voir du vieux et du neuf », annonce le président du comité organisateur, Sébastien Lavoie.

Arts et spectacles

La grosse journée du Comité des spectacles à Dolbeau-Mistassini

Chaque année, le Comité des spectacles vit l’équivalent d’un boxing day. Cet élan de frénésie correspond au moment où les billets individuels donnant accès à sa programmation deviennent accessibles. C’est ce qui surviendra une nouvelle fois le 12 septembre, à compter de 17 h, et si le passé est garant de l’avenir, la demande sera forte, tant sur son site Internet que dans le foyer de la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.

« Nous réalisons alors 30 % de nos ventes. C’est la plus grosse journée de l’année et grâce au système introduit en 2018, ça se passe mieux qu’avant pour ceux qui achètent en ligne. Malgré tout, il y a encore beaucoup de gens qui se rendent dans la salle », a raconté Marilyn Boutin, directrice de la diffusion, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.